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LE JUDAÏSME SOUS LA DOMINATION PERSANE

tacqae, où il est fait mention du triomphe du Dieu bon sur le DieoiiBiauvais après une lutte formidable, remonte à nne époque tardive. Personne ne contestera que la notion du Messie n'eût pris une forme bien plus arrêtée chez les Juifs que chez^tes-Pe^saRS■à^-tépeqlie' où les deux peuples furent rapprochés à Babylone. On ne saurait comparer quelques vagues allusions aux oracles de l'Ancien Testament.

-Sur un point seulement les Juifs ont fait quelques eBEiprunts à leurs vainqueurs ; c'est sur la doctrine des bons et des mauvais anges. Ce n'est pas qu'elle leur fut étrangère; nous n'en voulons d'autres preuves que le récit de la chute dans la Genèse et le prologue de Job; toutefois le livre de Tobie rappelle à plusieurs égards les classifications minutieuses des bons et des mauvais esprits dans l'Avesta*. .Les livres d'Esdras et de Néhémie qui nous tracent un si fidèle tableau de l'état religieux des Juife au retour de Babylone, comme les oracles de Zacharie et de Malachie, sont au nombre des produits les plus authentiques de l'inspiration hébraïque. Les prophètes de l'exil ont sans doute emprunté de nouveaux symboles au pays où ils avaient vécu; mais l'esprit ancien s'est exprimé dans cette langue nouvelle plus surchargée, moins grandiose que celle de leurs devanciers. Quant au dogme de la résurrection des corps, il s'est rattaché très naturellement à certains faits consignés dans les

* Voir les pages remarquables consacrées à ce sujet par M. Nicolas, p. 340 k 350.

^ Le temple de OAînzrtf.

pi^étnierâ lîvresde T Ancien Testament, tels que TenïWément au ciel d'Enoch et d'Elie. Il était facQe de dégager de ces récits la permanence dans la vie future de l'élément corporel transfiguré.

~ "Ti^é^enëÊent ^lîgîèïïx le^ phisimportant sous la domination persane est l'érection du temjile samaritain sur la montagne de Garizim aux portes de Sichem, par Manassé, frère du grand prêtre Jaddée. Manassé a^^it refusé de se conformer aux prescriptions légales qui lui fisdsaieût un devoir de répudier la femme étrangère qu'A avait épousée. Il se réfugia près de son beau-père Sam* ballat, gouverneur de la Samarie, et, se prévalant de son origine sacerdotale, il se retira sur la montagne illustrée par les bénédictions du Deutéronome, pouf y bâtir tm sanctuaire rival de celui de Jérusalem ; il y célébra un culte amoindri et groupa autour de lui un certain nombre de Juifs, qui voulaient échapper au rigorisme de la restauration d'Esdras, et tout ce qui restait de l'ancienne population samaritaine * . Les émigrés de Jérusalem apportèrent avec eux le Pentateuque doût ib firent leui* unique livre sacré, et constituèrent ainsi une espèce de judaïsme bâtard qui devait exdter la pluti vive animosité de la part de leurs frères delà ville sainte. L'autorisation de bâtir un temple sur le Garizim avait €té demandée au dernier des sotiVéfaiiis persans ei elle Ait accordée par le vainqueur de Darius.

« Jotèphe, Arch., II, 7, 2.

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