‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 21 sur 309 · LE JUDAÏSME SOUS LA DOMINATION PERSANE · texte numérisé non relu

LE JUDAÏSME SOUS LA DOMINATION PERSANE

les Juifs qu'on n'est souvent disposé à le croire. La religion de Zoroastre, du moins avant les remaniements qu'elle a subis, est entachée de dualisme, comme nous l'avons déjà reconnu. La notion d'un Dieu plus grand qu'Ormuz et Ahriman n'y apparaît que tardivement et demeure à l'état d'idée métaphysique, sans action réelle sur la vie morale. Le monde de l'esprit n'est qu'entrevu ; la lumière spirituelle se confond encore avec la clarté du soleil, le bien avec la fécondité. La bonne loi d'Ormuz se révèle dans les bonnes actions comme dans les moissons abondantes * . Le péché est constamment assimilé à la simple souillure corporelle. L'attente d'un libérateur est très vague ; ce n'est que peu à peu que le rôle de Sosiosch^ le vaillant champion d'Ormuz, s'est agrandi. Le dogme de la résurrection des* corps ne semble pas appartenir au mazdéisme primitif^. hèB Persans regardaient les cadavres comme appartenant aux mauvais esprits; aussi les exposaieiit^il»dans des lieux déserts pour être dévorés par les bêtes fauves. Cette cou^ tume est peu compatible avec la notion de la résurrecH tion. Cyrus, le premier, s'est fait construire un grand sépulcre. Il est certain que le mazdéisme a subi de profondes altérations; les traces d'une influence juive et chrétienne sont évidentes dans le Bundehesch^ son dernier livre sacré. Le texte de Théopompe, cité par Plu-

> L*ouvrage capital sur le mazdéisme est le commentaire d'Eugène Burnouf sur l'Yacna.

s Les fragments de Théopompe, cités par M. Nicolas {Doctrine des Jvifs, p. 344), sont bien vagues. En tout cas, ils appartiennent à un temps postérieur à Texil de Babjlone.

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