‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 25 sur 309 · LE UVRE DE JÉSUS SIRACH · texte numérisé non relu

LE UVRE DE JÉSUS SIRACH

JésuB Sirach relève sans mesure la dignité des scribes et des docteurs : < Quant à celui, dit-il, qui applique son esprit à la loi du Très-Haut et recherche la sagesse de tous les anciens, il s*ei(erce dans les prophéties. Le Seigneur dirigera son conseil et sa science, et il lui fera connaître ses secrets. Plusieurs loueront sa prudence, de sorte que sa mémoire ne sera jamais ni eSiEtcée ni rejetée, mais son nom durera de siècle en siècle* . » Jésus Sirach célèbre en termes magnifiques la grandeur du sacerdoce, mais on reconnaît qu il a perdu le sens profond du culte, et qu'il ne comprend plus ce symbolisme sublime qui devait exprimer le besoin du pardon. Pour lui, l'aumône expie vraiment le péché ^. n exalte l'autorite de la tradition : < Tiens-toi, dit-il, dans l'assemblée des anciens et attache-toi au sage; ne t*écart« pas de renseignement des anciens, car ils l'ont appris de leurs pères, i Le ïîvre de Sirach peut être considéré comme une première ébauche du sadducéisme ou du parti de l'étranger. L'auteur se résigne aux brusques révolutions des empires, en se rappelant que l'homme n'est que terre et que cendre, et, dans un passage significatif, il nie l'immortalité de l'âme. Pour lui, celui qui est mort n'est plus rien ^. Aossi'çrodigue-t-il des conseils de lâche prudence. Il ne veut pas qu'on lutte contre l'homme puissant et riche. Le 'sentinfént de notre culpabilité doit arrè-

Page 1