LES JUIFS HELLÉNISTES
daa Tkifi^fmteSy dont PMlon nous trace un poétique taUeon; il n*a que das éloges pour cet ascétisme ccmiemplatif, qui nous rappelle ce que. Tlnde a produit de plus exceaâf. Entre son système et rEvangâe^ on trouve la mâme différence qu'entre ces solitaire& silencieux et exténués et les premiers chrétiens, conquérants du monde par la mission, et le mATtyie.
De florissantes colonies julve&s'étaientétabliesÀcette époque en Asie Mineure, à Babylone, en Grèce et dans les îles de la Méditerranée. Elles se rattachaient à la mère patrie par un lien beaucoup plus étroit que le judaïsme égyptien, qui formait comme une nation à part Elles envoyaient annuellement leurs offirandes au temple et s'y fisiisaienl représenter aux gprandes fêtes. Rien de plus simple que l'organisation démocratique de la synagogue, gouvernée par un conseil d'anciens qui élisait son président; rien de moins surchargé que son culte, qui consistait en lectures et en explication des livres sacrés le jour du sabbat. Ainsi se maintenait la vraie religionsur la terre étrangère. Cependant les Juifs de la dispersion n'avaient pas respiré impunément l'atmosphère intellectuelle de leur temps. Les Hellénistes avaient l'esprit moins étroit que les Palestiniens, bien qu'un grand nombre d'entre eux fussent peu disposés à l'abandon de leurs privilégies nationaux, comme le prouvent les ardentes inimitiés, que rencontra saint Paul dans les synagogues de l'étranger. Chacune d'elles était un foyer de prosélytisme, qui faisait, sur le paganisme^ da nom-