LES APOTRES GABBIEKS DE LA TRADITION PRIMITIVE
pain: entre eux pour que la scèae éixtf)iura«te- de la chambre haute leur revînt en mémoire avec tout ce qu'dle impliquait^ On voit par le chapitre XI*^ de la I'* épitre de saint Paul aux C!orinthiea8 qa- avant même la cemposition d^un seul de noa évongileat 1^ ^^^^ àe rinatitution de la^Oène était fixé dana le sonvemr de l'Eglke; é^demment saint Paul at saint Luoant.pmaé à la même source.
Le ha]^me des prosélytes raBtenait devant Tesprit les &iifi conrtîtiitife de la rédemption puisque^ c'était d*eux quil recevait sa signification; des déydoppe* ments historiques sejrattatdlaiQntnéoeesairemEent à .sa formule. Il y a. plusy la tcaditton a{>06talique allait en s^eorirAissant, car la. promesse du Maître se réalisait pour les diâciples; TEsprith-Saînt c Iwt remetteit en mémoiw les choses qu'il avait dites ou accomplies. » Bien dés paroles divines, enfermées dans l^or espriti attendaient le rayon sacré pourreprendœ vie. H n'y avait rien de mécanique et d'artificiel daiBB YtmH des souvenirs aacrés; les^ezpéiieBces de! chaque: jonr^ le» questions graves qui sui^gisauent^les appUcattoos saiftieswir tes^deteBe^ou telle portion del'enseâgnement de Jéaua^ racoom^isBement de aes ptophétiea^ tout cootnbnait à raviver distna l'esprit de ses diiscqdeaun gnmd nombre dapaapoles sublimea qnr avaiait d'abord dé|iaiaé lexur cempréhensicm. Nous avona wol exemple frappim^ de cette mémorisation toute* morale: aco^nqpHe ama rinftttenoa de l'Equât-Saîiit. Q^and fiante à Césarée a vu les signes miraculeux de la Pentecôte se renou-
LA TRADITION^'JMIMCHIT. 6tB SOUVEîttRS SUCCESSIFS. 1K7
velersoQs^M^'yaixenJaEmiir d*una fkmilid p^atone, il S9 .souvient: det cette parole du Seignaor : Jm% a haptiêi d'emih ntais vtmt serez bapiisési du Sami- EâpfiV. Les évéofiancaits remacquableii qui s^^ni^r leoik œ piemier âge de TEgliâe ont dû iiuilti}dier im rapjurochestentA paoreils. C'est aix^i que la tradiiioa s^aceroîasaît et se c«mplâkait sans se déna*^ torec.
Qu'elle ait pa revêtir une foorme de plus en^ plus piécise^ anrêtée, c*estF. ce qui ne présente aneune di£Bcnlté. N'a-tH)n. pa& vu de longs poèmes et des chanta au rhyibme varié se traiismettoe de génération en génératÂon? Tje peuple juif n*es1ril pas. le peuple traditionnel parexodlenee? Uenssignemenlde la synagogue 8*eat conaecvé ocalemeni: pendant^pcè» de deux aièdesi avant d*être recueilli, dana le Talmudâ I« rabUns ont gairdé, pendant près de sept sièdes, une todition.puDraient grammaticale. CSertes^ rbdsÊoire évangéliqae ne pesait paad*un poids trop -lo«ni> sur la mémoise dUumunes qui n'ayaient pastd'antce piéaccn^ pation et qui s'en nourdasaient oommsr. de leiu* pain quotUieu. Eéprite naS& et inimités, nom œcomhrés d'jina nanltituda de connaissances et det pensées di<r veiaaSf CGesrs ardents et profonds qui vivaient de TaBieust deChns^,. qu^ gardiens plus afttsi'amrait eua la. traditions é\iangéliqnei? Un fort . beau, passage d'un livre hérétique du second siècle nous peint en traits évidemment authentiques cette préoccupation
*« Actes XI, 6.