‹ Jesus de NazarethChapitre 4 sur 16 · PREMIERE DIVISION · texte numérisé non relu

PREMIERE DIVISION

la gloire éternelle. Voici précisément le motif qui nous engage à consolider notre foi en Jésus, à approfondir notre connaissance du Christ. A nous tous s'adresse l'avertissement du Prince des apôtres : « Sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur, le Christ, étant toujours prêts à répondre, mais avec douceur et respect, à quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous ^ . »

Les critiques incroyants et semi-croyants de la vie de Jésus prétendent que Jésus n'est ni Dieu, ni l'envoyé de Dieu. Ils le considèrent toutefois comme le plus grand personnage de l'histoire, comme un homme d'une irréprochable perfection, dont l'influence demeure indispensable à l'humanité et dont la personnalité commande à tout ce qu'il y a d'humain de s'incliner.

Quels que soient le lieu d'où provienne la critique ou la manière dont elle envisage l'homme de Nazareth, toujours elle en vient à l'expérience que fit Gœthe lui-même. Le vieillard de Weimar, qui, au reste, se plaisait à juger en esthète soit du Christ soit du christianisme, ne s'est néanmoins pas refusé, à l'occasion, dans l'intimité de sa famille, « à louer la gloire du Christ ». Et il le faisait avec une conviction, avec une chaleur, avec une émotion toujours croissante, au point d'éclater en larmes l « Je m'incline devant lui, disaitil une autre fois, comme devant la révélation divine du principe suprême de la moralité. La civilisation peut poursuivre ses progrès, les sciences naturelles peuvent gagner en étendue et en profondeur, l'esprit humain peut s'élargir tant qu'il

1 I Petr. 3, 15.

2 Ottilie von Goethe, dans Goethes Gespràchen, édit. de Woldemar Freiherrn von Biedemann VIII, Leipzig 1890, 203 ss.

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