AVERTISSEMENT
£ r ph Ê q
# & | Le LT 1H
8 BE RTT pe “A4 Ro Tr me | V4 Fu CE bs A} É? F : y i A4 LYv.
; dde: T0p ri D 8»; GP La TE AVERTISSEN IS NY À à MENT Pr 2 PV - 2 R Le SUR CETTE ÉDITION. rene F” L]
Deux ouvrages ont surexcité la curio | sité publique et vivement ému le christianisme :
Dans l’un, M. Salvador, juif d’origine et de croyance, après avoir exposé avec beaucoup d’érudition les Institutions de Moïse et les règles générales de l’administration de la justice criminelle chez les Hébreux, a voulu en suivre lapplication dans un chapitre spécial intitulé :
Jugement et condamnation de Jésus.
Dans ce chapitre, l’auteur juif, consi-
, M ce r . È dérant Jésus commeunaccuséordinaire.
affirme que «le Sénat, en jugeant que « Jésus avait profané le nom de Dieu en
«Pusurpant pour lui-même, simple
« citoyen, lui avait fait une juste appli- «cation de la loi sur le blasphème, et de « la loi 5, chapitre xin du Deuteronome,
«etart. 20 du chap. xvin, d’après les-
« quelles tout prophète, même celui qui « fait des miracles, doit être puni de mort « quand il parle d'un Dieu inconnu aux « Hébreux ou à leurs pères, »
M. Salvador ajoute encore et prétend
démontrer que cette condamnation à
été aussi régulièrement poursuivie dans
la forme qu'elle a été juste au fond.
M. Dupin s’est constitué l’antagoniste de M. Salvador; et, dans un opuscule.
ques 0: Vous
qui a paru pour la première fois en 1828, sous le titre de Jésus devant Caïple et Pilate ‘, il a soutenu énergiquement :
qu’en examinant toutes les circonstances dece grand procès, onestloin d’ytrouver l'application de ces maximes tutélaires du droit des accusés dont le chapitre de M. Salvador sur l’administration de la justice chez les Hébreux offre le séduisant exposé.
M. Dupin soutient, à l’encontre de M. Salvador, que l'accusation de Jésus, suscitée par la haine des prêtres juifs et des pharisiens, présentée d’abord comme une accusètion de sacrilége, ensuite
convertie en délit politique et en crime d'État pour intimider Hérode par BR
1. Cet opuscule à eu depuis plusieurs éditions. Il aété traduit en espagnol et en anglais.
— Ven
préoccupation des intérêts de César, fut marquée, dans toutes ses phases, des souillures de la violence et de la perfidie.
« Cest moins, dit le Procureur général, un jugementenvironné de formes légales qu'une véritable passion, une souffrance prolongée, où l’inaltérable douceur de la victime rend plus manifeste encore lacharnement de ses persécuteurs; » etil finit en disant : « que si la vie et la mort
« de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu! » a D'un Dieu! Mais voici un nouvel agresseur non moins érudit que M. Salvador, et peut-être encore plus habile écrivain, M. Renan qui avait commencé par appartenir au catholicisme, et qui, dans son livre intitulé Vie de Jésus, a entrepris de dépouiller le Christ du ca-