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ractère divin que lui assigne la doctrine chrétienne, pour le réduire aux conditions de la nature humaine!...—Rien de plus séduisant que l'éloge qu’il fait de l’homme: mais il nie que Jésus soit le Fils de Dieu, et Dieu lui-même; de sorte que le christianisme, sapé dans sa base par ce nouvel Arius, n'aurait plus pour objet de son culte que le Fils de l’homme, sujet à toutes les défaillances et à toutes les misères de lhumanité.— Les hardise penseurs, comme ils s’intitulent, disent volontiers avec orgueil le divin Platon ; ais, suivant eux, c’est de la part d’un
chrétien, offenser la science , que de
dire avec effusion : mon divin pie sa
Comment les vrais chrétiens, les sin.
cères adorateurs du Christ ne seraientils pas profondément émus en présence
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Lo (EE a de cette grande dénégation de la divinité de Jésus-Christ ?
Une telle audace, confondue jadis par Athanase et par les Pères du concile de Nicée, a déjà soulevé de noblesindignations ; les réfutations dogmatiques, les prédications apologétiques ne feront point défaut à la défense de la foi chrétienne.
Mais, en attendant, il importe à tous les chrétiens de se rallier autour de ces textes évangéliques transmis par des témoins oculaires et confirmés par la tradition des siècles, qui contiennent les fondements de leur croyance.
Ces textes, ces témoignages, s'accordent pour présenter Jésus, non passeulement comme étant le Fils de l'Homme, mais aussi, et avant tout, comme étant vrai-
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ment le Fils de Dieu; engendré par lui, participant de sa substance (consubstantialem patri) ; objet de sa prédilection et de sa complaisance. — Jésus y apparaît Comme principe de vie, comme lumière du monde, cette lumière vraie qui éclaire et pénètre toutes les consciences ; — Jésus, consolateur et soutien des âmes, sauveur et rédempteur du genre humain, médiateur entre les hommes et Dieu son père, parlant sa parole, son verbe, verbum Dei, conçu de son esprit, cet Esprit saint et vivifiant, qui, procédant à la fois du Père et du fils, forme entreeuxun lienindissoluble, et constitue, par leur éternel accord, Punité divine que nous révérons dans la Sainte-Trinité.
Il a semblé que dans de telles circon-
stances, ces textes, déjà édités en 1858, seraient convenablement reproduits à la suite du Procès du Christ; —que ces deux opuscules réunis se compléteraient l’un par l’autre, et se prêteraient un mutuel appui; — qu'en un mot, cette publication était opportune.—On y a joint un choix de textes sur là Charité, si nécessaire à tout le monde.
4er novembre 1863.
VUE GÉNÉRALE SUR L'OUVRAGE DE M. SALVADOR y Intitulé :