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« d’après la loi et lesformes existantes? »
La religion catholique elle - même:
m'y autorise : ce n’est point une pure fiction : car Dieu a voulu que Jésus revêtitles formes de l'humanité {et homo factus est) ; qu’il en subit la condition et les misères. Fils de Dieu, par sa morale et son esprit saint, c’est aussi en réalité le fils de l’homme par l’accomplissement même de la mission qu'il est venu remplir sur la terre.
Cela posé, j'entre en matière et je vais prouver, qu’en examinant toutes les circonstances de ce grand procès, on est loin d’y trouver l'application de ces maximes tutélaires du droit des accusés, dont le chapitre de M. Salvador, sur l’administration de la justice, offre Le séduisant exposé.
oadie
L’accusation de Jésus, suscitée par la haine des prêtres et des pharisiens, présentée d'abord comme accusation de sacrilége, ensuite convertie en délit politique eten crime d’État,fut marquée, dans toutes ses phases, des souillures de Ja violence et de la perfidie. C’est moins “un jugement environné des formes légales, qu’une véritable passion, une ‘souffrance prolongée, où l’inaltérable douceur de la victime rend plus manifeste encore l’acharnement de ses persécuteurs.
Quand Jésus apparut parmi les Juifs, ce peuple n’était plus que l'ombre de lui-même. Flétri plus d’une fois par la servitude, divisé par des factions et des sectes irréconciliables, ilavait en dernier lieu succombhé sous le poids des armes