FIN
témoins. Il est permis de soupçonner leur bonne foi quand ils représentent les bons empereurs comme favorables au christianisme, les tyrans comme les persécuteurs de leur religion. C'est, on le sait, le contraire qui est vrai.
Les premiers et les plus durs persécuteurs de la religion de Jésus furent Trajan, Adrien Antonin, Marc-Aurèle, tous les bons et grands empereurs du deuxième siècle.M. Renan a très-justement remarqué que, dans l'intervalle qui s'écoule depuis l'apparition du christianisme jusqu'à l'avènement de Trajan, on ne voit pas une seule fois invoquer contre les chrétiens une loi qui les constitue à l'état de délinquants, bien que la législation sur les collèges illicites existât déjà. Trajan fut vraiment le premier persécuteur du christianisme. C'est à partir de ce règne que les chrétiens sont hors la loi et
que la profession de leur religion est un crime d'État puni de mort.
A coup sûr^ ce n'est point sans raison suffisante, et par un jeu de nature, que Tâge d'or des libéraux à Rome, le règne des souverains les plus sages et les plus honnêtes qui aient jamais existé^ a ouvert pour les chrétiens Tère des martyrs.
Si le christianisme avait été une religion comme une autre, s'il avait toléré les autres cultes, on n'y eût point pris garde. Mais le principe de théocratie juive ou plutôt sémitique, qui est loin d'être épuisé de nos jours, même après les papes du moyen âge, ruinait les deux plus solides fondements de la société romaine : il était à la fois inconciliable avec le principe de la religion d'État, posé trèsnettement pour la première fois par Tibère, et avec œt autre prindpe, que l'État w
ttcipe, que itàXm ne