O VO
Le salut matinal à mon « Prisonnier d’amour »
>Ïl y a des siècles que Jésus a élu dominé) cile parmi les hommes. Il y a des années que je Le rencontre partout où je dirige mes pas et que chaque matin, à mon réveil, je Le retrouve veillant à mes côtés. Jésus-Hostie est le divin soleil de lumière et d’amour qui brille au firmament de mon âme. C’est dans ses doux et chauds rayons que le soir je m’endors et que le matin je m’éveille.
Lorsque s’ouvrent mes paupières, c’est Lui que je vois. Lorsque s’éteint le silence de la nuit, c’est Lui que j’entends. Lorsque mon
esprit s’éveille, c’est Lui que je cherche.
à vivre, c’est Lui que j’aime. Lorsque mon âme renaît à la contemplation des choses éternelles, c’est en Lui qu’elle se fixe et demeure.
Oh! que mon bonheur est grand, de pouvoir jouir ainsi de mon Jésus et d'être sûr de n’en être jamais dépossédé ! Que ma vie a de charmes, auprès de ce lumineux « Prisonnier » qui resplendit des divines clartés et qui baigne mon âme dans des flots de lumière, d’ardeurs et de suavités !
A mon « Prisonnier d’amour » ma première pensée ! 11 y a droit, puisque c’est Lui qui me fait reprendre conscience de moi-même et qu’il est là, à mon chevet, prêt à cueillir le premier acte de mon intelligence. En me tournant vers Lui, ma pensée -rencontre la sienne sortant de tous les Tabernacles qui m’entourent. Pendant toute la nuit, Il a pensé à moi. Avec quel empressement ne dois-je pas penser à Lui, dès mon réveil, et j diriger mon esprit vers sa pieuse demeure !
O Jésus, soyez chaque matin ma première, douce* et lumineuse pensée !
A mon « Prisonnier d'amour » le premier batte - ; ment de mon cœur ! C’est Lui qui le remplit et le j fait battre tout le jour; il est juste que son pre- s rriier battement soit un acte d’amour. Oh ! que le réveil est doux, quand soudain le cœur se met en! mouvement vers son Bien-Aimé! Les heures de la nuit n’ont été pour Jésus qu’un exercice continuel d’amour. Je dormais et son Cœur veillait. Le sommeil me fuit et aussitôt mon cœur veille. I
0 Jésus, soyez à chaque réveil mon premier et ardent acte d’amour !
A mon « Prisonnier d’amour » mon premier regard ! Je L’ai fixé une dernière fois en m’endormant, et mon âme tout entière a passé dans ce regard d’amour. Gomment à mon réveil ne regarderais-je pas aussitôt du côté de sa chère demeure, où je L’ai laissé la veille? A travers la porte dorée de sa « Prison », je veux L’apercevoir dès l’aurore pour Le saluer et recommencer à Le contempler. D’instinct, et avant d’avoir rien vu sur la terre, mes regards se portent dans toutes les directions où je connais des Tabernacles qui L’abritent. Oh ! comme je suis heureux que le sommeil ne ferme plus mes paupières, et que mes regards, obéissant aux mouvements de mon cœur, cherchent ainsi à découvrir partout mon Bien-Aimé.
O Jésus, n’ouvrez chaque jour mes yeux à la lu mière que pour mieux Vous contempler !
A mon « Prisonnier d’amour » mon premier sourire ! Plusieurs L’ont sûrement fait pleurer pendant la nuit, et je n’ai pas pu Le consoler. En attendant que je puisse Lui dire des paroles de consolation et protester de mon amour, je m’empresse de Lui sourire. Je sais qu’il connaît ce langage de l’affection et que je Lui fais plaisir. A la seule pensée de retrouver Jésus et de pouvoir encore L’aimer, le cœur s’épanouit et le sourire qifesquissent les lèvres ressemble à la corolle de la fleur qui s’entr’ouvre pour laisser exhaler son parfum. Sourire à Jésus qui de loin me regarde.
quel rayonnant salut à l’aurore d’une journée !
O Jésus, apprenez-moi à Vous sourire dès mon réveil, pour continuer à Vous plaire tout le jour î & a a
A mon « Prisonnier d’amour » ma première parole ! Parole d’adoration et d’amour, de louange et de reconnaissance, de confiance et de fidélité. Et la parole qui exprime tous ses sentiments à la fois, c’est son nom. Qu’un doux et amoureux « Jésus » tombe spontanément de mes lèvres, en me réveillant, comme un cri de joie et de tendresse qui aille résonner mélodieusement à la porte de sa silencieuse « Prison ».
O Jésus, que votre nom trois fois saint soit la première note du concert d’amour que je veux Vous harmoniser chaque jour !
Salut, ô Jésus de l’aurore, qui ensoleillez mes jours, me brûlez de vos feux, m’enivrez de vos charmes, me consumez de vos tendresses !
Salut, ô Jésus de mon exil, brillante aurore de l’éternelle Patrie !
Salut, ô mon «Prisonnier d’amour», qui de l’aurore au couchant et du couchant à l’aurore demeurez mon unique et éternel amour !
W. E. de la Croix .
Avec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
Prix franco du présent feuillet :
La douzaine, 0.80 ; étr., 0.85 — Le cent, 5 fr. ; étr.. 5.10 Le mille, 45 fr. ; étranger, 46 fr.
24 sujets parus en 2 pochettes. — Chaque pochette, 1.35 ; étr.r 1.40 — - Six pochettes à la fois, 7.75 ; étr., 8 fr.
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Mon Prisonnier d^mour
Les adieux du soir à mon « Prisonnier d’amour »
gü ciel, c’est la pleine lumière. Le déclin du jour y est inconnu . Les élus y jouissent d'un éternel et resplendissant présent dans les clartés éblouissantes de l’amour infini et de la gloire sans fin.
Sur la terre tout est succession et changement. Le soleil ne brille pas toujours au firmament, pas plus que les joies n’habitent sans ombre le cœur des mortels. Dans les âmes, comme dans la nature, il fait souvent nuit.
Mais là où l’exil ressemble à la Patrie, c’est auprès des Tabernacles où Jésus a éta¬
bli sa demeure. S’il fait sombre au
Lorsque, à l'approche de la nuit, les bruits s'affaiblissent peu à peu pour faire place au majestueux silence qui bientôt enveloppe la nature tout entière, l’âme entend encore la voix de Jésus qui prie au fond de sa « Prison », elle saisit le doux murmure des battements de son cœur que l’amour anime le jour et la nuit, elle sait que le sommeil n’interrompt jamais l'activité de cette vie divine dont l’adoration et les supplications sont inces- < santés sur la terre comme au cieL
Mon âme s'envole le soir vers Jésus-Eucharistie, comme elle l’a fait à l'aurore. Une attraction irré- j sistible l'attire vers cette demeure silencieuse où son Bien-Aimé s’est enfermé comme en un tom- { beau. L’heure des ténèbres l’impressionne, à la pensée de la solitude extrême où est plongé le j Jésus qu'elle a aimé tout le jour et qu’elle cherche j encore du regard.
Maintenant que les ombres couvrent la terre, j que les cloches ont cessé de tinter au sommet de sa demeure, qu’il a été cadenassé dans son temple j et que l’accès de sa « Prison » m’est devenu impossible, mon cœur franchit les distances, renverse les obstacles, traverse les murs qui L’encerclent et va s’abîmer aux pieds du Tabernacle qui Le dérobe à ma vue mais non à mon amour.
Par la pensée, je suis aussitôt tout près de Lui ; j par le cœur, je ne fais qu’un avec Lui. Je Lui répète ce que je Lui ai dit mille fois pendant le jour. Je le fais avec plus d'amour encore, car je prévois le sommeil qui s’avance et qui tout à l'heure va
m’imposer silence et suspendre mon bonheur avec mes élans d’amour.
Déjà j'ai perdu de vue les choses de la terre ; j'en ai vidé mon cœur et leur en ai interdit l’entrée. Les derniers instants de ma journée appartiennent à mon « Prisonnier d’amour».
C’est à Lui que j’envoie mon dernier merci pour tout ce que j’en ai reçu depuis l’aurore. Je revis encore une fois le doux revoir de ma visite du matin et les ineffables suavités de ma communion. Je repasse dans mon cœur tout ce dont Jésus m’a comblé : les lumières, les inspirations, les douceurs, les consolations, les secours qui me sont venus du Tabernacle, et les joies indicibles que j’ai goûtées à m’entretenir avec Lui et à vivre de son souvenir. O mon Jésus, bonsoir et merci.
C’est à Lui, mon « Prisonnier d’amour », que j’exprime mon dernier regret pour la peine que j’ai pu Lui faire, pour la lâcheté que j’ai pu apporter à son service, pour les indélicatesses dont j’ai pu me rendre coupable envers Celui que pourjj tant j’aime de tout mon cœur. Le temps presse, dans un instant mon cœur va s’assoupir ; ô mon Jésus, oubliez mes infidélités, voyez mon repen- !j tir, et dites-moi, avant de m’endormir, que Vous me pardonnez et que Vous m’aimez encore.
C’est à Lui, mon « Prisonnier d’amour », que j’adresse ma dernière prière . Prière filiale : je remets ma vie entre ses mains. Prière confiante : je Lui abandonne tous ceux que j’aime. Prière ai-
mante : je Le supplie de me garder dans son amour. O Jésus, je Vous quitte, mais je vous sais là. Pendant mon sommeil Vous posséderez encore mon cœur, et je prierai avec Vous.
C’est à Lui, mon « Prisonnier d’amour », que je livre mon âme dans un dernier acte d'amour. Aimer, aimer encore, aimer toujours, c’est ma vie. O mon Jésus, je renferme mon cœur tout près du vôtre, dans le ciboire d’or où Vous gardez tous les cœurs qui Vous aiment ; et demain, au petit jour, j’irai Vous le redemander, pour recommencer à Vous aimer.
C’est à Lui, mon « Prisonnier d’amour », que je chante mon dernier et doux au revoir. Si je craignais de ne plus Le retrouver, oh ! que je serais malheureux. Mais je suis sur de Le revoir et de Le posséder encore. Je m’endors heureux et paisible, en L’enfermant dans mon cœur comme II m’enferme dans le sien. O mon Jésus, pour cette nuit, échangez votre « Prison » ; faites de mon cœur votre Tabernacle, dormons ensemble et demain nous vivrons de nouveau l’un pour l’autre.
Tiff. E, de la Croix.
Avec permission de l’Ordinaire.
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Mon Prisonnier d’amour
Le souvenir habituel de mon « Prisonnier d’amour »
J'Ésus est immuable dans son essence. Et parce qu’il est amour, son amour est im- ' muable comme Lui. Il m’en donne des preuves constantes au Sacrement de l’Eucharistie, où II immortalise son amour sur la terre.
Si Jésus avait du changer et cesser de nous aimer, il y a longtemps qu’il aurait déserté l’humanité. Mais non, rien ne Le rebute ; et quoi que fassent les hommes pour Le méconnaître, L’oublier, Le mépriser et L’outrager, Il maintiendra ses promesses, Il habitera au milieu d’eux, Il sera jusqu’à la lin des temps le soleil qui brillera sur le monde, le feu divin qui embrasera les cœurs,
le puissant bienfaiteur qui soulagera toutes les misères, le Sauveur infatigable qui prodiguera ses pardons, le Pain vivant qui nourrira les âmes de vie et d’immortalité.
O Jésus, mon adorable et tendre Jésus, je marcherai sur vos traces et rien ne pourra m’empê- i cher de Vous payer de retour. Je veux remplir ma vie de votre souvenir, et je me servirai de tout | pour penser à Vous. Vous êtes là, tout près de moi, et je l’oublierais ! Vous regardez sans cesse ; dans ma direction, et je ne tournerais pas fréquemment mes regards vers Vous ! Vous m’appe- j lez, et je ne Vous écouterais pas ! Vous m’attirez, et je ne me laisserais pas entraîner ! Vous me faites entendre des paroles célestes, et je ne serais pas charmé ! Vous m’ouvrez votre Cœur, et j’hésiterais à y entrer ! Vous Vous livrez à moi, et je j ne vivrais pas de Vous !
O Eucharistie, paradis de mon exil, que Vous me rendez heureux ! O « Prisonnier d’amour », Vous me ravissez par vos divins excès ! Vous êtes trop embrasé de charité, pour que je ne brûle pas à mon tour ! Vous êtes trop à moi, pour que je ne sois pas à Vous sans retour.
Désormais je passerai ma vie à me souvenir de Jésus-Eucharistie. Tout me Le rappellera et tout me Le fera bénir. Tout me parlera de Lui et m’embrasera de son amour. 11 n’y aura pas plus d’obstacle pour mon esprit que de distance pour mon ■ cœur. D’un trait ma pensée s’envolera vers Lui et j
mon cœur se fixera à ses pieds. Tout le long du jour, je saluerai de loin comme de près le solilaire « Prisonnier » dont l’amour me poursuit partout. Je Lui parlerai à distance ; et si je n’ai pas le temps de L’entretenir, je Lui dirai au moins que je L’aime, et je le Lui prouverai par mes retours incessants auprès de son Tabernacle.
Si j’aime vraiment mon Jésus, si je Le préfère à tout et si je Le traite comme un ami auquel on pense instinctivement, comme un être tendremenl aimé dont on ne peut détacher ni sa pensée ni son cœur, je vivrai avec Lui dans un souvenir habituel et dans une recherche quasi inconsciente de sa divine présence.
Tout me rappellera mon Bien-Aimé : et l’aurore qui m’annonce la communion ; et la nuit qui m’invite à m’endormir dans son Cœur ; et les heures qui se succèdent, sans que Jésus quitte un seul instant sa demeure eucharistique ; et les jours el les années qui s’écoulent sans que décline jamais l’amour qui L’a fait mon « Prisonnier ».
En voyant une église, je penserai à Lui ; en entendant le son des cloches, je me figurerai Jésus qui me parle ; en rencontrant un Prêtre, je me j l’appellerai qu’il est son gardien officiel et que | c’est lui qui me Le donne.
En circulant dans les rues, je dirigerai mes re- ' gards vers les Tabernacles qui m’entourent. En entrant et en sortant de ma demeure, je Le saluerai par une élévation d’âme. En me mettant â table, je me souviendrai du mets délicieux dont je me suis nourri le matin au banquet eucharistique.
En travaillant, je m’unirai à la divine activité que déploie Jésus pour la sanctification et le salut des âmes, dans tous les Tabernacles du monde. En priant, j’emprunterai ses accents pour toucher le cœur de son Père, je prierai et je m’offrirai par Lui. En accomplissant mes devoirs d’état, je recourrai à Lui qui m’en fournit constamment la grâce, au Sacrement de toutes les vertus.
Si je suis heureux, c’est à Lui que je dois mon bonheur. Si je ressens des peines, c’est Lui qui me console. Si je plie sous le fardeau, c’est Lui qui m’aide à le porter. Si je traîne des chaînes, c’est Lui qui m’en délivre. Si je rencontre des dangers, c’est Lui qui m’en préserve. Si je subis des tentations, c’est Lui qui me soutient. Si j’aspire à la perfection, c’est Lui qui m’y conduit. Si je soupire d’amour, c’est Lui qui m’embrase. Si je m’envole dans son Cœur, c’est Lui qui me donne des ailes et m’en ouvre l’entrée.
Le Tabernacle, voilà l’aimant qui m’attire. Le « Prisonnier d’amour » qui y réside, voilà le divin charmeur qui a ravi mon âme, avec qui je veux vivre et pour qui je veux mourir.
W, E. de la Croix.
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UaigOTi du Kon-PanUur, SS S S. Dd Péraire, Paris
jVL on Prisonnier d’amour
Le deux Nom
de mon « Prisonnier d’amour »
ans le sein de la Trinité Sainte, le Fils
éternellement engendré par le Père s’appelle le Verbe, c’est-à-dire la parole vivante, l’expression parfaite, la connaissance complète, la splendeur infinie de Dieu le Père, éternel principe de son éternel Fils.
Sur la terre, le Verbe divin prend naissance dans l’humanité sous un nom nouveau, un nom grand comme la mission qu’il vient y accomplir, un nom trois fois saint qui convient essentiellement au Saint des saints, un nom adorable que devra porter éternellement ce Dieu incarné, un nom d’amour et d’incharité que l’on ne prononce
qu’à genoux, que toutes les générations de la terre et toutes les phalanges angéliques et bienheureuses exalteront dans les siècles des siècles.
Ce nom de Jésus , choisi par Dieu, apporté à la terre par les anges, prononcé si souvent par Marie et Joseph, tombé des lèvres de tant de saints qui en ont fait le thème de leur foi et de leur amour, il est encore porté par le « Prisonnier » que j'adore au Sacrement des divines merveilles.
Jésus y c’est son nom, son nom propre, son nom à Lui, son nom sans égal, son nom eucharistique comme son nom glorieux.
Celui que j’ai vu naître dans une crèche, c’est Jésus. Celui que j’ai suivi exilé en Egypte, c’est j Jésus . Celui que j’ai contemplé à Nazareth, c’est Jésus. Celui que j’ai accompagné dans sa vie publique, c’est Jésus. Celui que j’ai adoré au Cénacle, j c’est Jésus. Celui que j’ai vu gravir le Calvaire et j mourir sur la croix, c’est Jésus.
Celui qui maintenant dans l’Eucharistie fait revivre tous les mystères de sa vie et me garde sa divine présence, c’est encore Jésus. Celui qui a | promis de rester avec les hommes jusqu’à la fin des temps et qui s’est lié à son poste d’amour avec des chaînes qu’il s’est interdit de briser, c’est et ce sera toujours Jésus.
Sur tous les Tabernacles du monde le nom de ! Jésus est écrit en lettres de feu. Son Cœur est un S brasier et son nom est une flamme. De sa demeure 1 cachée, Il laisse s’échapper des rayons lumineux j et II en forme les cinq lettres qui composent son j I
nom et semblent dire à tous : c’est moi qui suis là, Jésus ! C’est moi, Jésus , qui revis au milieu de vous et qui ne vous quitterai jamais. C’est moi, Jésus , qui vous ai souri dès mon berceau, qui donne à mon nom la puissance de vous consoler dans vos peines et de vous réjouir saintement au milieu des tristesses de la vie.
C’est moi, Jésus , qui ai vécu trente-trois ans d'une vie mortelle, que les foules acclamaient aux cris répétés de mon nom divin, et qui réclame encore pour moi et pour le nom que je porte les mêmes hommages et le même amour.
C’est moi, Jésus , dont le nom sacré a honoré la croix du supplice où j’ai expiré pour vous, et qui vous redit la miséricorde et les tendresses infinies qui font de rues Tabernacles autant de Calvaires où je perpétue mon Sacrifice rédempteur.
Jésus ! Jésus ! Nom d’éternité qui me parle du ciel : du ciel d’où me vient Jésus , du ciel où m’entraîne Jésus , du ciel où je m’enivrerai de Jésus!
. Jésus ! Jésus ! Nom de douceur que balbutie le | petit enfant qui sourit à la vie et que prononce i encore le vieillard qui se soumet à la mort.
Jésus ! Jésus ! Nom mélodieux qui, dans l’exil, I berce les années du voyageur cheminant vers la Patrie. Nom qui sèche les larmes et calme la douleur. Nom qui remplit l’intelligence de lumière et [de vérité, la volonté de rectitude et de fixité, le [cœur de tendresse et de suavité.
I Jésus ! Jésus ! Nom d’amour et de feu qui m’embrase et me révèle les secrets de l’infinie charité.
I Et Celui qui s’appelle Jésus , et ce Jésus qui est
tout mon ciel sur la terre, je Le possède et ne Le perdrai jamais. Il est emprisonné, et son amour, pas plus que le mien, ne Lui permettra jamais de s’éloigner. Quand je L’appellerai, Il est si près qu’il entendra ma voix. Quand je m’approcherai, Il est si bon qu’il me tendra les bras. Quand je Lui demanderai son amour, Il est si miséricordieux qu’il m’ouvrira son Cœur. Quand je soupirerai après son intimité, Il est si tendre qu’il me cachera dans son sein. Quand, dévoré d’amour, je voudrai m’unir étroitement à Lui, Il est si divinement aimant qu’il daignera descendre jusque dans mon âme et ne faire qu’un avec moi.
O délicieux « Prisonnier », dont le nom seul est une divine harmonie, je vous charmerai en répétant, sans me lasser, le nom de Jésus.
Je calmerai mes peines et m’enivrerai d’une joie céleste, en chantant le nom de Jésus. J’ensoleillerai mes jours et hâterai le pas vers la Patrie, où j’entends déjà les éternels concerts de l’amour, en modulant sur toutes les vertus qui font les saints, le nom suave et ravissant qui me redit la tendresse infinie de mon « Prisonnier d’amour » : Jésus !
'M. E. de la Croix.
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jVL on Prisonnier d’amour
Mes souhaits
à mon « Prisonnier d’amour »
m e Jésus que j’adore et que j’aime au Sacrement de son amour est ce même 1 Jésus qui est descendu du ciel en terre, le cœur plein d’immenses désirs pour la glorification de son divin Père et pour le salut et la sanctification des âmes.
En entrant dans l’humanité, 11 a prétendu y occuper une place à part, celle à laquelle Il avait droit comme Créateur et comme Ré- ■ dempteur. En demeurant dans l’Eucharistie, Il conserve les mêmes justes ambitions et 11 veut exercer ses droits souverains sur le monde entier. 11 n’est point le roi d’un jour, mais le Roi immortel des siècles.
11 n’est point devenu conquérant par le fait du hasard et grâce à des circonstances accidentelles, mais II est né pour conquérir tous les royaumes du monde et pour exercer son empire sur tous les peuples de la terre. Il ne s’est fait Eucharistie que pour vivre plus près de ses sujets et pour se trouver partout avec eux. Il s’est rendu captif au milieu des hommes, pour leur prêcher plus éloquemment son amour et pour les forcer à Le payer de retour.
Oh ! comme je veux, à tout prix, Lui donner tout ce qu’il me demande ! Gomme je veux accourir à Lui et tout faire pour accomplir ses desseins et réaliser ses désirs ! Comme je veux L’aimer et Le rendre heureux !
A mon Jésus, fait «Prisonnier» pour mon amour, tous les souhaits les plus ardents de mon cœur.
Je veux vivre pour qu’il soit connu , Lui qui est la science infinie du Père et dont la connaissance fait l’essence de la vie éternelle. Dans sa «Prison», silencieux et caché, Il est le grand ignoré. Les foules circulent autour de Lui, comme s’il n’existait pas. Il est la raison d’être de toutes choses, et c’est par millions que les âmes passent devant Lui sans daigner Le regarder.
O mon Jésus, révélez-Vous. Vous êtes Jésus, et quel malheur que tant l’ignorent î
Je veux vivre pour qu’il soit compris , Lui qui ne s’est enchaîné dans l’Eucharistie que pour être moins loin de nous et nous révéler plus facilement
; les secrets de son Cœur. Avoir tant sacrifié, s’être | tant abaissé, s’être condamné volontairement à vivre emprisonné pendant des siècles ; et rester quand même le grand incompris !
O mon Jésus, c’en est trop. Forcez les âmes à Vous considérer et à comprendre pourquoi Vous les avez tant aimées.
Je veux vivre pour qu’il soit aime , Lui la charité incréée qui a constitué au Sacrement un foyer inextinguible d’amour et de tendresse. Chaque parcelle d’Hostie contient autant d’amour que la merveille du mystère de l’Incarnation, que tout le Sang rédempteur répandu sur le Calvaire. Et malgré cela, se voir négligé et, après des siècles, être encore le grand oublié ; oh ! quelle douleur !
O mon Jésus, que ne puis-je Vous aimer pour tous les hommes ! Je Vous en supplie, incendiez le monde, puisque les âmes sont faites pour Vous connaître et Vous aimer.
Je veux vivre pour qu’il soit entouré , Lui qu’acclament sans fin les anges et les saints dans la gloire et qui a droit aux mêmes hommages dans tous les Tabernacles où II demeure. Il est là, et : ses églises sont vides ! Il appelle les foules, et les foules ont du temps pour tout, excepté pour Lui. Il vit, et on Le traite comme un mort. Il fait des sacrifices surhumains pour demeurer toujours sur place, et on ne Le visite qu’à la dérobée. Il est sûrement le plus grand abandonné du monde, et Il reste fidèle quand même.
0 mon Jésus, ravissez les cœurs, subjuguez-les par la force de votre amour, attirez-les à vos pieds et ne restez pas ainsi isolé et abandonné dans votre « Prison d’amour ».
Je veux vivre pour qu’il soit mangé , Lui qui est l’éternelle satiété des élus et qui a institué son Sacrement comme une nourriture de vie et d’immortalité. Dans un excès incompréhensible d’amour, ce Jésus aux ineffables tendresses, s’est fait pain et II a voulu se faire manger. Il dresse Lui-même sa table et II sert ses convives. G’est Lui qui se livre, tout heureux de venir perdre dans l’àme du communiant la vie sacramentelle qu’il a prise tout à l’heure à l’autel. Et le monde meurt d’inanition, parce qu’il s’obstine à ne pas se nourrir de ce pain de vie. Parce qu’il a trop aimé, mon divin « Prisonnier » est devenu le grand méprisé.
O mon Jésus, changez l’aveuglement des hommes. Embrasez les cœurs du désir de Vous recevoir, videz vos ciboires pour les remplir sans cesse, et demeurez pour les âmes le doux viatique de l’exil avant d’être leur éternelle félicité dans la Patrie.
7x1. E. de la Croix.
Avec permission de l’Ordinaire.
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liaison du Bon.Pasteur, S28, I5d Péreire, Paris
jVX o n Prisonnier d’amour
Mon âme est prisonnière de mon « Prisonnier d’amour »
Éuand les élus entrent dans la gloire, ils son
sont éblouis par la majesté de Dieu et fascinés par son amour. La lumière incréée les inonde et la charité divine les pénètre. Eternellement ils seront absorbés dans une contemplation amoureuse qui fera leur éternelle félicité.
Ici-bas, l’âme n’a ni la liberté ni la puissance de se laisser ainsi absorber par la contemplation des choses éternelles et l’union à l’essence divine. Et cependant, il est un voisinage qui la rapproche du ciel, une influence qui s’exerce autour d’elle et qui est de même nature que celle qui agit
sur les bienheureux, un foyer de lumière, d’amour et de vie sans cesse en activité et qui donne à la vie de l’exilé sur la terre un avant-goût des joies et des délices de la Patrie.
Jésus est là dans sa « Prison d’amour », montrant aux hommes le chemin du ciel, les attirant impérieusement à Lui, les illuminant de ses clartés, les embrasant de son amour, les vivifiant de sa vie et les enivrant des douceurs de son union divine.
Mon ciel sur la terre, c’est Jésus-Eucharistie. Depuis que je Le connais, je ne goûte plus d’autres joies, je n’aspire plus à d’autre bonheur, je n’attache plus d’importance aux choses humaines, je me contente du trésor inappréciable que je possède et je savoure dans le silence et l’intimité la possession ineffable de mon Bien-Aimé.
À force de considérer son divin «Prisonnier», mon âme est devenue sa prisonnière à son tour. Les attraits de Jésus ont eu raison de mes résistances, sa beauté m’a ravi, ses charmes m’ont enivré. La beauté de mon Bien-Aimé a éclipsé toutes les beautés de la terre, et rien n’a de valeur à mes yeux si je n’y reconnais les traits de la divine beauté qui m’a charmé. Le langage des humains me fatigue, habitué que je suis au son mélodieux des paroles intérieures que me fait entendre le silencieux Jésus du Tabernacle.
Jésus a comme jeté un voile de deuil sur tout ce qui est terrestre, pour en distraire mon esprit et en détacher mon cœur; et maintenant, quand j’ouvre les yeux, je ne vois plus que Jésus.
Jésus a comme versé des amertumes dans mon
cœur pour toutes les affections humaines; et maintenant, quand mon cœur s’éveille, il ne peut plus s’attacher qu’à Jésus. Jésus a comme paralysé en moi tout désir et toute volonté propre ; et maintenant, quand je veux user de ma liberté, d’inslinct et par besoin je désire Jésus, je cherche Jésus, je veux Jésus et toutes ses volontés.
A chaque instant, mon âme s’échappe et s’envole vers le Tabernacle. Elle ne connaît plus d’autre direction que celle qui la conduit à son Bien- Aimé. Elle ne peut plus s’attarder à rien sur la terre, tant elle aspire à aller visiter son cher « Prisonnier».
Une fois à ses pieds elle ne sait plus Le'quitter^ heu à peu Jésus l’enlace dans ses divins filets, et elle ne cherche point à en sortir.
Habile et mystérieux «Prisonnier», Jésus se sert des memes chaînes qui Le lient, pour en enchaîj ner mon âme et la maintenir prisonnière avec Lui.
C’est parce que mon Jésus est souverainement beau, que je ne me lasse pas de Le contempler.
; C’est parce qu’il est infiniment aimable, que je trouve un bonheur indicible dans sa compagnie. (Test parce qu’il est divinement aimant, qu’il : m’embrase de ses feux et que je m’épuise à Le désirer et à L’aimer.
I Je n’ai plus rien à faire sur cette terre qu’à penser à Jésus, qu’à désirer Jésus, qu’à aimer Jésus, qu’à jouir de Jésus, qu’à vivre, souffrir et mourir | pour Jésus.
Je ne veux plus aucune liberté qui m’empêcherait d’être tout à Jésus. J’ai tout sacrifié pour me constituer le *« prisonnier» de mon Jésus. A Lui
mon esprit, mon cœur, ma volonté. A Lui tous les instants de ma vie, toutes les forces de mon être, tous les soupirs de mon cœur, toutes les aspirations de mon âme.
O mon Jésus, Vous êtes mon divin geôlier, et mon âme est votre trop heureuse prisonnière. Renferméz-la avec Vous dans votre « Prison d’amour », et ne la laissez plus circuler parmi les hommes. Parlez-lui divinement, et empêchez les bruits du monde de pénétrer jusqu’à elle. Arrachez-ia à jamais aux joies terrestres et ne lui permettez plus de goûter d’autre bonheur que celui de Vous aimer et de vivre esclave de votre amour.
J’ai échangé les liens qui me tenaient à la terre pour des chaînes d’amour qui me lient irrévocablement à Jésus, mon Bien-Aimé. Il ne sera plus seul à être « Prisonnier». Nous serons deux dans la même «Prison». Les mêmes chaînes nous garotteront ; le même amour nous forgera sans cesse des liens nouveaux, pour nous faire vivre d’une même vie et nous confondre dans une même et divine union. O Jésus, je suis votre prisonnier à vie. Soyez mon amour et mon tout à jamais.
Tiff. E. de la Croix .
Avec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
Prix franco du présent feuillet :
La douzaine, 0.80 ; étr., 0.85 — Le cent, 5 fr. ; étr., 5.10 Le mille, 45 fr. ; étranger, 46 fr.
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llaisoa du lî*a>Parteur, 1t 2 8, Bd Péreir», Paris
JVIon Prisonnier d’amour
Mon ciel sur terre est la demeure de mon « Prisonnier d’amour »
f'Ésus est venu du ciel et II y est retourné. Quand II le quitta pour s’incarner, il n’y avait que des anges au Paradis. Depuis qu’il y est remonté, les Bienheureux forment sa cour et voient leur nombre s’accroître chaque jour. C’est à la fois le bonheur de Jésus et des élus : de Jésus qui, avant de mourir, a supplié son divin Père de ne point séparer de Lui tous ceux qu'il Lui avait donnés ; des élus, qui trouvent leur félicité à être éternellement le trophée des miséricordes de Celui qui les a rachetés.
Mais ce ciel de l’éternelle vision est trop
haut pour m’y envoler, trop loin 61
pour satisfaire les désirs embrasés de mon cœur.
Il me faut un autre ciel dans l’exil : et mon ciel, c’est Jésus. Il me faut un Jésus présent, qui ne soit pas une espérance mais une réalité : et mon Jésus du temps, c’est Jésus-Eucharistie.
Il me faut un Jésus que je puisse voir, à qui je puisse parler, dont je puisse facilement m’approcher, à qui je puisse recourir à tout instant, dont je sente la présence à mes côtés et avec qui j’aie ia liberté de m’entretenir à loisir : et ce Jésus toujours présent et toujours le même, c’est mon « Prisonnier d’amour » au Tabernacle.
Il me faut un Jésus dont je me sente aimé, malgré mes misères et mes faiblesses ; un Jésus dont je puisse jouir dès ici-bas et avec qui je puisse partager mes joies et mes peines ; un Jésus qui fasse en quelque sorte partie de ma vie et me soit un tout dans l’exil comme II me le sera dans la Patrie : et ce Jésus aux charmes inexprimables et aux tendresses infinies, c’est le Jésus qui chaque matin descend du ciel à la voix de son Prêtre, qui s’immole sur l’autel, que je reçois dans mon cœur et que je retrouve tout le long du jour dans la demeure solitaire dont II a fait son ciel et le mien.
Oh ! oui, je Le vois mon « Prisonnier d’amour », à travers les parois de sa « Prison». Ma foi me Le montre et mon amour me Le révèle. Je L’ai constamment devant les yeux et je ne puis en détourner mes regards. Il m’a fasciné et mon âme est fixée en Lui dans une contemplation qui me ravit.
O vision eucharistique de mon Jésus, vous m’éblouissez et, dans vos divines clartés, je m’a-
! cheminerai jusqu’à l’éternelle vision de la gloire ! a a a
Oh! oui, je Le possède mon «Prisonnier d’a- ! mour », et rien ne pourra jamais me Le ravir. Son Eucharistie est à moi et non aux anges. Il est là et j’en ai quasi la propriété absolue, puisque je L’ai toujours à ma disposition et que, si je voulais, je pourrais Le forcer à me souffrir sans cesse ! en sa compagnie. Je m’approche de Lui, comme d’un bien qui m’appartient. Je dispose des trésors de grâces qu’il tient en réserve, puisque je n’ai qu’à Le prier pour être exaucé et à ouvrir mon cœur pour Le voir aussitôt y pénétrer.
O bienheureuse possession de mon Jésus-Eucharistie, je ne désire rien autre que vous. Vous êtes mon ciel, parce que vous êtes mon tout.
Oh ! oui, je L 'aime mon « Prisonnier d’amour », je L’aime autant qu’on peut L’aimer sur cette terre. Je L’aime du même amour dont L’aiment les bienheureux ; et s’il est moins grand que le leur, cela tient à ce que mon pauvre cœur n'en peut contenir davantage. Je ne puis penser à Lui, sans L’aimer ; et ma pensée étant absorbée en Lui, mon : cœur est plongé dans le sien. J’aime Jésus avec le cœur de mon Jésus, et cet amour me jette dans ! une ivresse qui ressemble à celle des élus.
O tendre Jésus de l’Eucharistie, Vous aimer c’est trop de bonheur. Mon ciel est dans mon cœur et mon cœur est au ciel.
Oh ! oui, je m'unis à mon «Prisonnier d’amour», et je ne fais qu’un avec Lui. Il n’y a ni distance
ni obstacle entre nous deux. II est à moi et je suis à Lui. Il m’aime et je L’aime. Il pense sans^cesse à moi, et je m’efforce de L’avoir constamment devant les yeux. De son Tabernacle, Il s’élance pour venir habiter dans mon cœur ; de mon cœur, je m’envole pour aller demeurer avec Lui. Dans sa tendresse, Il me presse sur son Cœur ; dans mon amour, je L’attire en moi pour qu’il soit l’unique j battement de mon cœur. Me possédant, Il m’absorbe en Lui ; Le possédant, je m’abîme en Lui.
O union ineffable de mon Jésus-Eucharistie, vous m’êtes ici-bas un avant-goût de l’union sans fin de la Béatitude.
Oh ! oui, j e jouis de mon « Prisonnier d’amour », et sa possession amoureuse fait tout mon bonheur. j Je ne puis être plus heureux, puisque mon bonheur c’est Jésus, que Jésus c’est le ciel, que le ciel de l’Eucharistie c’est déjà le ciel de la gloire.
Jésus ! Jésus ! soyez-moi Jésus !
A Vous j’appartiens, en Vous je demeure.
Dans votre « Prison d’amour » je m’enferme pour y brûler de vos feux et y trouver mon ciel sur la terre.
M. JS. de la Croix ,
Avec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction rései'vés.
Prix, franco du présent feuillet :
La douzaine, 0.80 ; étr , 0.85 — Le cent, 5 fr. ; étr., 5. 10 j Le mille, 45 fr. ; étranger, 46 fr.
24 sujets parus en 2 pochettes. — Chaque pochette, 1.35 ;
étr., 1.40 — - Six pochettes à la fois, 7.75 ; étr., 8 fr.
liaison du Bon-Pasteur, S 3 8, Bd Péreire, Paris