‹ Jésus mieux connu et plus aimé dans son sacerdoce (volume 3)Chapitre 34 sur 45 · II. — Le caractère de l'action sacerdotale · texte numérisé non relu

II. — Le caractère de l'action sacerdotale

de Jésus, dans l'Eucharistie, en rapport

avec l'état d'immolation de la Victime

L'action directe qu'exerce Jésus auprès de la Victime dans l'Eucharistie, ne peut être, comme nous l'avons vu, qu'une action sacerdotale, rien

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autre ne pouvant correspondre à la réalité de sa présence sacramentelle.

Cette action toutefois, ne peut être indifférente ; elle est imposée au Prêtre par la nature de l'état dans lequel se trouve la Victime. Sans revenir sur ce que nous avons déjà dit, de la nature des opérations sacerdotales de Jésus, qui se tire de la notion et de l'essence même du Sacerdoce, nous devons constater que l'état de la Victime influe considérablement sur les déterminations et les actions du Prêtre.

Jésus s'est fait Eucharistie sous la forme du Sacrifice. Le temps ne changera rien à cette volonté formelle du divin Sacrificateur. Le Prêtre Eternel n'accomplira les mêmes rites essentiels, par l'intermédiaire de ses Prêtres, que dans la pensée première qui a présidé à l'Institution du Sacrement. La Victime n'y prendra naissance que dans l'état d'immolation où l'a établie le premier Sacrifice. Ceci appelle une action du Prêtre en harmonie avec l'état de la Victime.

Si, par impossible, l'action de Jésus comme Prêtre pouvait s'exercer sur la Victime simplement sous forme ou d'adoration, ou d'action de grâces, ou de toute autre manière, parce que la Victime n'en réclamerait point d'autre, il ne peut pas en être ainsi maintenant, puisque la

ACTION DU PRÊTRE SUR LA VICTIME l6l

Victime eucharistique n'existe que dans un état d'immolation perpétuelle. Elle a donc recours à son divin Sacrificateur qui seul peut l'immoler et la maintenir dans cet état.

L'action du Prêtre sur elle est commandée par son Sacrifice. Si cette action disparaissait, la nature de la Victime disparaîtrait également. Ce serait l'anéantissement du Sacrement. Nous ne pouvons donc concevoir un autre mode d'action du Souverain Prêtre auprès de la divine Victime de l'Eucharistie, que celui d'une intervention permanente du Sacrificateur offrant et immolant sa Victime.

Cette considération est propre à nous faire apprécier davantage le bienfait de l'Eucharistie. Car, de même qu il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime, il n'y a pas possibilité d'imaginer un mode d'existence eucharistique qui parle plus d'amour et de miséricorde que celui qui nous donne en permanence le Prêtre- Victime dans l'exercice de son Sacrifice et de son état d'immolation.

De la Cène, allons au Calvaire ; du Calvaire, allons au Tabernacle, approchons-nous du Prêtre qui y réside et nous Le verrons offrant toujours la divine Victime de son perpétuel Sacrifice.

L'amour que nous Lui aurions donné au ban-

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quet du Cénacle et au pied de la croix, reportons-le sur l'Hostie de nos louanges et de nos adorations *.

Amour éternel à Jésus Prêtre et Victime dans l'Eucharistie !

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