‹ Jésus régnantChapitre 11 sur 144 · ENVERS LA SAINTE-VIERGE · texte numérisé non relu

ENVERS LA SAINTE-VIERGE

pJ° re ken sn ip pr mieux dépendre du Sauveur Lalssant tout À sa Providence Mon corps, mon âme et mon bonheur !

(B. de MONTFORT.)

D. Quel est le but principal de cette dévotion ?

À. Le but principal de cette dévotion est d'établir le règne absolu de la très sainte Vierge dans tous les cœurs, afin d'y faire régner plus parfaitement Jésus-Christ, la Sagesse incarnée. ‘Si nous établissons la solide ‘* dévotion à la sainte Vierge, s’écrie le bien- ‘“ heureux Père de Montfort, ce n’est que pour ‘ établir plus parfaitement la dévotion à Jésus- “ Christ; ce n’est que pour donner un moyen ‘ aisé et assuré de trouver Jésus-Christ. Si la “ dévotion à Ja sainte Vierge éloignait’de ‘ Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme ‘ une illusion du démon. Mais, tant s’en faut “qu'au contraire, cette dévotion nous est né- “ cessaire pour trouver Jésus-Christ parfaite-

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XIV AVANT-PROPOS

“ ment, l'aimer tendrement et le servir fidèle- comtI

‘ ment.” com!

D. En quoi consiste donc cette dévotion ? riche

À. Elle consiste: 1° à se donner tout entier bont

à la très sainte Vierge pour être tout entier à lui s Jésus-Christ par elle ; 20 à vivre habituellement actes

et toujours dans une pleine, entière et.parfaite Ici, a dépendance de sa volonté, à l'exempie du Fils à la &

de Dieu à Nazareth. nir, |

D. Comment faut-il faire cette donation de tous .

touf soi-même, et pratiquer cette dépendance sur I absolue envers la très sainte Vierge ? en di

R. I. Il faut choisir un jour remarquable ble, s

pour lui donner, dans un acte de consécration qu'à | solennelle : 1° notre corps ; 20 notre âme ; D.

3° nos biens matériels ; 4° nos biens spirituels ; cel a

5° toute la valeur de nos bonnes œuvres pas- Viers

sées, présentes et futures. — II. A partir de À.

cette consécration, pour vivre habituellement à cet!

dans sa dépendance, il faut faire toutes nos ne de actions en Elle et par Elle, en sorte que nous par d

la regardions toujours comme agissant de con- satisf

cert avec nous, et dirigeant elle-même tout le CRE

bien que nous pouvons faire. comp

D. En quoi cette consécration diffère-t-elle ni | de celles que l'on fait à la première communion mérit || ef dans les congrégations des Enfants de poux || Marie? appol | Æ. À la première communion et dans les grace Congrégations des Enfants de Marie, on se volon

met sous la protection de la sainte Vierge, droits

713 fidèle-

tion ?

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dans les e, on se Vierge,

AVANT-PROPOS XV

comme un enfant sous la tutelle de sa mère, ou comme un pauvre sous la protection d’un riche, afin d'avoir une plus large part à sa bonté, à ses faveurs, à son amour: mais on ne lui sacrifie pas, pour cela, la valeur de ses actes, ni la liberté d'en disposer soi-même. — Ici, au contraire, en nous donnant tout entiers à la sainte Vierge pour ne plus nous appartenir, nous lui abandonnons en même temps tous les droits que nous avons naturellement sur nos bonnes œuvres. Ellé peut, dès lors, en disposer à sa volonté, comme bon lui semble, sans que nous prétendions à autre chose qu’à l'honneur de vivre sous sa dépendance.

D. Dans quel sens devons-nous considérer cet abandon de tous nos droits à la sainte Vierge ?

Æ. Pour comprendre clairement la réponse à cette question, il faut se rappeler que chacune de nos œuvres, faites en état de grâce et par des motifs de foi, renferme: r° une valeur satisfactoire ou impétratoire que nous pouvons communiquer à d’autres, et qui sert, soit à compenser la peine due au péché, soit à obtenir quelque bienfait particulier; 20 une valeur méritoire qui nous est propre, que nous ne pouvons Communiquer à personne, et qui apporte à notre âme une augmentation de grâces et de mérites. — Or, par cet abandon volontaire que nous lui faisons de. tous nos

droits, la sainte Vierge devient maîtresse ab-

AVANT-FROPOS

solue : 1° de toute la valeur satisfactoire et impétratoire de nos bonnes œuvres, qu'elle peut appliquer à qui elle veut, comme il lui plait, selon la plus grande gloire de Dieu; 20 de toute leur valeur méritoire, c’est-à-dire, de nos grâces, de nos mérites. Mais, parce que ces grâces et ces mérites, nous étant propres, sont incommunicables, elle voudra bien les garder et les conserver précieusement, comme un beau et riche trésor, dont elle nous rendra la jouissance au grand jour de l'éternité.

D. Comment pourrons-nous Secourir n0$ parents, nos amis, nos bienfaiteurs vivants et défunts, si nous ne sommes pas libres de disposer de la valeur impétratoire et satisfactoire de nos bonnes œuvres, en faveur de qui nous voulons ?

À. Loin de s'opposer à ce que nous venions au secours de ceux qui nous sont chers, ou qui se recommandent à nous, cette dévotion nous autorise, au contraire, à prier pour eux avec plus de confiance que jamais. “ Supposez une & personne riche, dit le bienheureux de Mont-

fort, .qui aurait donné tout son bien à un |

“ grand prince, afin de l’honorer davart:;e,

«“ Ne prierait-elle pas ensuite avec pius de :

“ confiance ce prince de faire l’aumône à ceux “ Ar ses amis qu’elle verrait dans l’indigence ? :. même ne serait-ce pas faire plaisir à ce pr; “e qu: de lui donner occasion de témoi- . (6 xpe: ya réconnA'3sance envers une personne

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factoire et es, qu'elle mme il lui de Dieu; ’est-à-dire, fais, parce étant prooudra bien ieusement, t elle nous e l'éternité.

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AVANT-PROPOS XVII

‘“ qui s’est dépouillée pour le revêtir, qui s'est ‘ appauvrie pour l’honorer? Eh bien | il faut ‘“ dire la même chose de Notre-Seigneur et de “la sainte Vierge, à qui nous sommes dévoués ‘et consacrés comme esclaves. Il est de leur ‘“ bonté et de leur puissance de ne jamais se “laisser vaincre en générosité. Et quoique ‘l'application de nos bonnes œuvres ne dé- ‘ pende plus de notre volonté, Jésus et Marie ‘ sauront bien, à notre recommandation hum- ‘* ble et soumise, assister de notre petit revenu “ spirituel, ou par d’autres voies, nos parents, ‘ nos amis, nos bienfaiteurs vivants et défunts, ‘ quand ils seront dans le besoin. C’est même “un devoir de justice et de charité qu'ils sau- ‘ ront mieux que nous reconnaître et remplir,”

D. Quels sont les principaux avantages que nous {rouvons pour nous-mêmes dans cet abandon à Jésus par Marie ?

Æ. Nous étant dépouillés de tout ce que nous avions pour le donner à la très sainte Vierge, nous pouvons pieusement croire :

1° Que cette bonne Mére, ayant accepté notre offrande, s’est engagée en même temps à nous considérer toujours comme son bien, à nous protéger et défendre contre nos ennemis, à nous rendre les voies du salut douces et faciles, et à nous obtenir toutes les grâces dont nous avons besoin pendant la vie F

20 Que nos bonnes œuvres passant par ses mains avant d'arriver à Dieu, elle les purifie,

XVIII AVANT-PROPOS

les augmente, les embellit de ses vertus, les

présente elle-même à Jésus-Christ pour qu’elles

soient plus favorablement accueillies, et les rend ainsi plus méritoires à ses yeux ;

3° Que, nous étant montrés généreux et désintéressés, jusqu’à nous dessaisir entièrement de nos biens propres pour les remettre entre ses mains, elle acquitte, dès cette vie, nos dettes envers Dieu, et ne permettra pas, à l'heure de notre mort, que nous restions longtemps à souffrir dans le purgatoire.

Aussi, par cette pratique intérieure et par-

faite, une âme fervente, dirigée, soutenue, |

animée d’un amour spécial pour la très sainte Vierge, arrive plus sûrement et plus promptement à une parfaite sanctification que par tout autre voie spirituelle. ‘Qu'on me fasse un “ chemin nouveau pour aller à J.-C., dit enco- “re le bienheureux de Montfort, et que ce “ chemin soit pavé de taus les mérites des “ bienheureux, orné de toutes leurs vertus ‘“ héroïques, éclairé et embelli de toutes les ‘ lumiéres et beautés des anges, et que tous ‘les anges et les saints y soient pour y con- “ duire, défendre et soutenir ceux et celles qui “ y voudront marcher ; en vérité, en vérité, je “ dis hardiment, et je dis la vérité, que je 4“ prendrais préférablement à ce chemin, qui “ paraît si parfait, la voie immaculée de Marie, “ voie ou chemin sans aucune tache ni souil- ‘ lure, sans péché originel ni actuel, sans om- “ bres ni ténèbres.”

de cet.

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| Vierge

20 ] conséc une n Cette tement vir d’e

3° ] Vierge le jou dépen(

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, Soutenue, très sainte 1s prompteque par tout ne fasse un >, dit enco- , et que ce mérites des eurs vertus e toutes les et que tous pour y conet celles qui en vérité, je rité, que je chemin, qui se de Marie, he ni souilel, sans om-

AVANT-PROPOS

D. Quelles sont les obligations ou Pratiques de cette dévotion ?

Æ. Il n’y en a aucune d’absolument essentielle. Pour être esclave de Jésus en Marie, il suffit d’avoir fait, une fois pour toutes, l'acte de consécration de la manière indiquée ci-des-

| sous. C’est un contrat qui dure toujours, à

moins qu'on ne le rétracte formellement. Cependant, à ceux qui veulent devenir parfaits, le bienheureux de Montfort conseille, en outre, quelques pratiques particulières, soit extérieures, soit intérieures.

D. Quelles sont les pratiques extérieures ?

Æ. Ces pratiques sont : 1° de se préparer à sa consécration en offrant à Dieu, pendant trente jours, toutes ses prières, méditations et bonnes œuvres, aux intentions de la sainte

| Vierge ;

2° De renouveler chaque année son acte de consécration, après s’y être préparé pendant une neuvaine ou même employer un mois.

Cette préparation de trente jours peut parfaitement coïncider avec le mois de mai, et servir d'exercices pour le mois de Marie ;

3° De faire une petite offrande à la sainte Vierge, le jour de la première consécration et le jour de la rénovation, comme marque de dépendance universelle envers Marie ;

4° De réciter tous les jours, ou du moins le plus souvent possible, le Magnificat,le Chape-

let, ou même le saint Rosaire, et surtout la

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