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CHAPITRE III

Paraphrase sur l'oraison de la petite Couronne .de Marie.

Couronne en l'honneur des privilèges et

des grandeurs de la très sainte Vierge, dont la récitation nous est tant recommandée dans le Secret de Marie! Vous en savez l'ori-

ine,

s Saint Jean, le disciple bien-aimé de Jésus et de Marie, vit un jour un grand prodige dans le ciel, comme il est raconté au chapitre x11 de l’Apocalypse : 4 Une femme couronnée de % douze étoiles, revêtue du soleil, et tenant la ‘ lune sous ses pieds.” Or, cette vision, selon les interprètes de l'Ecriture, représente. la très

(cr ravissante prière que cette Perife

dit de la It toutes ne cette souvent

Dur, vos mps en s-même, us êtes

Ourchne

> Petite èges et Vierge, nandée z l’ori-

‘sus et lans le XI1 de ée de ant la selon la très

sainte Vierge, avec ses vertus, ses privilèges, surtout celui de sa divine Maternité. C'est là ce qui a donné lieu à cette Couronne de douze étoiles, bénie du ciel par de si nombreux prodiges de grâces, tant aimée d’un saint Joseph Calasanz, d’un B. Berchmans, et de tant d'autres pieux enfants de Marie. Au siècle dernier, le bienheureux Montfort, dars le but de rendre cette prière plus attrayante, ajouta à chaque Ave Maria quelques-unes des plus belles louanges en l'honneur de. la très sainte Vierge, avec cette gracieuse invitation : “ Réjouissez-vous, Vierge Marie, réjouissez-vous mille fois.” Oh! qui nous donnera les sentiments dont son âme était remplie quand il offrait cette Perite Couronne à Celle qu’il appelait si suavement sa gonne Mère / Comme il eût désiré que toutes les créatures devinssent autant de bouches pour répéter avec lui ces magnifiques louanges |! Aussi at-il voulu qu'elle servit de prières du matin aux membres de la double famille religieuse qu'il a fondée : c’est comme le premier cri du cœur au réveil, la première caresse de l'enfant à sa mère chérie,

Ame pieuse, aimez, vous aussi, chaque jour, ou du moins aussi souvent que vous le pourrez, à effeuiller aux pieds de notre auguste Souve. raine cette belle petite Couronne de roses, .. Quels doux parfums vous y Savourerez |...

Quelles grâces abondantes vous recevrez si

vous la dites comme il faut 1... Aimez surtout à méditer l'oraison qui est à la fin. Elle est comme le résumé de la doctrine du bienheureux Montfort sur la vraie dévotion à Marie, Voici quelques pensées qui pourront vous aider à en comprendre les beautés.

En commençant, considérez la très sainte Vierge, assise au Ciel sûr un trône magnifique, environnée de sSplendeurs, recevant les hommages de toute créature, des anges et des hommes ; saluez-la avec la plus profonde humilité, comme la Fi//e bien-aimée de Dieu le Père, la Mère'admirable de Dieu Le Fils, l'Epouse très fidèle de Dieu Le Saint-Esprit, comme le Tem- Êle auguste de la très sainte Trinité, ce monde de Dieu, dit le bienheureux de Montfort, où Jésus est encore caché à la fois infiniment saint et relevé, infiniment condescendant et proportionné à notre faiblesse, Puis laissez doucement épancher votre âme aux pieds de cétie auguste Reine : Celle que vous vous proposez d'honorer ainsi n’est-Élle pas embrasée Pour vous du plus tendre amour ?

Dites-lui donc: ‘“ 7e ous salue, Marie, ma chère Maîtresse !.. . Quel honneur Pour vous, Enfant de Marie, de servir Celle qui est appelée la Maîtresse et ia Mère de Jésus, cette auguste Reine qui a le sceptre de la miséricor. de et qui l’exerce avec tant de bonté à l'égard de ses plus coupables enfants: car quel est le malheureux, quelque désespéré qu’il soit, qui

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JÉSUS RÉGNANT PAR MARIE al

n'obtienne par son intercession puissante un miséricordieux pardon? Au souvenir de sa tendresse pour vous, et des joies qu’on trouve au service d’une si aimable Maîtresse, écriezvous avec saint Bonaventure : « Je veux, à l’avenir, 6 douce Souveraine, combattre sous votre conduite, je me soumets tou: entier à votre empire, je veux être dirigé et gouverné par vous.” Mais ne suis-je pas environné de misères, et mes péchés ne sont-ils pas, à vos yeux si purs, autant de plaies qui exhalent une odeur repoussante ? Comment alors daigne- 1éz-Vous me conduire, vous, la plus noble des créatures? Divine Maîiresse, vous êtes aussi la Reine de la miséricorde ; €t quels sont vos sujets, sinon ceux qui, comme moi, sont pleins ue misères et dignes de votre pitié? Vous êtes la Reine de la miséricorde, et je suis le plus misérable entre tous vos enfants. Comment donc pourrez-vous ne pas faire arriver jusqu'à moi les effets de votre compassion ?

Car il n’est personne qui, se soumettant à votre empire, n'obtienne en cette vie un miséricordieux pardon qui le Sauve, quelque malheureux, quelque désespéré qu'il soit, Je ne craindrai donc plus rien à l'avenir, et je m'’écrierai dans les sentiments du Prophète : “ Ma divine “ Maîtresse me conduit, il ne me manquera “ rien.”

Vous êtes aussi ma £onne Mère / Oh ! qui me révèlera toute l'étendue, toute la profon-

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deur de l’amour que vous me portez ! vous qui avez tant fait pour moi ; qui, pour le salut de mon âme, avez sacrifié votre Fils, ce cher Fils que vous aimiez à tant de titres !. .. Ma bonne Mère ! Que ce mot ravit mon cœur! Il ya dans le cœur d’une mère ici-bas tant de tendresse, de zèle, de dévouement | Quel duit être votre amour, vous la plus parfaite, la plus tendre, la plus compatissante de toutes les créatures |

Une mère n'oublie jamais son enfant. Je me souviencrai toujours de ces paroles, ô divine Vierge, et rien n’ébranlera la ferme espérance que je veux mettre en vous. Quand toutes les mères réuniraient leur amour sur un seul enfant, je n'aurais pas encore l'idée de la tendresse que vous avez pour moi. Je me redirai donc au milieu de mes peines et de mes térreurs, je me redirai, avec -un de vos saints les plus dévoués : ÆY/e est ma Mère | ! et cette parole me fortifiera au milieu de mes ennuis, me remplira d’une douce joie, d’un vif amour.

Reine de mon cœur, ma Vie, Ma douceur et mon espérance après Jésus !

O douce Souveraine, régnez donc en moi par vos charmes et votre beauté ; régnez en moi, vous qui êtes la vraie vie, par qui l’homme a recouvré ce qu'il avait perdu ; vous q'i, tous ies jours, nous donnez la vie de la grâce et assurez à ceux qui vous aiment, celle de la gloire, la vie éternelle... Mais si vous êtes ma

vie, P pourc mon ; après qui êt rerai car, Q met e!

Vot Reine dresse charm O Sou amour je vou ielere vôtre, avec l’ el mon Mai faire q ayez v ainsi.

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mon su Seipi fait, et moi co:

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| Vous qui Salut de cher Fils Ma bonne "| Tya t de ten- Quel duit €, la plus outes les

fant. Je >s, Ô divi- > espéranid toutes un seul de la tenme redide mes OS saints / et cets ennuis, if amour, Ouceur et

en moi égnez en ui l’hom- JOuS q'ii, la grâce lle de la êtes ma

vie, pourquoi n'êtes-vous Pas toujours en moi, pourquoi ne pénétrez-vous Pas en tout temps mon âme? O ma douceur et mon espérance après Jésus, je ne cesserai d'espérer en vous qui êtes l’Espérance des désespérés; oui, j'espèrerai en vous, et ma demande sera exaucée, car, quelque malheureux qu’il soit, celui qui met en Vous son espoir ne peut être confondu. Vous êtes la Reine de mon cœur / Gracieuse Reine dont le souvenir seul remplit de tendresse, dont la beauté réjouit les yeux, dont le charme infini enivre l’âme qui vous contemple | O Souveraine, qui ravissez les cœurs par votre amour, qu’avez-vous fait du mien? Où donc, je vous le demande, l’avez-vous placé, afin que je le retrouve? L'avez-vous tellement uni au vôtre, Ô divine. Reine, que je puisse m'écrier avec l’un de vos enfants: Vous êtes mon cœur el mon âme !...

Mais qu’ai-je dit? Doux Jésus, se peut-il faire qu’en me donnant Marie pour mère, vous ayez voulu l’unir si intimement à moi-même qu'Elle soit mon cœur et mon âme? Ilen est ainsi. En me donnant votre Mère pour la mienne, vous m'avez donné tout ce qui est à Elle, vous m’avez donné SOn Cœur, pour être mon supplément et mon tout envers vous.

Seigneur Jésus, quel grand don vous m'avez fait, et comment vous en remercier ! Faites.

moi comprendre, ô mon Dieu, toute la grandeur et tout le prix de ce trésor merveilleux

afin que je puisse en user dignement et vous V4

en bénir sans cesse |!

Marie, mon cœur et mon âme ! O Cœur trés |

pur, très saint, l'autel de mon Jésus, le temple !

de mon Dieu! Cœur très doux, très comnatissant à mes innombrables misères ! O Cœur admirable, qui ravissez le ciel tout entier, que

ne VOUS ai-je mieux connu! Mais c'en est fait : À

par vous et er vous, j'aimerai mon Dieu, et je

satisferai parfaiteraent à tous mes devoirs à

l'égard du procha:1:.……… J'honorerai dignement |

les anges... Je puiserai dans #07 cœur tous les trésors de grâces pour ceux qui me sont

chers... En Marie, je me perdrai, comme j: | goutte d’eau dans l'océan; et quand, effrayé à la vue de ma pauvreté intérieure, je sentirai le !

désespoir près de m’envahir, tout heureux je

contemplerai avec joie les trésors de #07 cœur À

pour les offrir à Dieu : son humilité profonde, pour couvrir mon orgueil; sa pureté admirable, pour cacher mes fautes innombrables, etc...., et je répéterai encore avec bonheur: Mon cœur et mon âme !”

Mais puisque cette divine Vierge s’est donnée toute à vous et se fait votre caution, votre supplément, votre tout envers Dieu, n'est-il pas juste que vous soyez tout à Elle sans aucune

réserve? Voilà pourquoi vous lui dites: 7yt 7

ce que j'ai est à vous, ma bonne Mère, ef tout ; que vous avez est à mot.

Enfant de Marie, ::vez-vous bien pesé tte

Ren

ent et vous LA

j'étenduz de’ votre glorieuse consécration à

cette auguste Vierge, et la vocation sublime à laquelle vous êtes appelé? En vertu de votre donation, vous ne Pouvez plus revendiquer, en voiré faveur, la valeur d’une seule bonne œuvre, de Ja plus légère Souffrance, Mais aussi queile gloire est la vôtre, si vous êtes fidèle, car toutes vos pensées, vos paroles, vos actions de chaque jour sont autant de perles précieuses qui doivent orner le diadème de Marie | Vous imitez Jésus, la Sagesse éternelle, qui a voulu dépendre en toutes choses de Marie, et, par cette soumission absolue, a procuré parfaitement la gloire de son Père.

En remettant tout entre les mains de votre bonne Mère, vous entrez en Participation de la sublimité de ses intentions, et vous pouvez dire hardiment que la valeur de toutes vos pensées, de toutes vos bonnes œuvres, est consacrée à la plus grande gloire de Dieu. u’y a-t-il de plus consolant ? Quelle preuve d'amour vous donnez à Marie, et quelle source de joie Pour votre âme! Rappelez-vous ce que vous avez lu, au Secret de Marie, sur les avantages et les merveilleux effets de cette consécration. Mais, hélas | que vous êtes loin d’être tout à Marie ! Que de choses, dans vos œuvres, dans vos affections, dans vos pensées, qui ne sont + * pas pour Elle | ÿ Renouvelez votre donation en disant : «“ Tout ce que j'ai est à vous, ma bonne Mère, et tout

3) Cœur très s, le temple À s comnpatis- | O Cœur entier, que en est fait : | Dieu, et je s devoirs à 1 dignement h cœur tous ui me sont , Comme la id, effrayé à | e sentirai le À heureux je e mon cœur é profonde, eté admira- Lombrables, c bonheur:

e s’est dontion, votre n'est-il pas Ans aucune ites : ZoutË rés ét lott :

pesé tre

ce que vous avez est à moi! Mais cette dépendance ne suffit ni à votre sublime grandeur, ni à l'étendue de mes désirs! Je vous supplie, auguste Souveraine, de daigner prendre vousmême sur moi la puissance que je ne puis ni ne sais vous donner, et de me faire tout votre bien, en la manière que vous savez, et que, dans mes ténèbres, je ne saurais connaître.

Oui, je vous supplie de m’enclore en vos pouvoirs et privilèges, de faire que je vous appartienne de la manière la plus intime, la plus

étroite, comme vous pouvez le désirer, de sorte |

que je vous honore, non seulement par mes œuvres et mes souffrances, mais encore par une vocation, une condition nouvelle, comme vous seule pouvez savoir.”

Pour appartenir ainsi à cette toute bonne Mère, vous avez besoin de tout son secours, et c’est pourquoi vous ajoutez: Que votre âme soit en moi pour glorifier le Seigneur ; que votre esprit soit en moi pour se réjouir en Dieu ! Car lorsque nous recherchons Marie assidûment, comme vous l'avez lu aux premières pages de ce volume, ce n’est plus en quelque sorte l'âme qui vit, c'est Marie qui vit en elle ; l'âme de Marie devient notre âme, pour ainsi dire ! … Dieu lui-même a dit à la très sainte Vierge:

‘ Habitez en Jacob, prenez votre héritage en ‘ Israël ; jetez les racines de vos vertus dans “mes élus.” N’at-Elle pas d’ailleurs l'empire sur tout ce qui est soumis à Dieu? N’est-Elle

pas la nous |

le bien chante

Cher de perd Mère !

stance, « vécu ju nouveau comme :

zélé pot dites ave

O Vie

| amoureu,

en vous, n’en sera passé, si vousner pas assez Que de f bonnes ir aux pieds faveurs n Par mes i mépris de

pas la Reine de

ette dépenrandeur, ni us supplie, ndre vous-

S CŒœursP?..

chante dans l’un de ses beaux

ne puis ni Voici ce qu’on ne pourra croire, tout votre Je la porte au milieu de moi, ez, et que, Gravée avec des traits de gloire, connaître. Bien que dans l’obscur de la foi, n vos pouous apparne, la plus r, de sorte !

it par mes ncore par| le, comme

ute bonne pour la gloire de v

secours, et avec la plus vive confiance :

votre âme © Vierge fidèle, mettez-vous comme un cachet que votre QMOuTeUx Sur mon Cœur, afin que, par VOUS et Dhs Car er VOUS, je Sois trouvé fidèle à mon Dieu. Car ssidûment, M 1 €n Sera-t-il pas de moi e

n Ce jour comme du

s pages del Passé, si vou orte l'âme

‘âme de : à À dire. Que de fois, méprisant de e Vierge bonnes InSpirations, j'ai malheureusement foulé éritage en "x pieds le sang de mon Jésus, par qui ces ertus dans aveurs m valent été méritées! Que de fois, rs l'empire] PAT Mes ingratitudes, J'ai mérité à mon tour le N'est-ElleM MéPris de Dieu! Di

ivine Mére, ne permettez

48 JÉSUS RÉGNANT FAR MARIE plus ce malheur, cet étrange aveuglement, © Vierge fidèle, mettez-vous comme un cachet sur mon cœur. N'est-ce pas votre désir? ne voulez-vous pas régnez en mon âricr Et maintenant que je vous en supplie, vous êtes sourde à ma voix! Pourquoi semblez-vous dormir ?

Levez-vous donc, ô ma Souveraine, et secourez-moi |

Vous êtes ma Aère, et une Mère pleine de bonté... N'est-ce pas à celle-ci qu’est dévoulu le soin d'initier l'enfant à la vie, de le faire

croître, de diriger ses pas, de le défendre ? À Une mère n'oublie jamais son enfant, quelque | ingrat, quelque misérable qu'il soit. Et qui |

pourrait détourner de moi vos regards si doux et si compatissants P... Mes péchés, mes infidélités sans nombre?... Mais c’est ce qui doit exciter votre pitié et vous presser de me secourir...—Mes ennemis ? Quand rien autre chose ne saurait vous toucher, ne serait-ce pas assez, pour me venir en aide au plus vite, que la vue

de votre ennemi qui ose ainsi s'emparer par À

surprise de votre serviteur? Hâtez-vous donc, ô ma Souveraine, de m'exaucer.

Faites-moi la grâce de me mettre, aujour:

d'hui, au nombre de ceux que vous aimez. enseignes, nourrissez, dirigez el ÿ 'éges comme vos dévoués serviteurs et enfan main serait

trop tard, car aujourd’hui je puis mourir! Et &

corment comparaître au tribunal de votre Fils, l'âme ainsi souillée de misères? Que devien-

drai-je Cœur:

né à êt le soufi vous le de m'e C'est

la prin pas qu passage ce de gr de moi mon bot Et pc que je v Dieu pa sûr et éternelle Ô tout a ne toute la conso séricord élus, po:

soupirer choses, :

ce que de la Sa, du divin se dérob de tant d m'écrie s

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LEZ, EN Sei- HIME VOS in serait mirf Et otre Fils, devien-

draïje si je ne suis pas trouvé selon son

Cœur ?... Oh! l'enfant serait-il donc condamné à être pour toujours séparé de sa mère, et le souffririez-vous? 7. empus faciendi, Domina : vous le voyez, 6 Mère, c’est le temps d'agir et de m'exaucer |

C'est pourquoi, 5 Æ;7/e du Roi des rois, dont la principale gloire est au dedans, ne pi mettez PAS que je me dissipe dans Les choses visibles et passagères ; mais faites que, par une abondance de grâces, je sois loujours occupé au dedans de moi pour y trouver en Dieu mon Llaisir, mon bonheur, ma gloire et mon repos.

Et pour cei:, 6 douce et divine Mère, faites

que je vous ac: çar vous aimer, c'est aimer Dieu parfaitement : c’est avoir trouvé le moyen Sûr et parfait pour trouver Jésus, la Sagesse éternelle... Et comm nt ne Pas vous aimer, ô tout aimable Princes. vous vers qui se tourne toute âme vivante : les afiligés, pour trouver la consolation ; les pécheïrs, pour obtenir miséricorde ; les justes, pour être fortifiés in élus, pour être enivrés de bonheur !... Qui ne soupirerait vers Vous, ô Réparatrice de toutes choses, vous, plus belle que le soleil, plus douce que le miel lui-même? Vous êtes le siège de la Sagesse, la source de la bonté, le ra yon du divin Soleil à la chaleur duquel nul ne Bet se dérober, A la vue de tant de beautés, ravi de tant de douceurs, je soupire vers vous, et je m'écrie sans cesse : “Oh ! que mon exil est

so JÉSUS RÉGNANT PAR MARIE

“ long !... Quand, 6 ma très bonne Mère, ‘‘ aurai-je la consolation de vous voir non plus ‘en figure, mais en réalité ? ”

Faites donc, 6 ma Souveraine, que je vous aime de plus en plus, vous qui ravissez d’admiration toute créature qui vous contemple, vous qui avez tenu en suspens les anges et le Cœur de Dieu même 1... vous dont les soupirs ardents ont fait descendre en cette vallée de larmes Jésus, la Sagesse éternelle... Faites, 6 vous, si bonne et toujours prête à nous exaucer, que, ravi de vos splendeurs, enrichi de vos grâces, orné de vos vertus, je sois tout perdu en Vous, jusqu'à ce que, far 4 Saint-Esprit, votre fidèle Epoux, et vous, sa fidèle Epouse,

m, Jésus-Christ, votre très cher Fils, soit parfaite-

” tement formé en mon cœur à la gloire de Dieu, mon Père | Ainsi soit-il, CHAPITRE IV

Jésus-Eucharistie, et la très sainte Vierge.

mour ce mot redit à mon cœur !...

Eucharistie ! où Jésus, doux prisonnier, satisfait sans cesse pour mes péchés, me comble de ses plus grandes faveurs et veut s'unir à

| grep 1! Quelles merveilles d’a-

Stance immaculée de la trés sainte Vierge.

Enfant de notre bonne Mère, que lui rendrons- NOUS pour un si grand bienfait ?

Mais Marie, en nous donnant Jésus au saint Autel, nous apprend aussi quels hommages nous devons rendre à l'humanité sainte de Notre-Seigneur: c'est donc à Elle que nous aurons recours ; ce sont les dispositions de son Cœur que nous devrons emprunter, soit Pour assister à la sainte Messe, ou recevoir la sainte Communion, soit pour rendre nos adorations au divin Prisonnier du Tabernacle.

Voyons d’abord comment notre divine Mère NOUS apprend à assister à la sainte Messe.

CHAÏITRE V

La sainte Messe.

OULEZ-VOUS comprendre toute la gran- Ÿ deur du saint sacrifice auquel vous assistez si souvent peut-être avec tant de froideur ? Représentez-vous Je Calvaire. Qu'’y voyez-vous ?... La Sagesse éternelle du Père, Jésus, le doux Sauveur de votre âme, qui se sacrifié et meurt d'amour Pour vous, plongé dans les humiliations les plus profondes, saturé d'opprobres, couvert d’horribles blessures. :

A héro dire, te?

Tout dont ce q!

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de st qu’'or Epip prêts votre Dieu plus :

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Vierge.

ndrons-

au saint nmages inte de le nous ons de er, soit voir la os adocle.

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Père, qui se >iongé saturé | RS

Au pied de la croix, quelle est cette femme héroïque qui se tient debout, collée, pour ainsi dire, au bois qui sert d’autel à la victime sainte? (C'est la Mère de Jésus et votre Mére!

Tout en compatissant à l'immense douleur dont son âme est transpercée, demandez-vous ce qu'Elle fait. .. Elle offre un sacrifice! Elle immole une victime pour qui Elle donnerait mille vies si Elle le pouvait, son divin Fils, l'Homme Dieu, “ /a chair de sa chair, Le sang de son sang.” C'est bien ici, divine Mère, qu’on peut vous appliquer ces paroles de saint Epiphane: ‘“ O Vierge sainte, vous êtes à la fois prêtre et autel. Oui, vous êtes prêtre par votre amoureuse conformité à la volonté de Dieu; vous offrez le sacrifice le plus pur, le plus saint et en même temps le plus déchirant pour le cœur d’une mère. Vous êtes aussi l'autel, le Calvaire même! Votre cœur reflète toutes les plaies qui déchirent le corps de Jésus ; et sur cet autel, vous vous offrez avec la divine Victime qui meurt pour notre salut , avec Jésus, vous vous sacrifiez pour nous, pleine d’une douleur indicible, mais admirable de générosité et d'amour | ”

Et maintenant contemplez l'autel où le prêtre va célébrer la sainte Messe : que vous dit la foi? Le saint Sacrifice n’est pas seulement la représentation, mais la réalité de celui du Calvaire ; c’est le même prêtre, la même victime. Là, pourriez-vous oublier Marie, la

Mère de douleur, qui se tenait au pied de la croix, se sacrifiant avec son Fils? Est-ce que tout ne rappelle pas son souvenir? N'est-Elle pas d’ailleurs le parfait modèle que vous devez vous efforcer de reproduire, afin d’imiter plus parfaitement Jésus ?

Marie, après l’Ascension de N otre-Seigneur, assista presque tous les jours jusqu'à sa mort au saint sacrifice de la Messe offert par saint Jean. Quels étaient alors les sentiments de cette tendre Mère? Maintenant encore, du haut du ciel, cette divine Vierge ne participe-t- Elle pas à l’immolation mystique de son Fils Sur nos autels? ‘ Vierge sainte, s’écrie le pieux “ Gerson, nous sera-t-il permis de dire que “ vous êtes ici dans ce sanctuaire, par une pré- “ sence réelle, comme votre Fils Jésus qui “ s'offre entre les mains du prêtre ? Oui, vous ‘‘ êtes avec nous ; si ce n’est pas avec une ‘ dimension corporelle, du moins vous êtes “ présente par l'influence spirituelle que votre ‘ miséricorde daigne exercer sur ceux qui vous ‘ aiment, et par les doux regards que vos yeux “ abaissent sur nous.” { Serm. 1 de Spirit.)

Efforcez-vous donc, toutes les fois que vous assistez au saint Sacrifice, d'entrer dans les dispositions si admirables de la très sainte Vierge, votre modèle et votre supplément.

Plus vous aurez soin de vous humilier au sou. venir de vos péchés, et de l'invoquer, plus cette divine Mère vous communiquera ses lumières

et vous fera mieux comprendre les rapporis intimes qui l’unissent à Jésus-Hostie.… Bientôt tout au saint autel vous rappellera son souvenir.

Les prières de la Messe, si vous en pénétrez le sens, vous remettront sous les yeux les circonstances les plus touchantes de la vie de la très sainte Vierge et les mystères auxquels Elle prit une part si active. L’/nrois et le Æyrie vous rediront ses soupirs ardents qui avancérent la venue de Jésus sur la terre ; le Gloria, le cantique des anges-à Bethléem où Elle adorait l'Enfant Dieu et le contemplait avec tant de bonheur; l'Zyftre, l'Evangile, les merveilles dont Elle était témoin et qu’Elle Conservait dans son cœur pour les faire con.

naître plus tard au monde ; l’'Ofertoire, le mystère de la Présentation, où Elle fit pour la première fois à Dieu le Père l'offrande publique de cette divine Victime que nous offrons aujourd'hui, par les mains du prêtre... La Consécration, vous rappelant limmolation de Jésus au Calvaire, vous redira aussi l'amour de cette divine Mère qui consent encore à la mort mystique de son Fils à l'autel. Enfin à la Communion, comment ne serez-vous pas tout embrasé, en songeant que c’est encore Elle qui vous le donne véritablement avec une tendresse ineffable ; que c’est du plus pur sang de son Cœur qu'a été formé re doux Jésus que vous allez recevoir... Oh! vous qui désirez vous

A a a de: +de 3 pe

unir à votre Mère, comprenez-vous quels liens étroits vous contractez avec Elle dans le saint Sacrifice P

Il y a plusieurs méthodes très pieuses pour assister à la Messe. En voici une bien agréable à Notre-Seigneur, selon la révélation faite à une âme sainte, et qui est enrichie de 300 jours d’indulgences. Élle est de saint Léonard de Port-Maurice et a été rédigée dans l'esprit d'union à Marie. Elle nous apprend comment nous pouvons acquitter les quatre grandes dettes dont nous sommes redevables à Dieu, c’està-dire : 1° louer et honorer son infinie Maijes-

té; 20 satisfaire à sa justice, pour les fautes

que nous avons commises ; 30 le remercier Pour toutes les faveurs dont nous avons été comblés ; 40 le supplier comme l’auteur et le distributeur de tous les biens qui nous sont nécessaires, Cette précieuse pratique nous donne une haute idée de l'excellence et des grands avantages du saint Sacrifice et nous rappelle les dispositions de Marie s’unissant à la divine Victime adorant, expiant, rendant grâces et offrant à son Père d’ardentes supplications pour le salut du monde. .

Embrassez donc avec zèle cette pieuse méthode et ne manquez pas d'assister tous les jours, autant que possible, à l’adorable Sacrifice des autels, vous efforçant de l'offrir dans ies intentions de la très sainte Vierge, bien qu’elles vous soient inconnues, Quelle source

Dan jusqu’à homme vous ?

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Sacrir dans , bien source

de joie et de bénédictions, si vous y êtes fidèle,

et quelle heureuse transformation se fera bientôt en vous |

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