CHAPITRE XVIIL
Le Rosaire et la sainte Communion.
cher de la Table sainte, aimez à dire de
temps à autre une partie du Rosaire comme préparation ou action de grâces : rien de plus agréable à Notre-Seigneur, qui désire que nous allions toujours à lui par Sa divine Mère.
Nous ne pouvons commenter ici les quinze mystères ; VOyOnS seulement le premier chäpelet comme modèle de préparation.
Là, se trouvent tous les actes recommandés
b jour où vous aurez le bonheur d’appro-
r si longe devien-
pitié de gers Sans n butte à je je SUIS, ? Comme l'eau des is vous, Ô . du désir vous posu?
inion.
ur d'appro- -z à dire de du Rosaire râces : rien , qui désire r sa divine
i les quinze
mier Chäpe- |
commandés
par les maîtres de la vie spirituelle. Ainsi en récitant le Credo, si j'y prête une sérieuse attention, comment ne pas exciter ma foi, quand je rappelle en abrégé tous les mystères que Jésus-Christ, la Sagesse éternelle, a accomplis pour moi? (Aé de La Vierge Marie, a souffert... est mort... est monté aux cieux où est assis à la droite de Dieu. ) d'où il va descendre bientôt en mon âme.
Aux trois Aye, me souvenant que la très sainte Vierge est mon cœur et mon âme, mon supplément et mon tout envers Jésus... que cette communion que je vais lui faire lui appartient, avec quelle confiance je la supplierai de me donner sa foi si vive, son espérance si ferme, son ardente charité |
Jncarnation. — Jésus va aussi s’incarner en moi comme autrefois dans le sein de Marie, Car la sainte communion, selon le langage des Pères de l'Eglise, est une extension de ce touchant mystère... Mais quelles grandeurs !
quelles perfections la foi me découvre en Jésus qui va venir habiter en moi! N’est-il pas la splendeur de la lumière éternelle, si éblouissant dans sa majesté, que les anges se cachent la face de leurs ailes ?.,, Oh! si ma foi était vive, quels seraient les sentiments d'humilité dont je serais rempli?.., L'Eglise chante chaque jour : “ Vous n'avez pas eu horreur du sein de la Vierge immaculée. .” Que dirai-je, 6 doux Jésus, moi, si infidèle et si coupable 1... O di-
vine Vierge, ma Mère, vous qui vous êtes si profondément anéantie quand s’opéra en vous le grand mystère du Dieu fait hoinme, venez en moi, donnez-moi les dispositicns si admirables de votre Cœur, mettez en moi les sentiments si humbles que vous eûtes alors et que vous aviez plus tard toutes les fois qu'après l'Ascension de votre divin Fils, vous le receviez des mains de saint Jean.
Viditation. — Que mon cœur se dilate et s'épanche en de vifs sentiments de la plus douce allégresse 1... Ce n’est plus seulement la divine Mère qui daigne me visiter, mais Jésus avec Elle... Jésus, qui, dans l’adorable sacrement, est toujours le don de Marie... Et dans quel but? Pour y opérer les mêmes merveilles que dans la maison d'El "th, me combler de toutes sortes de bénéd.… uns, mais surtout répandre en moi le feu de l'ar’our los Dès lors quels doivent être mes sentiments de reconnaissance, de foi vive, de tendre amour envers Dieu, envers le prochain |
O douce Vierge, ma Mère, que de grâces n’ai-je pas à vous rendre? Je suis tout à Vous ; cette communion elle-même vous appartient :
venez donc visiter mon âme, l'orner de vos dons, ou plutôt, venez en moi recevoir Celui que vous voulez bien me donner !... Offrez vous-même à mon Jésus les saintes dispositions dont votre Cœur est encore embrasé pour lui.
Naissance de Jésus. — Le divin Enfant va
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Enfant va
prendre en moi une nouvelle naissance. Les anges, chantant le cantique : ‘ Gloire à Dieu “au plus haut des cieux, et paix aux hommes “ de bonne volonté,” me diront bientôt comme aux bergers: ‘ Un Sauveur vous est né...” O Jésus, Sagesse éternelle! vous en qui Dieu le Père prend de toute éternité si délicieusement ses complaisances ; vous qui repnsez avec tant de joie dans les bras de votre Mère, vous voulez donc, par une miséricordieuse bonté, prendre votre repos dans mon cœur !... Mais. hélas ! qu’il est froid ce cœur !. .. qu'il est pauvre et dénué de tout !
C'est vers vous que je me tourne, 6 divine Mère ! n’êtes-vous pas mon trésor, mon supplément et mon tout près de Jésus? Puisque vous daignez me demander l'hospitalité pour votre divin Fils, faites en moi ce que vous fites autrefois dans l’étable, préparez mon cœur, ornezle de vos vertus ; présentez à Jésus les hommages que vous lui offrîites quand, au sortir de votre sublime extase, vous l’aperçûtes pour la première fois couché sur la crèche.
Présentation. — O Vierge sainte, comment reconnaître tant de bonté, et quelle grâce vous voulez me faire, à moi si indigne de vos faveurs ! Ah! je vois bien que vous êtes une bonne Mère! Ce n’est pas seulement entre mes bras que vous allez déposer votre doux Jésus comme vous le fites pour Siméon ; c’est mon cœur même qui va être le temple où il va s'offrir au-
jourd’hui à son Père, comme la Victime qui doit expier mes péchés et tous les crimes du monde |
Mais ce cœur est-il pur et détaché de tout comme celui du saint vieillard? Hélas! que d'attaches, que de liens, que de fautes qui sont comme un lourd poids qui courbe mon âme |
O Vierge très pure, douce Mère, donnez-moi part à vos vertus, et Jésus se complaira en mon cœur,! car c'est entre les lis que votre Bien- Aimé aime à se reposer. Ornez-moi donc de votre pureté virginale, et en me donnant votre divin Fils, offrez-le pour vous, pour moi, pour tous ceux qui me sont chers, et faites que je sois digne d'être offert avec Jésus, votre divin Fils, comme un holocauste agréable aux yeux du Père céleste.
Recouvrement de Jésus. — Que la contemplation de ce mystère est capable d’enflammer nos désirs, au moment de recevoir amoureusement cette tout aimable etinconnue Sagesse |... O mon âme, souviens-toi, ou plutôt tâche de pénétrer un peu avec quel amour, quels infinis désirs de te posséder, elle daigne venir vers toil... Contemple ses beautés... tout le ciel en est ravil... ses grandeurs... toutes les nations de la terre ne sont rien devant elle! .. sa majesté... la lumière du soleil n’est que ténèbres en sa présence... les trésors dont cette aimable Princesse vient te combler...
« Celui qui me trouvera aura l'abondance de
ime qui rimes du
de tout las | que qui sont on âme | nnez-m0OI a en mon tre Biendonc de ant votre moi, pour es que Je otre divin aux yeux
| contemnflammer noureusegesse |...
tâche de els infinis venir vers ut le ciel tes les nait elle! ..
n’est que sors dont -ombler...
ndance de
“ tous les biens, car les richesses, la gloire, les “ honneurs, les dignités, les solides jouissances ‘Cet les vraies vertus sont avec moi.” (Prov. vi.) Mais surtout, 6 mon âme, vois avec quelle ineffable bonté ce divin Jésus te demande ton cœur pour y demeurer. .…. Praebe, fili mi, cor tuum mihi... Oh! que feras-tu donc en présence de tant d’amour?... Ne soupires-tu pas vers Lui comme le cerf altéré après l’eau des fontaines, car il est la source de vie... comme l'enfant qui désire se jeter entre les bras de sa mère... comme le malade qui voit devant lui un médecin habile et désireux de le guérir... Mais qu'est-ce que tous ces sentiments pour Jésus? Il te faudrait les pleurs, les soupirs, les transports de Marie soupirant après l'Enfant-Dieu, qu'Elle a perdu depuis trois jours, et qu’Elle retrouve au Temple... Demande-les à ta Mère; Elle a un bien plus
and désir de te les donner, que tu ne peux l'avoir toi-même de les recevoir.