‹ Jésus régnantChapitre 63 sur 144 · CHAPITRE I De la pureté d'intention · texte numérisé non relu

CHAPITRE I De la pureté d'intention

NFANT de notre bonne Mère, vous l'avez

D bien compris, ce ne sont pas seulement nos exercices de piété, mais toutes nos œuvres que nous devons faire en union avec la très sainte Vierge, afin de glorifier Dieu plus parfaitement et d'augmenter le mérite de nos actes, Ecoutez ce que Jésus, le Fils de Marie, disait un jour à sainte Gertrude : “ De même “ qu’un usurier ne laisse jamais échapper vo- “ lontairement l’occasion de faire un nouveau “ gain, beaucoup moins permetirai-je qu’une “ seule de vos pensées, un seul de vos mouve-

“ ments, dont mon amour aura été le principe, «“ soit sans profit pour votre âme. Je ferai tout “ servir à ma plus grande gloire et à votre « salut éternel” (P. Faber, Zou* pour Jésus.)

Quelle reconnaissance ne devons-nous pas à Jésus et à sa très sainte Mère de nous avoir donné un moyen si facile de nous enrichir, pour l'éternité, à tous les instants de notre vie! Comprenez-le bien : nos actions, même les plus communes, faites en état de grâce et par une intention surnaturelle, sont d’un prix immense aux yeux de Dieu, et leur mérite, dit saint Thomas, augmente en proportion du motif surnaturel qui les a inspirées. Mettez donc toujours vos actions, dès le matin, entre les mains de Marie qui les purifiera de leurs souillures, vous fera entrer en participation de la sublimité de ses intentions, et saura employer la valeur de ces œuvres à la plus grande gloire de. Dieu. Quelle consolation pour vous, si vous avez un peu de foi !

Et d’abord, la très sainte Vierge puriñe les bonnes œuvres que nous lui offrons. — Quelle étrange corruption est la nôtre! Quelle faiblesse, quelle inconstance, à tout instant |! Que d'imperfections, de recherches de nous-mêmes, que de péchés peut-être! Nos actions, même les plus sublimes, dit un saint, se ressentent de notre mauvais fonds. Mais si nous avons soin de les remettre entre les mains de Marie,

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reux de Montfort, de toute la souillure de l'amour-propre et de l’attache imperceptible à la créature qui se glisse insensiblement dans les meilleures œuvres. (Vraie Dévotion, Ile partie.)

2° De plus, Elle lies embellit en les ornant de ses vertus et de ses mérites qu’Elle a légués, à sa mort, à tous ceux qui la servent fidélement, et dès lors quelle grâce et quelle beauté ne leur donne-t-Elle point ?... Quelle puissance res bonnes œuvres n'ont-elles pas sur le cœur de Dieu ! et comment Notre-Seigneur ne les agréerait-il pas, Lui qui ne refuse rien à sa très sainte Mère |...

3° Mais ce qui doit nous combler de joie et nous presser fortement de rechercher Marie en toutes choses, c’est que par Elle nous quittons nos propres intentions et opérations, quoique bonnes et connues, pour nous perdre dans celles de notre divine Mère, et par là nous entrons en participation de la sublimité de ses intentions qui ont été si pures qu’Elle a donné plus de gloire à Dieu par la moindre de ses actions, que les plus grands saints, par leurs vertus les plus héroïques. Oh ! que ne nous est-il donné de connaître comment, dès l'âge le plus tendre, par suite de l'amour dont son Cœur était embrasé, la divine Marie remplissait d’étonnement les anges eux-mêmes |

4° De plus, si vous êtes fidèle, vous pouvez dire hardiment que vous procurez la plus gran-

de gloire de Dieu. N'est-ce pas, en effet, ce que nous prouve la vie tout entière de Jésus qui ne descend sur cette terre que pour glorifier son Père en sauvant les hommes, et qui n’a pas cependant, lui, la Sagesse éternelle de Dieu, trouvé de moyen plus parfait et plus prompt que de dépendre de la divine Vierge ?

Oh! qu'on glorifie hautement Dieu, dit le bienheureux Père de Montfort, quand, à l'exemple de Jésus-Christ, on se soumet, pour lui plaire, à Marie, sa très sainte Mère !

Imitez donc un si beau modèle. Dans vos travaux, dans vos loisirs, dans vos études, dans vos petites peines, en toutes choses, aimez à dépendre de Marie, à remettre tout entre ses mains, suivant le conseil qui vous a déjà été donné.

De temps en temps, pendant l’action, renouvelez votre offrande par un simple coup d'œil de votre âme, et faites en sorte que si l’on vous disait inopinément: ‘Pour qui faites-vous ceci?” vous puissiez toujours répondre sans hésiter: “ Pour Marie” Oh! que de joie pour les anges, que de gloire pour Dieu, que de faveurs vous attirerez sur le prochain et dès lors sur vous-même |

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