Jeunes fleurs
Le mieux serait pcui-cire^ scigii-il de nos productions les plus minces^ que seule la mort ViOus arrêtât de retoucher. Sa7îs cependant pousser jusqu à ne se tolérer d'ouvrages que posthumes^ du nioins ne devrait-on se hâter de mettre au jour ses écrits: aussi kien^ ce qui se montre comme vraiment bon ne perd rien à attendre et demeure bon éternellement.
Je me vois un exemple de nos excès d'impatience. Préoccupé d'ouvrer un édifice de poèmes aux vastes envergures^ paru le premier y Ixion, je m'aperçus bien que tout ne s y montrait pas parfait^ et que Vauteur eût plus sagement agi^ soit en tardant davantage, soit en éditant d'abord les seuls fragments dont il pensait avoir lieu d'être satisfait. Ainsi me conduirai- je à V avenir^ et je V essaie ici.
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Des pièces réunies ccans^ et généraleinent destinées aux ensembles futurs, la majorité parut sous une autre forme^ voilà un peu plus de dix ans, dans deux recueils^ mort-nés comme réelleme)it c était justice. Certaines datent sans doute^ certaines sont bonnes peut être, et certaines non : lesquelles, je ne le saurais dire, ni persoiine. Toutes ont été fort remaniées, et il est possible qii elles te soient encore quand elles reparaîtront à leur place, si tant est qu'elles doivent reparaître. Jusque là, elle veulent se voir tenues pour de véritables Exercices Poétiques: des gammes, si Von veut, et qui vaudront surtout, si elles valent, par les^. noms des personnes à qui Vauteur en commun avec sa femme, les offre, en signe d\imitié on de sympathie.
lEU trouble, insaisissable maître ; Si tu te prête au vain jeu d'être Tel que t'ont fait, ou le paraître, Le Fou, le Poète, le Prêtre,
Et puis t'avise un rien de nous, Milliers, milliards de poux Qui tremblent, les glorieux fous.
Sur nos trombes de grains de boue ;
Si tu suis chacune vermine Et sa fortune, (et j'imagine Cette ommniprésence divine Si simple quand on examine !)
Dieu un sous l'infini des dieux.
Toujours au futur ! Dieu plus vieux Que l'éternité, en tous lieux Manifeste, invisible aux yeux !
Mon imperceptible existence Balance pour ta providence
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Tout l'univers en importance,
Ni moins, ni plus, en tes balances :
Sois, grand Dieu, favorable et bon, Trouve ton enfant vagabond, Enivre son noir abandon Et dispense-lui ce seul don :
Point les richesses de la terre :
Pour mon grand cœur c'est la misère, Heur ni science : il en sait faire.
Mais la grâce cVêtre sincère.
Mais, sont tous destins arrêtés, Depuis la toute éternité :
Toi ni moi n'en pouvons ôter, Rien, comme leur rien ajouter ;
Si par hypotèse impossible, (Absurde) un angle imperceptible Osait m'écarter de la cible Où m'envoie la Parque inflexible
Dont est fatalité la loi, Moi, tout l'univers avec moi S'eifondreraient tout comme toi, Pour, grand Dieu, finira la fois.
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