‹ Jeunes fleursChapitre 14 sur 56 · MORALE · texte numérisé non relu

MORALE

A Madamk IvANHûi: Ramuossûn.

ON baiser emprisonne le léger havane, Lèvre, et hume son âme hors l'artificiel Fruit acre et succulent, un poivre sous un miel, Qui se fusèle, en l'air s'allonge, et se pavane ;

Et tel l'eau du canal dont tu lèves la vanne, ^

Celte âme aristocrate, en un torrentiel Tournoiement d'esprits bleus s'émanant vers le ciel Je l'expulse, et [)artez, la svelte caravane !

.Mon œil les accompagne avec détachement Un à un se réscnidre au bleu du firmament : Un seul crime sachant, un vers plat, mais grandcrime.

Pour nous mieux vaut qu'agir rêver, et que rêver Dormir, et ([ue dormir être mort ; transe intime, llélas. un mauvais vers est si vite arrivé 1

JKUNFS FLFURr.

PRiNClPES

A P.-N. RoiNAKD.

IL me semble pourtant que j'oublie quelque cliose, Quoi, je ne sais pas dire, et i)ourtant je sens bien^ Ce recueil-là n'est pas complet ! quelle donc chose Lui ])eut manc|uer pour être bien, tout à fait l)ien ?

iMalheureux,tun'aspoint])romulgué ta technique ! Voilà l'àpre hiatus ! le voilà le souci Qui ce cœur dévastait! Seulement de technique. Il faut donc l'avouer, je n'eus jamais souci.

Il urge cependant que je m'en découvre une. Tant de héros, jamais n'ayant produit rien phis N'en sont héros que plus ! je vais en bâtir une. Fais -lui, Lecteur, accueil : quoi te faut il de })!us ?

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