UNE AMANTE
ENDKE, féal, silencieux.
Amour soupire et parle peu ; Par subtils effluves s'émanent Ses effusions les plus pures ; Souvent une larme muette Dit plus que l'éloquent discours :
Tes sons mystérieux, amour, Sont l'expresse harmonie du cœur.
Merci, cœur aimé qui m'as prise:
Vers toi je me tends en silence Et mon cœur bat selon ton cœur ; Bienaimé, fidèle à toujours, Pardonne si je sais me taire :
Il parle peu Tamour sincère ; Ses effusions les plus pures S'émanent par subtils effluves.
7^ JEUNFS fi.i:i;rs
(VBRGISS MEIi\ NIC HT)
Œil bleu qui te meurs de te .souvenir En son honneur toujours tu fleuriras :
Croître pourras-tu, fleur, to;it à loisir : Ta sève est mon sani^- : tu l'epuiseras Tout à loisir ;
Quand tout mon sang à la fin m'ayant fui. L'auguste mort viendra prendre mes yeux, Vergiss mein niclit tu fleuriras pour lui, Sur mon cœur noir, loin d'un monde odieux, Rien (^ue pour lui !
— Et je te vis.
Et je fus perdu î
Une folie Emporta mes sens :
O Muse, oh rapprends-moi les fiers chants du ,Ménale !
JïïUNF-S FI-FUR*; 73