UNE AMANTE
V^ c'ÉTERXELLE^rEXT Dieu bénisse l'heure Où ton cœur, Ami, retrouva mon cœur, Et l'emprisonna, m3^stique demeure, Sous un seul réseau de roses en fleur 1
Je t'aime toi seul : vaines, les années Détreindre voudront nos deux destinées, Sanctuaire en fleur par rien profané.
Pour toujours à toi ce cœur s'est donné :
Qu'éternellement Dieu bénisse l'heure Où mon cœur. Ami, retrouva ton cœur!
Toutes m'aies, cher cœur, gardées tes pensées A Theure où la Mort, de ses mains glacées Gercera ce cœur, sans jamais laisser L'oubli basilic en toi se glisser :
Qu'éternellemesit Dieu bénisse l'heure Où ton cœiu-, Ami, retrouva mon cœur'.
Ji;UNi:S FLFURS 69
Par trois roses, trois, sont douleurs calmées, Chassé le malheur, le mal écarté ; Un ang-e est v^enu qui les a nommées Innocence, x\mour, et Fidélité :
Est-ce un espoir vain dont l'effort me leurre ? Au ciel entr'ouvert, mystique demeure Des jeunes amours^ s'envola mon cœur.
Espérance aimée, indicible ardeur !
Le Poète, différemment gris :
— Les chiens, qu'ils sont heureux.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu !
70 JI-UNF.S FLEURS
Marie
ANS le ventre de la roche Apre, rude et désolée.
Mes mains frêles ont creusé Un retrait mystérieux;
— Ave Maria. Gratia plena. —
Un autel tout d'or y tremble Baigné des molles ardeurs De cent cierges odorants ; L'autel c'est moi tout enseml)le,
— Ave Maria, Gratia plena. —
Sur l'autel d'amour nimbée.
S'illumine une madone Toute belle et toute aimée A qui mon zèle se donna ;
— Ave Maria, Gratia jdena. —
Je ne suis qu^une huitre, une huitre malade
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