‹ Jeunes fleursChapitre 24 sur 56 · UNE AMANTE · texte numérisé non relu

UNE AMANTE

V^ c'ÉTERXELLE^rEXT Dieu bénisse l'heure Où ton cœur, Ami, retrouva mon cœur, Et l'emprisonna, m3^stique demeure, Sous un seul réseau de roses en fleur 1

Je t'aime toi seul : vaines, les années Détreindre voudront nos deux destinées, Sanctuaire en fleur par rien profané.

Pour toujours à toi ce cœur s'est donné :

Qu'éternellement Dieu bénisse l'heure Où mon cœur. Ami, retrouva ton cœur!

Toutes m'aies, cher cœur, gardées tes pensées A Theure où la Mort, de ses mains glacées Gercera ce cœur, sans jamais laisser L'oubli basilic en toi se glisser :

Qu'éternellemesit Dieu bénisse l'heure Où ton cœiu-, Ami, retrouva mon cœur'.

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Par trois roses, trois, sont douleurs calmées, Chassé le malheur, le mal écarté ; Un ang-e est v^enu qui les a nommées Innocence, x\mour, et Fidélité :

Est-ce un espoir vain dont l'effort me leurre ? Au ciel entr'ouvert, mystique demeure Des jeunes amours^ s'envola mon cœur.

Espérance aimée, indicible ardeur !

Le Poète, différemment gris :

— Les chiens, qu'ils sont heureux.

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu !

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Marie

ANS le ventre de la roche Apre, rude et désolée.

Mes mains frêles ont creusé Un retrait mystérieux;

— Ave Maria. Gratia plena. —

Un autel tout d'or y tremble Baigné des molles ardeurs De cent cierges odorants ; L'autel c'est moi tout enseml)le,

— Ave Maria, Gratia plena. —

Sur l'autel d'amour nimbée.

S'illumine une madone Toute belle et toute aimée A qui mon zèle se donna ;

— Ave Maria, Gratia jdena. —

Je ne suis qu^une huitre, une huitre malade

JFUNES FI.FURS '] l

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