PANTOUM
A MAiMMîi Gaston Schnegg.
OUS une averse de lumière La Ville bout dans sa poussière.
— Mon cœur émigré : où, le sait-il ? Vers tout coin d'or, d'ombre, et d'avril.
— Dans le ciel de braise et de cendre Je vois Tair cuit monter, descendre.
— Loin du dur soleil dessécheur Me dissoudre dans la fraîcheur'....
— Des nues de cuivre s'accumulent Où l'électricité circule...
— Dans l'eau courante, oh, me mouiller Les mains, comme un chien jki touiller î
Le ciel devient du ]:)l()mb, il pèse, Il rissole, c'est la fournaise...
— M'endormir comme un bienheureux Au revers d'un vieux chemin creux ;
— L'orage éclate, croule, écume, 11 bat le ciel à coups d'enclume...
— Dans la campagne sans un bruit Entendre s'approcher la nuit...
Belleville.