ACTE PREMIER l
CHAULES,
Voyez t
ROGER
Dire que j'ai été ton correspondmt, iî y a vingt et un ans... C'est ça qui ne nous rajeunit pas.
CHAULES^ riant.
Vous surtout I
ROGER, blessé.
Tu pourrais avoir la délicatesse de ne pas le faire remarquer I
CHARLES
Ne VOUS fâchez pas I Vous avez votre âge comme j'ai le mien. J'aurai le vôtre !
ROGER, mélancolique.
Oui, mais moi je n'aurai plus le tien... Quel âge me donnes-tu?
CHARLES, négligemment.
Je ne sais pas, moi. Cinquante !
ROGER, révolté.
Ohl
ANDRÉE, vivement.
Allons, tu vois bien que Charles te taquine!... méchamment !...
Je te souhaite, mon petit, d'être aussi jeune que moi, moralement et physiquement.
CHARLES
Allons, allons, je plaisantai^. Vous paraissez à peine vos vingt ans, là ! .. (a Andrée) Ne soyez pas consternée, madame. Il se remettra, je vous assure. Il connaît ma nature de lourdaud. Je suis un rude, moi... soulier carré!... Je n'ai pas de délicatesse...
ROGER
Si, au contraire, tu es assez délicat, quand tu veux!... Ta sœur fait toujours des chapeaux ?
CHARLES
De plus en plus I
ROGER
Quand tu la verras, tu lui feras mes amitiés. C'est une brave femme. Elle doit faire de Lien vilains chapeaux.
ANDRÉE
Mais non !
ROGER
Elle n'est pas jolie, ta sœur...
CHARLES, railleur.
Je VOUS en demande bien pardon !
Mais c'est une brave femme.
CHARLES, de même.
Je VOUS remercie.
ROGER, à Andrée qui se lève.
Où vas-tu ?
ANDRÉE
Quelques ordres à donner!... Tu tiendras bien cinq minutes compagnie au docteur.
ROGER
Il va me dire encore des choses désagréables... Enfin, un quart d'heure, pas plus. Il faut aussi que je m'habille.
CHARLES
L'homme de foyer dine encore au restaurant^ ce soir?