‹ Jeunesse; comédie en trois actesChapitre 47 sur 99 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MA.URIGETTE, le coupant, sèchement.

Vous ne croyez pas, monsieur, que madame Chavry doit s'impatienter ?

GHAVRY.

xMademoiselle Mauricette, vous avez fait ma conquête !

MAURICETTE, de plus en plus sèchement.

Décidément, monsieur, vous ne voulez pas aller rejoindre madame Chavry?

CHAVRY.

Non. mademoiselle, je ne veux pas rejoindre madame Chavry. Je la vois toute ma vie, madame Cliavrv Elle se passe parfaitement de moi; et, en tout cas, moi je me passe parfaitement d'elle. Et puis, pour m'aUirer ou pour me retenir, est-ce qu'elle a ce visage moqueur et charmant, cette fine petite main blanche...

lljui prend la main.

MAURICETTE, alarmée, la retirant.

En voilà assez? Cessez cette plaisanterie.

GHAVRY, continuant.

Cette taille délicieusement souple...^

Il lui prend la taille et essaie de l'embrasser. MAURICETTE, se débattant, avec angoisse.

Laissez-moi... mais laissez-moi donc!

Roger qui a paru sur le seuil, descend vivement entre eux et l'écarté d'un geste violent.

ROGER

Laissez-la!

GHAVRY.

Mais, mon cher I

ROGER, avec un geste de menace.

Âhl vous!... que vous avez de la chance d'être chez moi... que vous avez de la chance !...

GHAVRY.

Laissez-moi vous expliquer...

ROGER

Non... Je n'admets pas un mot!

GHAVRY, se rebiffant et élevant la voix.

Et moi, je n'admets pas que vous me parliez sur ce ton.

ROGER, provocant.

En vérité!

Madame Chavrj- paraît sur le seuil en môme temps qu'Andrée, alors que Chavry et Roger sont encore l'un prêg de l'autre se menaçant du regard.

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