‹ Jeunesse; comédie en trois actesChapitre 63 sur 99 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

mon droit de le demander, que ça ne se refuse pas... Et je sais, moi, que si tu veux l'obtenir, tu le peux!..

ANDRÉE

Tu te trompes, Roger, ce n'est pas en mon pouvoir!

ROGER, avec une nouvelle colère.

C'est-à-dire que tu ne veux pas. Eh bien, c'est méchant et c'est bête, c'est injuste!., (suppiiaet.) Andrée I Andrée! Non! C'est fini! Eh bien, elle partira, soit 1 Mais je t'en voudrai, tu entends, je t'en voudrai. Je n'oublierai pas cela... Je cède parce qu'on abuse, parce qu'on me force, parce que je ne peux pas l'empêcher... On se conduit mal avec moi... Tu détruis peut-être en ce moment notre bonheur. Réfléchis I

ANDRÉE, très ferme.

C'est tout réfléchi, Roger... Et ce qui vient de se passer ne fait que fortifier ma résolution. D'ailleurs si Mauricette s'en va, c'est de son plein gré. Elle te le dira !

Elle sort précipitamment. Roger va pour la suivre, mais il a une sorte de suffocation. Il ouvre une des portesfenêtres que le domestique est venu fermer après le départ des Rivra^- et va respirer sur le perron. Pendant ce temps, Mauricette paraît. Elle est tout habillée, en chapeau, un sac de voyage à la main. Du seuil, elle jette un coup d'oeil sur la pièce vide et la traverse d'un pas rapi'io piur sortir. Roger rentre, l'aperçoit. Elle reste interdite. Il vient à elle et la regarde très surpris.

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