‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 103 sur 180 · M»« de Motteville, t. IV, p · texte numérisé non relu

M»« de Motteville, t. IV, p

sa réputation n'en étaient effleurées. Ajoutez qu'elle était entourée des meilleurs exemples, La jeune Du ^igean, sa plus chère amie, résistait au vainqueur de Rocroy ; MIle de Brienne était tout entière à son mari , M« de Gamache ; Julie de Rambouillet ne se pressait pas de se rendre à la longue passion de Montausier, et Isabelle de Montmorency çlle-même ne faisait encore que prêter l'oreille aux doux propos d'amour de Dandelot, Retz affirme seul que Coligny était aimé , il dit le tenir de Condé lui-même ; mais qui ne connaît la légèreté de Retz? qui voudrait s'en rapporter à son témoignage quand il est seul , et sur des choses où il n'a pas été personnellement mêlé? En 1643, Retz n'avait guère le secret que de ses propres intrigues. Mme de Motteville si bien informée , qui plus tard ne dissimulera pas la chute de Mme de Longueville, peut être crue lorsqu'elle affirme qu'en 1643 * « elle était encore dans une grande réputation de vertu et de sagesse » % et que tout son tort était « de ne pas haïr l'adoration et la louange, » Enfin nous avons un témoignage décisif, celui de Lp Rochefoucauld. Il était à la fois l'ami de Maulevrier et celui de Coligny; il savait donc le fin de toute cette affaire. Or, lui qui un jour se tournera contre Mme de L<ongueville t révélera ses faiblesses, grossira ses fautes, s'efforcera de ternir son caractère, déclare que, jusqu'à une certaine époque à laquelle nous ne

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