‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 118 sur 180 · Œuvres de Benserade, 1697, t. Ier, p · texte numérisé non relu

Œuvres de Benserade, 1697, t. Ier, p

d'abord mqjns de succès. Balzac1 a composé sur ces deux pièces toute une dissertation en forme, où il pèse dans la balance de la plus scrupuleuse critique les mérites et les défauts de l'une et de l'autre. Corneille, importuné d'une querelle qui détournait un peu trop l'attention de ses ouvrages, commença par se moquer des deux sonnets; puis, l'affaire intéressant de plus en plus la littérature, il y entra luimême et prit parti pour Job contre Uranie , dans un sonnet où il n'hésite pas à dire que celui de Voiture est sans doute mieux rêvé, mieux conduit, mieux achevé, mais qu'il voudroit avoir faif Vautre. Il revient à la charge dans une épigramipe ainsi terminée :

L'un nous fait voir plus d'art et l'autre plus de vif, L'un est le mieux peigné, l'autre le plus naïf; L'un sent un long effort et l'autre un prompt caprice ; Enfin l'un est mieux fait et l'autre est plus joli.

Et, pour te dire tout en somme,

L'un part d'un auteur plus poli,

Et l'autre d'un plus galant homme '.

C'était là un suffrage bien imposant, et c'en était fait, ce semble, de Voiture, quand M"16 de Longueville entreprit sa défense. Sa situation etp.it quelque peu embarrassante. Son frère, le prince de Cpnti, était à la tête des Jobelins, et Esprit, qui l'avait accompagnée à Munster, pt sur lequel elle aurajt

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