‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 133 sur 180 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

PklX DE 104*. 3*5

le devoir lui Mattjfuftieift fift piàee k eftté éér€«ïdé, au

sétvicè de l'État et du r<>j, qu'il M était dise d'ôbu*

nif à Târrtïêé quitté petffc ôâ il n'âvàît pfûs ^ft'i marcher devant lui , et à tout (fevoiy à àa valeur et à son mérite! Mais* eût^elle eti la sagesse dé parte* ainsi â La ftochefotteàuld , efie ïte serait pas pfitt^ veiîtfe à s'en fitîrè éeJotrleh £et é$pHt ftfcftfiet, cette vanité toujours mécontente, poMsftiV&rit tottr * Wdt les objets les plus dissemblables, faute de s'en proposer un qui fût selon sa portée et ses forces , ce je ne sais quoi, comme dit Retz1, qui était en La Rochefoucauld, tout l'éloignait des voies grandes et droites , et le jetait dans des sentiers de traverse , pleins de précipices. La pauvre femme va l'y suivre, et lutter avec lui d'extravagances de plus en plus coupables. Recevant la loi au lieu de la donner, elle va employer au profit de la passion d'un autre tout ce qu'elle possédait de coquetterie et de grandeur d'âme, d'insinuation et d'intrépidité, de douceur attrayante et d'indomptable énergie. Elle va contribuer à égarer Condé, à ôter à la France le vainqueur de Rocroy et de Lens, et à le donner à l'Espagne* Mais ne devançons pas ces temps malheureux. Nous venons de retracer les derniers beaux jours de Condé et les premières fautes de Mme de Longueville. Arrêtons-nous ici ; ne franchissons pas le seuil des guerres

1 Portrait de La Rochefoucauld dans Retz, t. Ier, p. 217.

civiles qui vont suivre, guerres impies où le frère et la sœur amasseront de longs remords, où l'un se signalera par de tristes exploits qu'un jour à Chantilly i| lui faudra couvrir d'un voile , par respect pour sa gloire et pour la France , et où l'autre déploiera les plus brillantes qualités de l'esprit et du caractère pour les pleurer pendant vingt-cinq années aux Carmélites et à Port-Royal ! .

Page 1