T. II, fol
■ Dorénavant auprèi dés Longurôlles,
Près des Vigeans, Beurrons et Bouteilles, «U. »
cour de Chantilly, adressée à Mrt# la Princesse f. 11 se plaît à célébrer la mère et les deux filles, et particulièrement la jeune Du Vigean :
Baronne, pleine de douceur, Êtes-vous mère, ètes-vous sœur De ces deux belles si gentilles Qu'on dit vos filles?
Sur son visage (de Fors Du Vigean, la sœur aînée) et sur ses pas
Naissent des fleurs et des appas Qu'ailleurs on ne voit point éclore, etc.
Vigean (la plus jeune) est un soleil naissant, Un bouton «'épanouissant, etc.
Sans savoir ce que c'est qu'amour Ses beaux yeux le mettent au jour, Et partout elle le fait naître Sans le connaître '.
Voici encore quelques mots de Voiture jusqu'ici inintelligibles et qui ont maintenant une application certaine :
Notre Aurore de La Barre Est maintenant un soleil.
Cette beauté souveraine
A rallumé mes vieux ans, etc.
Évidemment le poëte veut parler de Mlu Du Vigean la cadette, qui, après avoir été un soleil naissant, une aurore , était devenue en quelques années un soleil même ; et elle est appelée l'Aurore de La Barre , du