Tallemant, t. III, p. 407. — 2. Mémoires, t. Ier, p
pas si beau que son corps; ses lumières étaient bornées par ses yeux, qui commandaient qu'on l'aimât. Elle prétendait à l'admiration universelle. » Sur son caractère, tous les témoignages sont unanimes. Retz, qui la connaissait bien, en parle en ces termes l : « Mme de Montbazon était d'une très-grande beauté. La modestie manquait à son air. Son jargon eût suppléé dans un temps calme à son esprit. Elle eut peu de foi dans la galanterie, nulle dans les affaires. Elle n'aimait rien que son plaisir t et au-dessus de son plaisir son intérêt. Je n'ai jamais vu une personne qui ait conservé dans le vice si peu de respect pour la vertu. » Souverainement vaine et aimant passion* nément l'argent, c'est à l'aide de sa beauté qv'elle poursuivait l'influence et la fortune. Elle en prenait donc un soin infini, comme de son idole et aussi comme de sa ressource et de son trésor. Elle l'entre* tenait et la relevait par toutes sortes d'artifices, et çl|e la conserva presque entière jusqu'à sa mort MT de Motteville assure que dans ses dernières an* nées elle était « aussi enchantée de la vanité que si elle n'avait eu que vingt-cinq ans * ; i qu'elle avait le même désir de plaire, et qu' elle • portait son deuil
1. T. Ier, p. 221. Il en cite, ainsi que Tallemant et même Mme de Motteville, des choses incroyables. Les recueils de chansons du temps abondent en épigrammes outrageantes contre elle. Voyez le Hecueil du Maurepas à la B.bliothèque nationale et les recueils de Chansons hislo* tiques de la bibliothèque de l'Ai senaL