DESSINS ENFUMÉS, BRODERIES & DÉCALQUES
Une lampe placée derrière une feuille de papier transparent bien tendue sur un châssis, il n’en faut pas plus pour se divertir par les ombres chinoises. Les personnages sont découpésdans du papier noirtrèsépais;on peuten articuler les bras et les faire mouvoir à l’aide de tils de fer.
Prenez une carte de visite en papier carton, enfumez-la en la plaçant au-dessus de la flamme d’une bougie; avec une aiguille et ta pointe d’un canif, vous y ferez de jolis dessins (n° 1, page 19). On peut se servir d’une boulette de mie de pain pour faire les fonds, et les dessinateurs habiles obtiennent par ce procédé d’excellents résultats. Ce dessin terminé doit être lixé au moyen d’un fixatif.
i\°' 2 et 3, ombres avec les mains représentant un écureuil et un perroquet.
N° 4, silhouette de papier découpé figurant un paysan normand et son bonnet de colon.
Nos 5 et 6, ombres et pénombres obtenues avec cette silhouette.
N° 7, lamelle de laiton appelée frisquette, au moyen de laquelle on obtient par le badigeonnage avec une brosse le dessin n° 8.
IN0S 9 et 10, découpages de papiers pour broderies.
Le téléphone à ficelle. — Ce petit appareil permet de causer à distance comme avec un tuyau acoustique. Paul, l’autre jour, parlait, à l’aide de son téléphone à ficelle, avec sa petite sœur qui était en haut sur le balcon.
Le jeu du centre de gravité. — 11 faut s’asseoir par terre, passer un bâton sous les jambes et attacher les mains réunies par devant, comme le montre le dessin ci-dessous. Les deux combattants se mettent en face l’un de l’autre, et c’est avec leurs pieds qu'ils luttent. 11 s’agit de soulever les pieds de son adversaire, afin de lui faire perdre l’équilibre et de déplacer en arrière son centre de gravité ; le vaincu roule sur le dos, et ses amis doivent venir l’aider à se remettre d’aplomb.
Les jets d’eau. — Un petit réservoir en fer-blanc (n° 1, page 21) est rempli d’eau ; le robinet dont il est muni, communique avec le bassin représenté audessous (n° 2). Si nous ouvrons le robinet, le jet d’eau se produit ; il sera d’autant plus haut que nous élèverons davantage le réservoir à l’extrémité du conduit de caoutchouc.
On fait de jolis jets d’eau qui se produisent au milieu de fleurs en métal peint (n° 5) ; il y a encore des petits magots chinois qui ansent au-dessus du jet d’eau et le transforment en une cloche liquide du plus gracieux aspect (n° 8).
La pompe. — Versons de l’eau dans la petite pompe (n°3); un piston fixé sur une lige que nous animerons d’un mouvement de va-et-vient, fera monter l’eau et remplira le petit seau.
L'anémomètre. — Le vent souffle au dehors; sortons l’anémomètre (nu 4) qui va tourner plus ou moins vite, suivant que le vent sera plus ou moins fort. L’appareil a la forme d'un moulin à vent, et il fait travailler un joli bonhomme au chapeau bleu, qui a l’air de moudre son blé.
Le ludion. — Avec votre doigt, pressez sur la membrane tendue du ludion (n° 6). L’air intérieur légèrement comprimé va faire entrer un peu d'eau dans la boule de verre soufflée au-dessus du chapeau du bon curé; celui-ci va descendre au fond du vase, mais il remontera de lui-même quand vous aurez cessé d’agir.
La densité. — Voici un verre plein d’eau; mettons à sa surface une croûte de pain, et versons-y tout doucement du vin rouge ou du vin blanc, en ayant soin de ne pas faire de mélange; le vin va rester au-dessus de l’eau, parce qu’il est plus léger que ce liquide (n°7) ; comme le disent les savants, sa densité est moindre.