‹ Jeux et jouets du jeune âgeChapitre 8 sur 11 · ET LE THÉÂTRE DES MARIONNETTES · texte numérisé non relu

ET LE THÉÂTRE DES MARIONNETTES

Ce Guignol qui vous amuse tant, mes petits amis,

Polichinelle, Jocrisse, la mère Michel et son chat, le prince Charmant offrant une fleur à sa princesse, vous pouvez faire marcher tout cela par vous-mêmes. 11 suffit d’acheter les acteurs chez un marchand de jouets.

Avec de F habileté, vous ferez mieux, vous construirez' au moyen de feuilles de carton et de quelques planchettes un théâtre de marionnettes : vous en peindrez les décors, et des petites poupées de bois, à deux sous, seront richement habillées. On leur fera de beaux costumes, avec des chapeaux à plume; on attachera un fil dans leur tête, et les personnages joueront la comédie.

Si tout cela vous paraît trop compliqué, prenez un livre relié que vous placerez debout ; en passant vos doigts dans deux uchoirs de poche, dont les coins seront roulés en nœuds, vous par derrière un petit guignol improvisé (n° 5). L’index mire main animera la tète du pantin, le pouce et le iium seront les bras, qui tiendront des bâtons, formés de gles de bureau.

Vous compléterez le théâtre par le petit clown japonais ui lève et qui abaisse son masque (nos 1 et 2) et par le pantin en papier découpé, qui tire la langue et remue les yeux (n0B3 et 4). Ce petit objet est facile à faire soi-même. Quand on a dessiné et peint le masque sur du papier épais, on le découpe avec des ciseaux, et on fait des trous à la place de la bouche et des yeux. On fait manœuvrer par derrière une feuille de papier où l’on a peint les prunell es des yeux qui s’agitent, et où l’on a coupé en saillie une grande langue qui sort de la bouche.

mil

C’est bientôt Noël. J’ai conduit Hélène et Paul dans le magasin de jouets, et le marchand nous a tout montré lui-même.

On -voyait deux petites négresses qui dansaient sur une boîte de bois, et leurs pieds se dressaient sur les pointes en faisant toc-toc (n° 1) ; il fallait monter la mécanique avec une clef. — Et puis à côté, le marchand nous a fait voir, placée sur une poire de caoutchouc, une tète d’étudiant qui tenait un cigare dans la bouche; en comprimant la poire dans la main, on lançait par le bout du cigare un nuage de poudre d’amidon, qui imitait la fumée de tabac (n° 2).

Que de ravissants objets nous avons vus là: des petits cavaliers à cheval sur des cygnes qui tournaient autour d’une lige en hélice (n° 3) ; un ours du pôle Nord, qui jouait du tambour de basque, quand on lui pressait le ventre (n° 4); il portait une belle robe de fourrure à la mode de Russie.

11 y avait avec nous d’autres petits enfants chez le marchand; ils s’amusaient joliment; comme Hélène et Paul, ils voulaient tout voir à la fois.

La tête de clown en caoutchouc était aussi bien drôle; quand on l’écrasait entre les doigts, elle s’élargissait en faisant une horrible grimace (n° 5) ; on l’allongeait ensuite dans l’autre sens (n° 6). Et la boîte d’allumettes à surprises ! En l’ouvrant d’un côté, on voit des allumettes (n° 8), et de l’autre côté, c’est une petite souris qui apparaît tout à coup à l’extrémité de son ressort de caoutchouc (n° 7). Et les lutteurs qui se battent (n° 9), et le bel arbre de Noël rempli de joujoux (n° 10), et les poupées, et les pantins, et les soldats de plomb, et les jeux de patience! Jamais nous n’en avions tant vu.

Pendant la nuit, Paul a rêvé qu’il pêchait à la ligne des petits poisaimantés en fer-blanc!

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