ET FANTASMAGORIE
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_____ Avec la lanterne magique, non seulement v^i-Aous pouvez projeter sur un écran blanc formé par un drap tendu, l’ histoire tragique.de liarbc 'Hdmc, ou les aventures de V Oiseau bleu, mais il "'A/ vous sera possible de peindre vous-mème des tableaux sur verre. Il faut employer pour cela des couleurs végétales transparentes.
On achète en poudres les couleurs suivantes: 1° bleu de Berlin (pas de bleu de Prusse qui verdit à la lumière jaune); 2" carmin de cochenille (on le dissout dans l'ammoniaque); 3° carmin de garance, sans ammoniaque ; i° laque violette; 5° laque jaune; 0° vert végétal de Venise; 7° terre de Sienne brûlée; 8° bitume, encre de Chine.
On broie ces couleurs à l’eau gommée: 4 parties de gomme arabique et 2 parties de sucre. On peint sur le verre bien nettoyé, avec unpinceau,et la couleur une fois sèche reste adhérente. Le tracé du dessin doit avoir été fait d’abord avec la terre de Sienne. Si l’on veut que le tableau ressorte sur un fond noir, on peint le fond avec du noir de fumée délayé dans l’essence de térébenthine.
Pour obtenir les tableaux mécanisés, on a deux verres superposés; le premier est maintenu dans un cadre noir, le second glisse par derrière dans une rainure; c’est lui qui produit la transformation. Prenons comme exemple la figure du milieu de la page 35. On projette d’abord une fenêtre où l’on aperçoit une dame qui soulève le rideau ; tout à coup le rideau se ferme, offrant l’aspect de la figure de droite.
La fenêtre constitue le verre fixe que I on projette d’abord. Le deuxième verre comprend deux dessins placés à distance convenable l’un à côté de l’autre : 1° la dame en robe bleue; 2° le rideau rouge. 11 suffit pour obtenir la transformation de faire glisser le verre mobile dans sa rainure pour remplacer presque instantanément le premier dessin par le second.
On peut varier à l’infini les petites compositions de ce genre, représenter des tètes d’indiens, de Pierrots ou de chats-huants qui remuent les yeux (les deux yeux sont figurés sur le verre mobile par des points noirs) ; un pâtissier dont la tète se substitue à celle qu’il porte sur un plat, un petit clown qui jongle avec un enfant, et bien d’autres sujets amusants dont nous laisserons le choix à l’imagination du lecteur.
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tues dessins changeants . — Qu’est-ce que représente le dessin n° 1 i se voit ci-contre (page 36)? — Ma foi, je n’en sais trop rien. — Voici deux ou trois coups de crayons ajoutés (n° 2) ; que figure-t-il à présent? — Un pot. — Je le complète de quelques traits (n° 3) et le voici terminé (n° 4). — Ah! le joli petit écureuil!
Les cinq points. — Vous marquez cinq points au hasard sur une feuille de papier; il faut dessiner un bonhomme, un point donnant la place de la tète, et les quatre autres points, les pieds et les mains. — Le gymnaste n° 5 a été ainsi fait, avec les cinq points que nous avons figurés en rouge.
Le mulet rigolo. — Voici trois feuilles de carton (n05 1, 2 et 3, page 37) où se trouvent représentés le mulet rigolo et son cavalier. 11 s’agit de placer ce cavalier sur le mulet de telle façon que ce dernier prenne le galop. On réunit les deux mulets dosa dos, et on place le cavalier au milieu, sur la ligne de séparation des deux feuilles (n° 4) ; le problème est résolu.
Ouest le chat ? — Cherchez -le dans le paysage représenté n° 5 (page 37); est-il dans le chemin, auprès des paysans, ou sur le clocher? — - Non. — Vous le trouverez dans les branches de l’arbre, dont il faut considérer la silhouette.
Où est Godard ? — Le n" 6' représente une autre devinette analogue que l’on vendait à la fête de Saint-Cloud; l’aéronaute ne se voyait dans la nacelle que par transparence, quand on regardait le papier à travers la lumière.
Il est facile d’imaginer, en les variant, bien des petits jeux analogues.