SCÈNE 4e
Général Nunziante, le Roi.
NUNZIANTE
Qu'’avez-vous, Sire, vous pleurez ?
LE Roi.
Oui, Général, oui, je pleure, je pleure sur ce jeune homme de vingt-quatre ans que sa famille m'avait confié et dont j'ai causé la mort! ..Je pleure sur cet avenir, vaste, riche et brillant qui vient de s’éteindre dans une fosse ignorée, sur une terre ennemie, un rivage hostile ! ô Cam-
ana ! Campana! si jamais je remonte sur le trône je te
erai élever un tombeau royal !
NUNZIANTE (ému.} Sire ! Par pitié, laissez de côté ces souvenirs qui vous ont mai et qui me brisent le cœur !
Le Roi.
Ah! mon vieil ami, mon vieux compagnôn d’armes !
ites? Dites. Est-ce dans une prison que devrait être otre Roi ?
NUNZIANTE
Ah! Sire! Dieu m'est témoin, que si c'était en mon uvoir vous n’y resteriez pas une minute.
LE Roi.
Je le sais, Nunziaute..…..Et...a-t-on reçu des nouvelles Naples ?
NUNZIANTE
Non, Sire, pas encore, mais elles ne peuvent tarder ’arriver...Sa Majesté voudrait-elle prendre son diner.
LE Rotr.
Je ne me sens aucun besoin, cependant, je vous suis, Général, nous couserons, nous parlerons du passé. (ils entrent dans la salle.)