ACTE V
je retrouverai mes jambes de mousse... Une fois n’est pas coutume... Vous allez voir comme je vais prendre le chemin le plus court... A la manœuvre ! (il grimpe après le rocher, puis il disparaît.)
SCÈNP VIII.
les mêmes, LA COMTESSE, ÉDOUARD, puis L’AMIRAL.
ÉDOUARD, entrant avec la comtesse.
Qu’ai-je entendu, Van Broust...
LA COMTESSE
O ciel! il est blessé!...
L’AMIRAL, entrant avec des matelots.
Quel est ce coup de feu?... Le prisonnier s’est échappé?...
CLOTILDE
Le voilà... Ah! matante... (Voyant Edouard.) Mais c’est lui!
l’amiral.
Que vois-je!... Et qui donc a tiré ce coup de fusil?
VAN BROUST.
C’est moi, amiral !
l’amiral.
Van Broust !...
VAN BROUST.
Moi-même, qui ai fait dégringoler de là-haut le plus grand coquin.
l’amiral.
Comment!... qui donc*
VAN BROUST.
Et parbleu, le chevalier!
l’amiral.
Malheureux! un meurtre !...
VAN BROUST.
Halte-là... défense naturelle... voyez !...
l’amiral.
Blessé!... Et pourquoi voulait-il t’assassiner?...
Pour me reprendre un écrit, une déclaration signée de lui, qui prouve l’innocence d’Edouard.
l’amiral.
Une preuve, dis-tu?... où est-elle?...
KERCADEC, sur le haut du rocher.
La Voilà !... (Des matelots grimpent et prennent le papier.
A l’amiral.
Donnez... (Parcourant le papier.) U déclare qu’Édouard était venu réclamer des papiers de famille... Des papiers de famille?...
108 JOCELïN LE GARDE-COTE.
VAN BROüST.
Eh bien! oui... deslettres... des lettres de sa mère...
’ ' l’amiral.
De ta femme?...
VAN BROüST.
De ma femme... oui... voilà mon secret... et voilà pourquoi j’ai quitté mon pays il y a vingt ans...
l'amiral.
Ah!...
LA COMTESSE, bas à Van Broust.
Ah! mon ami!...
l’amiral, qui a achevé de lire.
Dieu soit loué!... Édouard Van Broust, vous êtes libre!...
LA COMTESSE
O bonheur !... il nous est rendu, lui... mon...
VAN BROÜST, embrassant Edouard.
Mon lilsl... moucher enfant 1... (Bas b la comtesse.) Oui! le mien tout haut et devant tous ; le vôtre en secret et devant Dieu!... Que votre bonheur ne coûte rien à personne! l’amiral, à Édouard.
Intendant de la colonie, ma nièce est à vous.
, KERCADEC.
Une noce, à présent, quelle fatigue! Je ferai danser Bambouiilat à ma place.