SCÈNE
KERCADEC, SERVIÈRES.
SERVIÈRES , qui a été prendre une bouteille et un verre dans le placard.
Je ne demande pas mieux, monsieur de Kercadec.
JOCELïN LE GARDE-COTE.
Hein!
KERCADEC , sé redressant sur son séant.
SERVI ÈRES, lui offrant un verre.
Prêta vous servir, jeune homme.
KERCADEC.
Plaît-il? vous dites?
SERV1ÈRES, lui versant h boire.
A votre sauté, monsieur de Kercadec.
KERCADEC.
A la vôtre , carab monsieur le chevalier, (n déguste le
rhum.)
Le trouvez-vous suffisamment vieux?
• KERCADEC.
Mais oui... je trouve qu’il a assez vécu... (n avale.) Ouf! (a part.) Je le connaissais déjà.
Vous voyez que je ne suis pas aussi ladre que j’en ai l’air.
KERCADEC , à part.
Oh ! il m’a entendu ! (Haut.) Qu’est-ce qui s’est permis de dire...
SERVIERES.
C’est bon, soyez-moi dévoué , et vous n’aurez pas à vous plaindre...
KERCADEC.
Permettez... Après une journée si agitée...
Je ne vous demande que de parler.
KERCADEC.
Oh ! pour ça je suis prêt... je n’ai jamais de lassitude dans la langue.
J’ai besoin de connaître l’entourage du gouverneur; ditesmoi, qu’est-ce que c'est que ce jeune homme... ce secrétaire?..
KERCADEC.
M. Édouard? oh ! c’est un garçon de mérite... il ira loin.
Il y a longtemps, m’a-t-on dit, qu’il demeure dans le fort...'
KERCADEC.
Tantôt dans le tort, tantôt ici... Ses livres, ses dessins et ses armes sont encore dans la pièce à côté... ( U montre la droite.) C’est lui qui surveillait la plantation.
Et sans doute, il était aimable , empressé avec ces dames?