ACTE I
GASPARD
Non, non, je ne soutiens rien, monsieur Jocelin. Ce sont les autres, les gens du pays; ils ont tous dit qu’ils me tympaniseraient, si j’avais le malheur de me marier avec....
Avec ?...
JOCELIN.
GASPARD
Eh bien ! avec... avec la bonne amie d’un autre, là.
JOCELIN.
Malheureux ! (Il lève sa canne.)
MADAME FLAMBAUT, le retenant et lui prenant sa canne.
Jocelin ! (a Gaspard.) Va-l’en, toi.
GASPARD
Oh ! tout de suite! (n se sauve.)
MADAME FLAMBART, aux soldats et aux marins.
Laissez-nous, vous autres.
JOCELIN.
Un moment; je vois parmi vous des soldats du régiment de la Reine... Dites-moi, qu’est-ce que c’est que ce vicomte d’Esgrigny? Un fat, un libertin?
LE BRIGADIER
Ah dame ! il est certain que sans la protection du duc de Choiseul...
JOCELIN.
Oh! je saurai bientôt...
Jocelin !
MADAME FLAMBART
JOCELIN.
Laissez donc... je suis calme, très-calme;.. Je ne doute pas de ina sœur, morbleu ! mais je veux remonter à la source... (Aux soldats.) Votre régiment est toujours à Lorient?
LE BRIGADIER
Oui, mais pas pour longtemps ; on dit même que nous repartons aujourd’hui pour Nantes.
JOCELIN.
Aujourd’hui!
' LE BRIGADIER
Aussi, nous nous dépêchons de vous quitter... Le coup de 1 etrier.... A votre santé !
JOCELIN.
A la votre ! (il boit.)
LE BRIGADIER
Maintenant, camarades, en route... Bonjour, mère Flambart... A revoir, les amis... (Les soldats sortent, les marins les accompagnent.)