SCÈNE IX
LES MÊMES, L’AMIRAL, LE CHEVALIER DE SERVIÈRÉS. l’amiral.
Parbleu, je n’ai pas eu la peine d’aller bien loin... le chevalier se rendait ici, j’ensuis bien aise... J’aime mieux lui parler en ta présence, Van Broust, et devant ton fils... Je vais le faire
venir. (U va au fond donner quelques ordres et sort un instant.)
SERVIÈRES, à part.
Diable ! J’aurais mieux aimé causer d’abord avec la comtesse.
VAN BROUST, qui a paru frappé à la vue de Serviéres et qui n’a cessé de le regarder. — A part.
Qu’est-ce que c’est que ce personnage-là... (Bas à la comtesse.) Ai-je bien entendu, madame? vous nommez cet homme?...
LA COMTESSE
Le chevalier de Servières...
VAN BROUST, bas.
Lui!... ah!... mille tonnerres!... du courage, madame la comtesse, c’est à ce paisérable de trembler devant vous.
LA COMTESSE
Pourquoi?
VAN BROUST.
Parce que cet homme est l’assassin du comte d’Esgrigny.
LA COMTESSE, jetant un cri d'effroi.
Ail!
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VAN BROUST, s’approchant de Scrvières, bas.
Maurice Verdier!
SERVIÈRES, tressaillant.
Hein? ce nom...
VAN BKOUST.
C’est le tien.
SERVIÈHHS.
Qui vous a dit?...
VAN BROUST.
Tu le sauras; prends le premier prétexte pour sortir, et rends-toi de suite sur le bord de Ja mer, près de la chapelle des Naufragés... je t’y joindrai
Mais je ne sais si...
VAN BROUST.
Y viendras-tu, Maurice Verdier!
J’irai...
L’AMIRAL, reparaissant.
Venez, Édouard.
LA COMTESSE, s’élançant.
Édouard !
VAN BROUST, la retenant.
Silence ! (Il fait signe à Servières de sortir.)
Des rochers. — Au fond, la mer.