épilogue
EUe continua de cioiiler doucement •
Sans devancer jaiôiais sa pente d^ui moment,
Et sans réçidre son eau plus tî^ouble ou plus àmerç '
Pour 'cgteS*qui regarde ou qui s'y désaltère ;
ta douleur qu'elle roule était tombée au fond ; ""''■
Je ne^spujiçonnais pas même un lit si ppièfond ;
Nul signe de fatigue oiî .d'une ame bMssée \
e ti^hissaiCe?! Im'lk m^ de la pensée ; j
Son front y quoique unftpmi grave, était toujours Serein
On n^ pjMivait rêver la trace d'un chag^n
Qu'au pli^ue la douleur laissiî dans le laurire, .
4 la compassion plus tendre qu'il respire,
Au timbre de sa' voix ferme dans sa langueuc^
Qui répondait svjUste aui^élwes du coanr :
Il se fit dé le vfe jH^ pla» sMe idée ,
Sa donlecur.^'uB^ifl fMiit ne l^avait pas yfdëe ;
Mais adorant de Dieu le sévè^ dessein ^,,
II sut la porfj^r pleine et pufi dan^ son sein>
Et ne 4^ hâtMt ^% éé4aVépaMlre t#ute ^
Sa résignation l%|;anc]ia^utte à^goutte.
a4o épilogue" .:%.\.
Selon la circonstance et le besoin ^^jifiip^^ Pour tout vivifier sur terre. ^u(<[|iiird
S'il poursuivit ainsi son chemin jusqu'au terme, C'est qu'en ses saintes mains le bâton était ferme , C'est que sa. ttodrejfoi, qui n!^tait plus qu'espoir, Dorait le but d'avai^ce et le lui faisait voir^ .^: ' L'heure dont on est sûr de tant de confiaRC^'* S'attend sans amertume et sans impatience; Dapis des chemins connus on marche 4 petit pas; Et quand on sait )e terme ^ on est moins vite 1;^.
/ Et puis les demi«cœurs et les faij^l^s tiatuarts Meurent da {M'emier coup ^d^ ifioilti^resJ>lêssures;
Mais ies amos que Pieu fit d'un aciai* plus fort, De l'airdeur dti combat 'vivent jus«[ù'à^ la ^ort; De leur sein déchiré leur>san| ta vain ruisselle, Plus il en a coulé , pkis il s'elj, renouvelle ,
ÉPILOKJÛE, 24 r
Et souvent leiii* blessure est ia source de pleurs. D'où le baume 'et l'enc^s disrawnftmîéux quîailleurs!
J*ai trouvé qlielqueftiis , parmi les pius bf^au^ arbres De ces morvtsioù leboîsi^^ duriconMae Ie^îril»rb]res , De grands chênes blessés, itiàis où leS^ bû^ef cms Vaincus , avaient laiâsé leuHîacihé dans les troncs , Le chêne dans son» nœiid la retenant dewce ;
Et recouvraïît le fer dè*kefïr,boilrtw d'èçôrce^
* I Grandissait ; éfevant Vers^fe rfel , dans son cœur,
L'insti'ument dé sa mort , dofttil ^Vait'Vtîiinqueur !
fl C'est ainsi que ée juste élevai* dans son amè,
« Comme une haché au cœurj ce souvenir de feftimeî
Lorsqu après Cette fin que je n'avais pu voir,
, J'eus accompli pldur IiA îè ftinèfclre déVoif, De tout ce qu'il laissent me faisant Ma famille , Je voulus emmener Mafthe , la pauvre flîle !
Elle me répondit, en nie montrant dti dôîgt
L'arbuste enraciné dans les fehteS du loit :