‹ Jocelyn: Épisode. Journal trouvé chez un curé de village (volume 2)Chapitre 25 sur 30 · CHUTE DU REICHENBACH · texte numérisé non relu

CHUTE DU REICHENBACH

Le l^twr trouvera wec f^aisii' ici la beUb des^ cnption de cette cascade,

<c Le Reichenbach a sa source ^u pied du Wetter«

horn 9 et roule en nombreuses cataractes, le long

des côtés escarpés du mont Sheîdec jusqu'à ce qu il suisse avec FÂar auprès de fifeynngeu.

c La chute du-Reichenbach peut être divisée en trois- parties principales.

« La première y qui est la seule que visitait ordinairement les Voyageurs , se précipite d'un rocher et tombe perpendiculairement en bruine et en écume, d'une élévatkm de deux cents pieds au moins y dans un bassin creusé par la nature , d*où

l'eau s'élance et va se perdre dans Tabime au-des-

• Il

sous. Leroclm* est concave^ formant voûté, entie'

rement nu, excepté à son sommet qui est couvert

d'arbrisseaux;, et le juarbre noir dont sa masse est

composée , ol&e un dobfraste frappent aveolâ Uan-

cheur pure de l'écume qui juffît, et àbM partie ^

retombant en forme de pluie sur le roc, y produit

diffêrens petits courais ai*g^ntés qui vont se r^dre

dans le bassin.

tf La seconde cataracte est le résultat du débof -^ dément de l'eau du basnn ^ et on la voit à décou-' vert en prenant pour point un grand arbre qui est suspendu au-dessus du bord du précipice. En cette partie , le torrent forme une seconde colonne perpendiculaire à moitié obscurcie par les rocs saiUans parmi lesquels il tombe avec impétuosité.

« Le point de vue le plus favorable pour voir la troisième, cataracte est d^UK prairie dan^ le fond de la seconde. De là , tout le Kéichenbadi paraît ne faire qu'une chute d'eau , mais immense en volume; l'extrémité inférieure de la première cataracte et la partie supérieure de la deuxième étant cachées par les montagnes intermédiaires, ^kisoite , le torrent roule dans une éirettion presque hôr&otitale , et descend avec Violence en deux masses d'eau inégales y étant partagé en deux courans par une île de rochers magnifiquement parsemée d'arbres. Il va ensuite passer à travers de$ cimes brisées de marbre

^6 NOJ?£S DU TOM£ H.

neir, et des bote {dentés de hêtres , de frênes, montagnes et de sapins , et arrose des terrés fertiles couvertes de cabanes nombreuses.

« A 1^ vue des différentes parties de cette énorme chute d'eau y je fus aussi ému qu'Aristée, lorsque Cyrène sa mère hd montre les sources des prinàpales rivières sortant tout à coup du sein de la terre.

« Hmffue domam minais genitricis et hamida regUy SpdaMsqoe lacos daasos , luoosiiae sonantes , Ibat; etiogenti mota stopebotns aquanmi, Omnia rab magna labentia flumina terra Spectabat di^ersa lods , Phaaimqae , Lycomqae , Et capat QDdè altos primum se enimpit Enipeiis UhdèPaterfriberiniiSy et midè Aniena fltienta, Saxosomqneloiians Hypanis, Mysnsqae Girïlciis, Et gemina aaratu» taarino comoa voUa Bridanns , qno non aliqs per pingaia colta tn mare purpurtam Yiolentlor efiSoit amnis.

Géorgiques de Firgile, liv. IV'T^

(William Coxe, Voyage en Suisse y lett xs^*)

KOTE II, t>AGE AS.

Cet Épisode rappelle naturellement au lecteur ce portrait du 'curé de village ^ écrit en i83i par

agS NOTES DU TOME U.

M. Alphonse de Lamartine, et inséré dansldJoumal des connaissances uUles. Nos lecteurs retrouveront avec plaisir ces pages restées dans la mémoire de tous ceux qui les lurent alors.

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