II. s
i8 JOCELYN.
Le nombre iiwiffî<»SLnt déjà pour ses misères ;
L'herbe croît sur le seuil de lous mes preAytères;
Chaque jour de rannée une paroisse en dei»2 ,
OÙ renïatice est sans père et la mort sans cereueil y
Vient me redemander Fhomme de l'Évangile :
Je pourrais vous donner à choisir entre mille ;
Mais vous n'ignorez pas , mon enfant , que sur nous
Le monde, avec raison , veille d'un œil jaloux ,
Qu'il veut, pour toucher Dieu, les mains chastes des anges ;
Il a couru sur vous, mon fils , des bruits étranges ,
Je veux les ignorer; votre fiâfeïité ,
Si vous fûtes im jour faible , a tout racheté ,
Le repentir, semblable au charbon dlsaîe,
ïn consumant le cœur renouvelle la vie ,
Mais l'ombre du passé ne doit jamais ternir
Le ministre du ciel ; nui mortel souvenir,
ï)ans le prêtre de Dieu ne dmt r^ppeler l'homme ,
Du seul nom de pasteur il convient qu'on ïe nomme ;
Que soit nom d'ici-bas dans l'autre soit perdu ,
Qu'il paraisse du ciel k l^ptel desicend» ,
£t que Moignementy le mystère et la grâce ,^ De ses pas.dâRs la vie aient ^acé la trace.
Il est au dernier plan des Alpes habité Un village à nos|>as aocessU^le en été.
Et dont pendant huit mois la neige amoncelée Ferme tous les sentiers aux fils de la vallée , Là, cbufis quélq[ue6 chalets , sur des pentes épars , Quelques rares tribus de pauvres montagnards Dans des champs rétréci qu'ils disputent à l'aigle ^ Parmi Jes ishâtaîgmers sèment4'orge et (e seigle Dont le pâle scdeil de l'arrièr^saison Laisse à peine le temps d'achever la moisson. Le Dieu de l'indigent vous donne ce royaume : Son autel est de bois et n'a qu'un toit de chaume , Mais mieux que sur l'autel de luxe éblouissant
Aux mains jointes du peuple et du prêtre U descende Il se souvient encor que son humble hmiito , Avant f orgueil du temi^fi^i édaîra fai dimimière , Et ces anmdesidiaatpft^ jxNites dvk miéme f^in^ Il vous les cott]^erft là4iaut ; Mm f Mm fib*
17 SeptenAre 4797»
J'irai , j'atbidierai mon ame aux soHtudes , Técorcberai mes pieds dans des sentiers plus rudes. Bénissez*moi y Seigneur; qtte mon cœur consumé Par l'amour, et puni pQiït avoir trop aiûié ,
SIXIÈME ÉPOQUE. ai
Au foyer de Tautel s'éteigne et se rallume , Et d'un feu plus céleste en mon sein se consume , Mais pour aimer en vous j avec vous ^ pour vous , Tous , au lieu d'un seul être , et cet être dans tous !