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distinguent, par une architecture classique et solide, une tenue majestueuse et, en même temps, par un art très nouveau de la modulation et des développements. Bien qu'elles n'aient point été écrites dans le but de peindre tel ou tel sentiment dramatique déterminé, on pourrait les rapprocher des grandioses ouvertures de Beethoven, qui s'appellent Fidelio et Coriolan,
L^es Danses hongroises ont fait émerger, au début, le nom de Brahms. Que de personnes qui font profession de connaître les compositions du maître, n'ont jamais entendu ou joué que ces fameuses Danses hongroises , et ne peuvent avoir aucune idée de l'originalité et de la grandeur de son œuvre ! Ce fut pour lui utie récréation, de transcrire d'abord pour le piano ces thèmes nationaux émanant de divers compositeurs hongrois, pour lesquels il s'était fortement épris, dès son arrivée à Vienne. La transcription, par Brahms, de ces mélodies pour le clavier est fort intéressante, tant au point de vue de la couleur exotique que des rythmes étincelants. Mais, n'étant point création personnelle, l'ouvrage ne porte pas de numéro d'oeuvre. Elles eurent un si vif succès, que le maître arrangea les pre- .snières pour orchestre ; c'est à ce titre qu'elles figurent dcns le catalogue des œuvres symphoniques.