Voir note 4 de la page précédente
9, Goorge Lyly, Ælogia (dans Paulus Jovius, Descriptio Britanniae).
8 Voir testament de William Lyly (App. À, ii) et la généalogie (Zbid., i).
ï, Appendice A, 1 et iii.
. Expressions de Colet dans une lettre à Wolsey par laquelle il recommanduit Righiwiso au Cardinal (V, Ellis, Original Letters, 8rd Ser., I, 190). John Rightwiso éôtait n6 à Sail, dans le Norfolk: il fut élevé à Eton, puis à King's Colloge (Cooper, Athenæ Cantabrigienses, 1, 46). Il revit et augmenta la grammaire de son beau-pôre, Une édition de cette grammaire corrigée parut à Anvers, on 159, sous le titre suivant : Gulielmi Litii Granimatici et Poëelae eximit, Paulinae Scholae olim moderatoris, de Generibus nominum ac verborum Practeritis et Supinis Requiae Pueris apprime utiles. Opus recognitum et adauctum eum nominum ac verborum interpretamentis, per Joannem Rilhiwisum Scholae Paulinae Praëeceptorem. Antwerpiae apud Michaëelem Itillenium, Anno 195, Uno nouvelle édition parut à Londres en 1533, 12mo (CF, Cole mss,, Xi, 153), IT composa en l'honneur de William Lyly le quatrain suivant, réimprimé à la suite du Carmen de Moribus :
Vivoro porpotuis si possunt nomina chartis, Ao cinori quemaquam est fas superosse suo ;
Crode tune hoe, Lili, dootrinne munere olaro, Dignus os aotornn posteritate frui.
D'après Gardinor (Reg. of St Paul's Schoat, 20), il fut renvoyé le 10 novombre 1531 de l'école qu'il dirigoait pour négligence dans l’accomplissement de ses dovoirs, 11 mourut on 1589 (Cole mss., xXiii, f. 154).
directeur de l’école de Saint-Paul, en 1522, Un respectable érudit à insinué que Dyonisia avait peut-être écrit la tra gédie latine de Dido 1, attribuée à son mari et représentée par lui et ses élèves devant le cardinal Wolsey ?, Comme celle hypothèse repose sur l'interprétation douteuse d'une phrase amphibologique, nous pouvons, en l'absence d'autres preuves, disculper la fille de Lyly d'une imputa tion peu flatteuse pour la mémoire du mari, Il ne scrail pourtant pas impossible qu'elle eût tenu de son père un cerlain goût pour les austères douceurs de l'érudition, une sorte de cœur grammatical. En tous cas, la profession de pédagogue semble avoir eu pour elle un attrait irrésistible, car, après la mort de son premier mari, elle épousa James Jacob, un autre maître de l'école de Saint-Paul. Elle eut de ce dernier plusieurs enfants auxquels elle donna les noms significatifs el savoureusement pédantesques de Poly dore, Barbara et Scholastica 4. Assurément, Dyonisia fut un des bas-bleus de l’époque !
1 COLEOMSS AU, L 455
2. I1 ne faut pas confondre, ainsi qu'on Je fait quelquefois, celle tragédie de Dido avec l’interlude latin sur Luther qui fut représenté à la cour, en 1527, devant les ambassadeurs français (Cf. Collier, Hist, of Endglish Dram., Poetry, I, 106; Froude, Hist. of England, 1, 70-73; Notes & Queries, And Ser, IT, 24, 8), Dans les comptes des Revels pour le 10 novembre, 19 Henry VIII, je releve la mention suivante : « Mr Ryghtwos, master of Saint Paul's School, 48k4 Lo be allowed for doublets, hose and shoes for the children who were poor men'# sons, and for fire in times of learning the play, 45 8, 6 d, », Ce passage à trail à l'interlude de Luther (Brewer, Dom. Papers. Henry VIII, vol, 4, Pt, 9, p. 1606).
3. Wood, Athenæ Oxonienses, I, 35. On ne sait rien à son sujet; il devait pourtant avoir une certaine réputation, car Machyn, dans son Diary, men tionne la date de sa mort : « (1560) the xvjth day of January was bered at Sant Austins Jakobe the husser of Powlles Skolle : at vs berehynxg were à xx clarkes syngyng ym to the chyrche and was a sermon » (Cité par Gardiner, Reg. St Paul’s School, p. 21).
4. Wood (Athenæ Oxonienses, I, 95) ne mentionne que Polydore, Les noms des autres enfants m'ont été fournis par le testament de George Lyly. Cf le testament de Jacob (App. À, iv), où sont donnés les noms de deux autres fil, George et Richard. Polydore était probablement mort, puisqu'il ne figure pa sur le testament.
George, l'aîné des fils, se comparait volontiers à son père, qu'il s'était donné comme modèle? ; et, très fier de la réputation du Grammairien, il aspirait comme lui à la « louange et manne céleste de bonne doctrine ». Il fut, comme William, élevé à Magdalen : c'est ainsi que s'établissait la tradition d'envoyer l'aîné de la famille à ce collège. Mais, on ne sait pour quelle raison, il quitta l'Université sans prendre ses grades et il partit pour l'Italie. À Rome, il fit la connaissance de Reginald Pole, qui poursuivait sa campagne sournoise contre Henri VIII ; de ce jour, sa fortune se trouva liée à celle du futur cardinal, qu'il suivit dans ses déplacements à travers l'Italie, séjournant avec lui à Padoue et à Veniseë. Ce ne fut pas la période la plus heureuse de sa vie. Dans plusieurs lettres écrites à son ami Starkey, bien qu'il se garde de murmurer contre son protecteur, 1l laisse entrevoir que son existence ne lui apparaît pas telle qu'il l'eût voulue. Il brûlait d’enthousiasme pour l'étude, et ses fonctions de secrétaire n'étaient pas une sinécure chez un homme qui, par ses écrits et ses intrigues, cherchait à enrayer les desseins politiques du plus remuant des monarques. En outre, le brillant prélat se mêlait infatigablement à la société italienne ; c'étaient autant de distractions qui dérobaient à Lyly, assoiffé d’apprendre, bien des heures précieuses. Puis vinrent les années de troubles et de périls. Pole fut mis au ban du royaume; ses parents et ses amis furent persécutés; sa vie
1. Pour la vie de George, Wood a été encore ma principale autorité. Lorsque je ne donne pas de référence, c’est que les renseignements sont empruntés aux Athenæ Oxonienses.
2. Voir lettre de George Lyly à Starkey (Cotton mss., Nero, B. vi, f. 152).
3. Les Cotton mss., outre la lettre déjà citée, contiennent plusieurs autres lettres de lui, datées de Padoue ou de Venise (Nero, B. vi, 157, 158, 160). Il en existe une autre dans les Harleian mss. 6989, f. 26. Par inadvertance, l’auteur de l’article sur William Lyly, dans Ll’Encyclopædia Britannica, a attribué ces lettres au Grammairien.
même fut en danger !. Son secrétaire, dépositaire des secrets de trahison, fut à n'en pas douter englobé ? dans la haine de Henry VIII contre lout ce qui approchait l'audacieux conspirateur, et, pour de longues années à venir, l'accès de l'Angleterre allait être interdit à George Lyly. Mais des jours meilleurs arrivèrent. Mary monta sur le trône et, avec son avènement, des espérances vertigineuses s’ouvraienli pour Pole el ses amis. George Lyly reçut, en effet, la récompense de sa méritoire fidélité à la cause de son maître. Ce fut d'abord la joie du retour, la marche enthousiaste par Gand, Bruges et Dunkerque, et l'entrée triomphale à Londres 4. Puis vinrent, pour faire oublier les amertumes de l'exil, les douces jouissances que peuvent procurer les grasses prébendes et les canonicats. Reginald Pole fut nommé archevêque de Cantorbéry le 25 mars 1556; le 22 novembre suivant, George Lyly reçut la prébende de Kentish Town, dépendant de l’église de Saint-Paul, et le 13 mars 1557/8, il fut nommé chanoine de Cantorbéry 5. Cette carrière ecclésiastique qui s’annonçait si brillante fut d’ailleurs courte ; George Lyly mourut en 1559, n'ayant survécu à son protecteur que de quelques mois6., Sa mort vint opportunément, car Elizabeth était montée sur le trône et l'Angleterre n'était plus favorable aux amis de celui que Parker — désormais l'homme du jour — appelait carnijex et flagellum Ecclesiae Anglicanae.