‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 14 sur 321 · Froude, Hist. of England, IV · texte numérisé non relu

Froude, Hist. of England, IV

2. La chose serait sûre si le George Lyly, dont les terres furent confisquées, puis données à Peter Lyly, était la même personne que le secrétaire de Pole (V. plus loin, p. 14 et note).

3. À un certain moment, on parla de Pole comme d’un mari possible pour la reine. Il espéra aussi être élu pape.

4. Voir dans Froude (Hist. of England, V, 441-446) la brillante et suggestive description du voyage, faite d’après le journal d’un Italien qui accompagnait le légat.

5. Dodd, Church History, vol. I, 522; Newcourt, Repertorium, I, 171; Le Neve, Fasti, I, 41.

6. Pole mourut le 17 novembre 1558; le testament de George Lyly fut enregistré le 26 juillet 1559.

George Lyly avait satisfait son ambition : il laissait derrière lui la réputation d'un homme fort érudit. Il avait écrit plusieurs ouvrages historiques, en latin, imprimés dans la Descriptio Britanniae de Paolo Giovio; Dodd et Bale lui ont attribué, le premier, un Catalogus, sive Series Ponlificum el Caesarum Romanorum, ainsi qu'une Vie de l'évêque Fisher, le second, un De Vila, Moribus, et Fine Thomae Cranmeri. C'est lui, enfin, qui aurait dressé la première carte exacte de l'Angleterre 1.

Aux côtés de toutes ces célébrités de la famille, Peter Lyly, le père de notre auteur, fait une bien modeste figure. Ce n’était pourtant pas un homme obscur, et il avait réussi, vers la fin de sa vie, à se tailler dans le monde ecclésiastique une place, sinon très honorifique, du moins assez honorable. C'est en 1544 que son nom est mentionné pour la première fois dans des documents officiels. A cette date, Henry VIII lui fit don de certaines terres dépendant de la Couronne et situées à Odiham, lieu de naissance, on s’en souvient, de William Lyly ?. Cette faveur est la preuve que Peter Lyly avait des influences à la Cour et peut-être aussi qu'il s'était déjà accommodé aux idées religieuses nouvelles que l'impérieux Tudor avait imposées à ses sujets. Quoi qu'il en soit, deux ans plus tard, il avait certainement embrassé le protestantisme, car le roi lui accorda par lettres patentes la première prébende vacante à l’église

Page 1