‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 141 sur 321 · Cf. Sapho & Phao, IV, iv, et Géorgiques, IV · texte numérisé non relu

Cf. Sapho & Phao, IV, iv, et Géorgiques, IV

C'est peut-être aussi à Virgile (Enéide, I, 498) qu'il àa emprunté le nom d'Eurota dans Gallathea.

Térence est cité en latin 1. Sir Tophas, bien qu'il soit apparenté au Sir T'hopas de Chaucer et à Thersites, est néanmoins un descendant direct du Pyrgopolinices de Plaute ?. Au Pseudolus est emprunté le nom de Calypho. Quant à l'intrigue de Mother Bombie, c'est une olla-podrida de toutes les situations ou de tous les incidents que l'on rencontre le plus fréquemment dans la comédie latine. Les quatre serviteurs sont des « esclaves » 3 et, par leur malice mise au service de fils désobéissants, ils font songer à l’espièglerie de pareils esclaves dans le Mercalor ou l’Epidicus, par exemple. Le cas de deux amants qui sont frères sans le savoir“ se retrouve dans l'Epidicus et le Curculio. Le stratagème imaginé par les serviteurs rappelle certaines situations dans l'Eunuchus, la Casina et les Captivi (où l'on trompe des vieillards à l’aide d’un déguisement). Le motif des enfants perdus, puis retrouvés, grâce à quelque signe révélateur 5, est un procédé continuellement employé par les comiques latins pour amener le dénouement. Et les serviteurs, à la fin de Mother Bombie, sont pardonnés par des maîtres débonnaires, comme leurs camarades du Pseudolus, de l'Epidicus et du Stichus 5. Si l'on ajoute que

1. Voir Cammpaspe, I, ii, 73; III, iii, 39. Endimion, V, ii, 48 (l'expression se trouve aussi dans Plaute, Miles Gloriosus, III, i, 131); III, iii, 156. Mother Bombie, II, i, 12; II, iv, 2.

2. Je crois, en effet, avec Bond (Lyly, Works, III, 503), que Lyly a songé au personnage chaucérien; le nom qu'il a adopté le prouve. D'un autre côté, lorsque Sir Tophas parle d’aller combattre le « monstre Ovis », on ne peut s'empêcher de rapprocher la scène où Thersites livre bataille à un escargot (Thersites). Mais le héros lylien et Pyrgopolinices ont un air de ressemblance frappant.

3. Leurs maîtres parlent de leur rendre la liberté, s’ils réussissent dans leur dessein (Acte I, scène i, 70).

4. Accius et Silena, les deux enfants idiots, que les pères intéressés essaient de marier.

5. Des grains de beauté servent à faire reconnaître le fils de Memphio et la fille de Stellio.

6. Le plus grand nombre de ces rapprochements a été déjà fait par M. W. Wallace dans son excellente introduction à l'édition du Birthe of Hercules. Il résume son étude des ressemblances entre Lyly et Plaute comme suit :

dans les pièces, ainsi que dans l’Euphues, le style est tout incrusté de pensées, d'allusions, d’anecdotes, de mots, empruntés à Homèret, Plutarque?, Esope#, Aristote #, Sénèque 5, Valère-Maximef, Virgile”, Ovides, Cicéron®. Horace 1, Juvénal #1, Martial, etc., etc., il ne sera pas exagéré de dire que tous les sujets et une honne moitié de là pensée qui a servi à étoffer ces sujets, sont d'inspiration antique #8,

Pourtant, si l’on en croyait certains critiques, ce ne serait pas seulement dans l'antiquité classique qu'il faudrait rechercher les sources du théâtre de Lyly. La littérature

« In a word, almost every important situation of the whole play, except those which deal with the old woman who gives the comedy its name, may be paralleled in the work of Plautus » (Introduction, p. 76). « The typical situations of Latin comedy have been brought together in such à manner that it would not be difficult to imagine the play as à transcript of some lost comedy of Plautus » (1bid., p. 75).

1. Gallathea, III, iv, 24-25; Loves Metamorphosis, IV, i, 109; Woman in the Moone, I, i, 108.

2. Campaspe, III, iv, 18-20 et 76; IV, i, 43 et 55; V, iv, 53; Sapho and Phao, IL, i, 135-136; II, iv, 110; III, iii, 88; Endimion, V, iii, 110; Midas, III, i, 12-14; V, iii, 18, Mother Bomnbie, I, iii, 123; II, i, 140.

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