‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 161 sur 321 · Voir Campaspe, acte IV, scène i · texte numérisé non relu

Voir Campaspe, acte IV, scène i

8. Mother Bombie, II, i. Cf. II, v, 18-22 : « Memphio. Well! the world is wanton since I knew it first; our boyes put as much nowe in their bellies in an houre, as would cloath theyr whole bodies in a yeere : wee haue paide for their tipling eight shillinges, and as I haue hearde, it was as much as bought Rufus, sometime king of this land, a paire of hose ».

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génie qu'ils liennent sans doute des esclaves de la comédie latine dont ils descendent, nous l'avons vu, — ils sont toujours à l'affût d’une plaisanterie à faire ou d’un mauvais tour à jouer. Et comme leur malice s'exerce le plus souvent contre leurs propres maîtres, ils sont dans un perpétuel danger de recevoir la bastonnade. Mais cela n’altère en rien leur bonne humeur ni leur insouciance!; car, menteurs effrontés, ils ont une excuse toute prête pour le moment où l'on découvrira leurs méfaits, et ils savent, qu'à défaut de raisons, leur insolence et leur esprit suffront à détourner le châtiment ?. Par quelques-uns de ces traits de caractère, ils font assez souvent songer à ces types d’apprentis élizabethains que le théâtre post-lylien a dessinés avec prédilection, et dont ils sont comme un premier état.

Très proches parents de ces joyeux drilles sont les pages de Cours. Ces petits personnages sont un étrange composé d'enfantillage et de précocité. De l'enfance où ils sont encore engagés, ils ont le défaut le plus séduisant : l’espièglerie. Ils gambadent folâtres et malicieux, toujours en quête de quelque nigaud dont ils pourront tirer amusement #, ou de quelque fille d'honneur susceptible, qu'ils poursuivront de leurs agaceries5, à moins qu'ils ne se liguent momentanément avec elle pour perpétrer un mauvais tour6. Dans les préparatifs et l'exécution de leurs

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