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10. « The tree Salurus, whose roote is fastned vpon knotted steele, & in whose top bud leaues of pure gold » (Sapho and PRao, I, ii, 39).
11. « The Syrian mudde, which being made white chalk by the sunne, neuer ceaseth rolling, til it lie in the shadow » (Sapho and Phao, II, i, 46).
poison « antidotum », si violent que lorsqu'on l’écrase sur la main, il finit par percer le cœur!
L'abus de l’antithèse, avec ce qu'il donne de relief aigu à la pensée et l'abus des comparaisons avec l'effet de surcharge excessive qui en résulte, sont assurément les deux traits les plus frappants du style de Lyly. L'ordre selon lequel sont distribuées les idées n'est pas moins caractéristique. Un paragraphe lylien n'est jamais constitué par un développement logique où les idées, s'enchaînant de transition en transition, suivent une progression constante. Il est au contraire formé par la simple juxtaposition des phrases qui représentent les diverses faces ou les confirmations de la pensée à exprimer. Mais — et c'est par là que le paragraphe est organisé — cette juxtaposition est faite selon le mode parallélique ; c'est-à-dire que toutes les phrases se rapportant à une même idée sont coulées dans un moule identique. Une phrase antithétique est suivie d'une ou de plusieurs phrases antithétiques ; une comparaison entraîne à sa suite une série de comparaisons, elc. Prenons, comme exemple, le discours d'Eubulus à Euphues. Child, qui le premier a mis en évidence ce caractère essentiel de l’euphuisme, a montré que ce monologue se divise en six groupes d'idées, dans chacun desquels on peut retrouver l'application fort nette du principe du parallélisme?. Le premier groupe contient quatre paires de phrases balancées deux à deux 8 ; le second quatre anti-
1. « Stronge poyson Antidotum being but chafed in the hand, pearceth at the last the hart » (II, 52).