‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 42 sur 321 · Voir Clark, Reg. Univ. Oxford, II, pt. i · texte numérisé non relu

Voir Clark, Reg. Univ. Oxford, II, pt. i

4. Le mot est de Harvey (V. App. A. xxiii). Entendons que Lyly était un objet de dérision et de mépris pour les Oxoniens.

5. Dans la deuxième partie de l’Euphues, Lyly, décrivant les universités anglaises, fait dire à son héros : « I was my selfe in either of them, &like them both so well, that I meane not in the way of controuersie to preferre any » (Works, IT, 193). Dans cette phrase, on a vu une preuve que Lyly avait séjourné à Cambridge. Cela me paraît assez peu sûr, car, outre que l’auteur met ces paroles dans la bouche d’Euphues, la phrase est empruntée, presque textuellement, à Harrison (Description of England, Bk. II, 76), ce qui lui enlève beaucoup de sa valeur autobiographique.

EUPHUES AND HIS ENGLAND vi

suffisaient pour remplir les courtes formalités exigées du candidat 1.

Il est, d’ailleurs, assez improbable que Lyly eût consenti à enterrer son importance dans une ville où il était inconnu, alors que la capitale avait pour lui tant de séductions. Il y pouvait éprouver loutes les émotions du succès, aussi bien l'âpre joie de voir l'envie contracter le visage des jaloux, que la douce satisfaction de sentir son bonheur partagé par les amis ?. La société élégante ne demandait qu’à l'accueillir et à le fêter. On a beau être l’auteur d’un livre très grave, il est bien difficile, quand on est ambitieux, de résister aux avances d’un public qui détient la richesse, les honneurs et les faveurs. Et Lyly se laissait faire une douce violence cédant aux tentations du monde qu’il venait de satiriser si vigoureusement, il entra au service du plus brillant, du plus lettré, du plus léger aussi des seigneurs de la Cour d'Elizabeth; j'ai nommé le comte d'Oxford 3.

1. Voir Clark, Reg. Univer. Oxford, 345. Cf. Wood, History and Antiquities of Oxford, II, 185.

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