‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 99 sur 321 · The Minerall Conclusions (Circa février · texte numérisé non relu

The Minerall Conclusions (Circa février

The Supplication to the Parliament, par John Penry (Circa mars 1588/9).

Hay any Worke for Cooper (Circa mars 1588/9).

Pour les titres complets, voir, à la fin du volume, Bibliographie des auteurs cités, etc:

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décidèrent de répondre à Marprelate sur le ton léger et injurieux qu'il avait lui-même adopté dans ses pamphlets;: et comme leur dignité leur interdisait de prendre part en personne à cet assaut de bouffonneries, ils firent appel aux écrivains de profession 1. Les poètes et les dramatistes ne voyaient pas eux-mêmes sans appréhension cette victoire du puritanisme, leur ennemi de longue date, et ils avaient encore sur le cœur les menaces des Northbrooke, des Gosson et des Stubbes?. Leur bande joyeuse et exercée répondit avec enthousiasme à l’appel de l’épiscopat et entra dans la bataille avec une malice espiègle. Les poètes, prenant comme cri de guerre : « Puisque la raison, Martin, ne peut arrêter ta plume, voyons ce que va faire la rime® », donnèrent le branle avec À Whip for an Ape“ et Mar- Martine 5. Le théâtre suivit et exposa Marprelate au gros rire des foules sous la transparente allégorie d’un singe concupiscent essayant de violer Divinité6. Les prosateurs,

1. Strype, Life of Whäitgift, II, 387. Cf. The Protestatyon of Martin Marprelat : « Then among al the rimers and stage plaiers, which My Lil. of the cleargy had suborned against me I remember Mar-Martin, etc. » (Cité par Bond, Lyly. Works, I, 50, n. 6).

2. Voir Northbrooke (John): À Treatise wherein Dicing, Dauncing, Vaine plaies are reprooued (1579); Gosson (Stephen) : The Schoot of Abuse (1579); Stubbes (Philip) : The Anatomie of Abuses (1583), ouvrages qui contiennent tous des attaques contre le théâtre, les auteurs dramatiques et les acteurs.

3. Au début de À Whip for an Ape. Sig. À 2 r°. Les ennemis de Marprelate ne manquèrent pas de jouer sur le prénom de Marprelate (Martin), qui était généralement employé pour désigner un singe.

4. A Whip for an Ape : or Martin displaied (avril 1589). On a quelquefois attribué ce pamphlet à Lyly. C’est impossible. Rien dans le style ne ressemble aux caractères de l’euphuisme. Et, d’autre part, Percevall the Plaine, dans sa Dédicace, fait une différence entre les « Whip-Iohns » (allusion à l’auteur de À Whip for an Ape) et « the Cooke Ruffian, that drest à dish for Martins diet (allusion à Lyly et à son Pap-Hatchet) ». L'auteur de Plaine Percevall était probablement Richard Harvey.

5. Ce pamphlet est de mai-juin 1589 (J. D. Wilson, Cambr. Hist. of Lit. III, 540).

6. « Me thought Vetus Comaedia beganne to pricke him at London in the right vaine, when shee brought foorth Diuinitie wyth a scratcht face, holding of her hart as if she were sicke, because Martin would haue forced her, but myssing of his purpose, he left the print of his nayles vppon her cheekes, and poysoned her with a vomit which he ministred vnto her, to make her

en forces plus imposantes, donnèrent aux Puritains le coup de grâce dans plusieurs pamphlets alertes et spirituels A Counter-cuffe given to Martin Junior; Martins Months Minde; Pappe with an Hatchet, The Returne of the renowned Cavaliero Pasquill et An Almond jor a Parrat1. Cette fois les positions furent renversées; Marprelate traqué de toutes parts et sérieusement atteint par ces coups multiples réussit à peine à faire entendre une dernière Protestation?, vite étouffée sous les plaisanteries et sous les quolibets.

Bien qu'il eût dans son Anatomy of Wit donné des preuves qu'il savait disputer religion, Lyly ne figura pas au fort de la bataille théologique; mais il apparut au premier rang de ceux qui par leurs rires et leurs sarcasmes réussirent à couvrir la voix sonore de Marprelate. Sa situa-

cast vppe her dignities and promotions » (Returne of Pasquill. Works of Th. Nashe, I, 92). Cf. Almond, etc. : « He was attired like an Ape on ye stage » (Works of Th. Nashe, III, 354). « He was then wormed and launced, that he tooke verie grievouslie, to be made à Maygame upon the stage » (Martin's Months Minds, sig. E 3). « The Anotamie latelie taken of him, the blood and the humors that were taken from him, by launcing and worming him at London vpon the common Stage » (4 Counter-cuffe, etc. Works of Th. Nashe, I, 59). Ces pièces furent interdites (Returne of Pasquill. Works of Th. Nashe, 1, 100); maïs elles eurent beaucoup de succès (Theses Martinianae, Sig. D, ii).

1. À Counter-cuffe given to Martin Iunior : by the venturous, hardie, and renowned Pasquill of England, Cavaliero (août 1589), et The Returne of the renowned Cavaliero Pasquill of England, from the other side the Seas, and his meeting with Marforius at London upon the Royall Exchange sont peut-être de Nash. Martins Months Minde, That is A Certaine report, and true description of the Death and Funeralls, of otde Martin Marreprelate, the great makebate of England, and father of the Factious, a été attribué, sans raison, tantôt à Nash, tantôt à Lyly. Il ne contient rien de la vivacité habituelle à Lyly et rien non plus de la force irrésistible de Nash. Ce pamphlet a été écrit par un ferrailleur.

An Almond for a Parrat, or Cuthbert Curry knaves Almes, a été également attribué à Lyly; ce qui est impossible, car au folio 5, l’auteur de ce pamphlet adresse des éloges à Pap-Hatchet (Lyly). — Tous ces titres sont intraduisibles: ils n’ont de sens que par le comique qui jaillit de la rencontre de sonorités cliquetantes ou par l'humour qui se dégage de certaines expressions proverbiales. Voir, par exemple, un peu plus loin, l'explication du titre de Payppe with an Hatchet.

2. The Protestatyon of Martin Marprelat. Auparavant (en juillet 1589), il y avait eu Theses Martinianae, or Martin Ilunior, et The just censure and reproofe or Martin Senior.

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tion d'auteur à succès, sa réputation d'homme d'esprit le désignaient tout naturellement pour jouer un rôle important dans cette contre-attaque des réguliers de la littérature, et il semble bien, en effet, qu'on l'ait considéré de part et d'autre comme une sorte de chef, de qui venaient encouragements et conseils 1. Sa contribution effective à la satire anüi-martiniste fut considérable. Il est à peu près certain qu'il aida ou inspira les dramatistes qui traînèrent Marprelate à la scène ?, et les détails précis qu'il a fournis sur certaines comédies et sur une tragédie où figuraient Mardochée et Aman permettent de supposer qu'il était luimême l’auteur de ces pièces 3. Parmi les pamphlets en prose, cités plus haut, Pappe with an Hatchet doit lui être attribué sans hésitation 4, et dans ce pamphlet Lyly annonçait son intention de publier « une centaine de contes joyeux sur les Martinistes 5 » et un « Commentaire » sur la « Vie des saints » que préparait son ami Nash6.

Toutes ces productions de sa plume satirique sont aujourd'hui perdues, à l'exception de Pappe with an Hatchet7; et c'est d'après ce seul pamphlet que nous pouvons juger de

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