‹ John Lyly: Contribution à l'histoire de la Renaissance en AngleterreChapitre 100 sur 321 · xxxVI, D · texte numérisé non relu

xxxVI, D

3. Ibid., xxxvi, c. Ces pièces n’ayant pas été jouées, Lyly n'aurait pu donner des détails aussi précis s’il n’y avait pas contribué. |

4, Voir Appendice A, xxxvi, d, les nombreuses allusions où Harvey identifie Pap-Hatchet et Euphues, ce qui était nommer Lyly clairement. D'ailleurs, ainsi que le fait remarquer Harvey, le style trahit son auteur. Lyly ne démentit jamais les paroles de Harvey.

5. Appendice A, xxxvi, f. On a supposé que ces Merrie Tales étaient le même ouvrage que les Lives of the Saints de Pasquil. Les allusions que j'ai ‘ rapprochées en appendice montrent bien qu'il s’agit de deux pamphlets différents. Ce pamphlet n'avait pas encore paru quand fut publié Pierces Supererogation, c'est-à-dire en 1593 (Voir seconde allusion).

6. Appendice A, xxxvi, g. Je dis son ami Nash, car c’est à lui que l’on attribue généralement les pamphlets signés « Pasquil ». Les « Saints », dont il est ici question, étaient, naturellement, les Martinistes ou Puritains.

7. Pappe with an hatchet. Alias, À figge for my God sonne. Or cracke me this nut. Or a Countrie cuffe, that is, a sound boxe of the eare, for the idiot Martin to hold his peace, seeing the patch will take no warning. Written by

la part prise par Lyly dans cette controverse. Même réduite à ce mince in-quarto, elle demeure importante. On n’a pas fait assez de cas de la valeur polémique de cet opuscule. Au premier abord, il est vrai, on ne perçoit qu'un tourbillon vertigineux d'insultes, d’anecdotes scandaleuses, de comparaisons euphuistiques ou de jeux de mots ; et ce bouillonnement de verve bouffonne peut donner le change sur la véritable méthode de l’auteur. On est tenté de n'y voir avec Harvey que « méprisables sornettes, plaisanteries éventées et gauches.. une œuvre fantastique et niaise, sans rime ni raison, bizarrement brouillée et brochée, de façon si écervelée et de matière si fêlée que dans ce débordement de pamphlets frivoles et ridicules on en trouverait difficilement de plus vague et de plus absurde 1 ». Mais il y avait autre chose que saillies et boutades. « Je ne suis pas tout contes et tout énigmes, tout rimes et tout plaisanteries », disait l’auteur; « .. Si Martin brise l'os, il y trouvera de

one that dares call a dog, a dog, and made to preuent Martins dog daies. Imprinted by Iohn Anoke, and Iohn Astile, for the Bayliue of Withernam, cum priuilegio perennitatis, and are to bee sold at the signe of the crab tree cudgell in thwackcoate lane. A sentence. Martin hangs fit for my mowing. Pour la date de ce pamphlet (octobre 1589), voir Appendice B.

Voici le sens des différentes locutions qui entrent dans ce titre :

Pappe with an haichet, expression qui semble avoir été employée, par ironie, pour signifier : « un service rendu avec brutalité ou méchanceté ».

À fig, terme de mépris appliqué à tout objet sans valeur (Cf. « faire la figue à »).

Crack me this nut, cassez-moi cette noisette, c’est-à-dire faites effort pour comprendre le sens caché de ce pamphlet.

A Counirie Cuffe, eitc., rappelle le sens de la première locution.

Patch était synonyme de buffoon (Cf. Wilson, Art of Rhetorique : « As to call one Patche or Coulson, whom we see to doe a thing foolishly, because these twoo in their tyme were notable fooles »).

Dog daies, expression employée ici au figuré pour « rage ».

John Anoke et John Astile étaient des noms fictifs que l’on donnait parfois aux deux parties dans un procès (Voir New English Dictionary).

Withernam, terme de loi s'appliquant aux saisies faites en vertu du droit de représailles.

Les autres expressions : « one that dares call a dog, a dog », « signe of the crab-tree cudgell », « thwackcoate lane », « fit for my mowing », s'expliquent d’elles-mêmes.

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