CHAPITRE IV
Sa poésie originale
Nous avons traité dans les chapitres précédents la question de ses traductions en prose et en vers. Il nous reste maintenant à examiner son œuvre originale dans la poésie. Bien qu’elle ne soit pas énorme, son œuvre est néanmoins assez considérable surtout si l’on se souvient qu’il n’écrivit pas un seul vers pendant une longue période de 20 ans.
Différent de beaucoup de poètes, son œuvre se développe de sa jeunesse jusqu’à sa vieillesse. Son livre posthume The Way of the Winepress est d’une inspiration plus élevée, d’un fonds supérieur, d’une signification plus profonde, qu'aucun de ses volumes précédents. Il faut dire que Payne avait le sentiment de la valeur de ses essais poétiques et bien que quelques-uns de ses ouvrages eussent été mal reçus de la presse, il ne tarda pas à se résigner malgré tout à l’idée qu’il fallait en laisser juger la postérité. Dans Souls Venlures il chante :
« The ship of song of all the pack.
Whereon my hopes most high
I built, à freight of dreams brought back.
Which none to-day will buy
Of all my soul did thus outfit
And forth à faring sent
But resignation now with it Abides and sad content !.
Payne se fit imprimer pour la première fois lorsque Mr Anthony Trollope accepta pour le St Pauls Magazine les poèmes À Cily Apologue, Columbus, The Red Rose, Quia Mullum Amavit, et The Search after the founlain of Jouvence. Ces poésies parurent pendant les années 1867, 1868, 1869. D’autres poésies parurent dans The Temple Bar et St James Magazine. C’est dans ces poésies surtout, qu'on trouve le poète de Londres, de ce Londres qu’il aimait tant. Avant que son volume suivant {nlaglios ne parût, Payne avait fait la connaissance de Helen Snee, mais on n’a jamais su précisément où, ni comment.
Bien qu’il ait été écrit en 1868 et 1869, ce volume ne parut pas, par suite de l'ouverture des hostilités, en 1870. Un volume The Masque of Shadows dédié à son ami O’Shaughnessy parut en 1870. Ce volume consiste en ces poèmes The Masque of Shadows The Rime of Redemption, The Building of the Dream et The Romance of Sir Florts.
Dans ie Rime of Redemption l’auteur a atteint peut-être au meilleur de ses ballades, et, pourrait-on dire, à son apogée. Il admit, plus tard, que pour le thème de ce poème il a mis à contribution le Lenore de Bürger. Son volume de sonnets Inlaglios parut enfin en 1871. Sa virtuosité lyrique, la délicatesse de l’expression dans ces sonnets, furent reconnues tout de suite par Swinburne, Rossetti, Madox Brown, Banville et Matthew Arnold, et des critiques flatteuses parurent dans The Spectaior, Civilian, Pall Mall Gazette, Sunday Times, Athenaeum, Saturday Review, Westminster Review, et dans d’autres périodiques. Les observations du Spectalor sont lumineuses. « Il semble que le sonnet s'adapte au génie! de Mr Payne. Ses bornes étroites, la rigueur de la forme réfrènent quelque peu l'ouragan de sa verve. Cependant il demeure entièrement lui-même; ni ses fautes intrinsèques ni les beautés de sa poésie ne sont affectées par n'importe quelle différence de forme. Son style tout à fait poétique, d'une somptuosité absolue, tel que d’un artiste de mots, qui